HERM1UA (LA
[voy. Mehadia], sont connus sous le nom de Bains d' Hercule, el cette dénomination remonte à une époque très antérieure, comme le prouvent de nombreuses inscriptions encore existantes. Les anciens dédiaient les bains chauds à Hercule, le dieu de la force. D'après Athénée, toutes les eaux chaudes qui jaillissent de la terre et qui servent aux bains sont consacrées à Hercule. Suidas, Eustathius et d'autres écrivains de l'antiquité emploient l'expression Balnea herculea comme synonyme de bains chauds. On voit encore d'anciennes monnaies siciliennes avec l'effigie d'Hercule qui se baigne. Quelques-unes le représentent debout dans une baignoire, et exposant sa poitrine à un jet d'eau qui sort de la gueule d'un lion. On en a conclu que l'invention des douches lui appartenait.
heringsdorf (Prusse, Poméranie).
Bains de mer, sur la Baltique, à U kilomètres de Swinemiinde, très fréquentés.
6ii:iîLii\ (Hongrie, comitat d'Abauj-Torna). A 16 kilomètres de Kaschan. Sources se rencontrant à peu près à égale distance des villages de Herlein et de Rank.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 13° à 19° centigr.
Kitaibel n'a donné que l'analyse qualitative de celte source, auprès de laquelle l'attrait d'un beau site et d'une installation convenable amène beaucoup de visiteurs. Il est même assez d'usage de joindre cette cure à celle de Bartfeld [voy. ce mot].
HERMANNSBAD. Voy. MUSKAU.
hermida (La) (Espagne, province de Santander). Village près duquel coulent deux sources chaudes, dont l'une est plus particulièrement employée.
Chlorurée sodique. Tempér. , 62° centigr.
Eau : 26 livr. médicin. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Chlorure de sodium 83,50 = 0,353
Sulfate de chaux 12,50 = 0,052
— de maguésie 1 ,00 = 0,003
Carbonate de chaux 4,00 == 0,016
Acide silicique 1,00 = 0,003
Matière organique 0,50 = 0,001
(Moreno et Lletget.) Cette analyse a été exactement confirmée par M. Monserrat en 1847. La plupart des malades qui se rendent aux bains de la Hermida sont des rhumatisants ou des paralytiques. Il n'y a pas longtemps encore que la source était laissée à découvert, et souvent inondée par les débordements d'une rivière voisine. Depuis 18ùl, elle a été mieux capt.ee, et l'on a construit un établissement qui mériterait encore des améliorations.
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hijoiiom; (Grèce). Ville de l'Argolide, à l'extrémité de ia presqu'île.
Chlorurée sodique. Froide.
Acide carbonique 8CC
Carbonate de soude 0,20
Chlorure de sodium 0,50
— de calcium 0,15
— de magnésium 0,20
Sulfate de soude 0,40
— de chaux 0,10
Iodure de sodium traces
1,55 (Landerer, 1850.)
Celle source jaillit au milieu des ruines d'Hermione, situées près de la ville d'Hydra. Comme elle a son point d'émergence dans la cour d'un monastère, elle est considérée comme sacrée. On l'emploie surtout contre la gravelle et la dysurie. Elle est, du reste, peu connue.
M. F. Gciger a fait, en 1859, l'analyse chimique de l'eau minérale d'Hermione; mais les résultats qu'il a obtenus sont bien différents de ceux de M. Landerer. Ajoutons aussi que M. Geiger, n'ayant opéré qu'avec un litre d'eau minérale, n'a pu se livrer avec certitude au dosage de tous les principes élémentaires : tel est, par exemple, l'acide sulfurique, qu'il ne mentionne pas. Le travail de M. Landerer nous semble donc plus complet à tous égards.
iierpktisme. Cette expression répond a celle de diathèse herpétique. On peut dire qu'elle a pris son origine dans les observations de la thérapeutique thermale elle-même. Nous ne contestons pas pour cela que, bien avant M. Fonlan, qui le premier a qualifié ainsi le principe des affections cutanées (Rech. sur les eaux miner. , 1853), on ait jamais tenté de relier les lésions de la peau à leur origine. En signalant les effels des causes intérieures ou organiques, et en appelant l'attention sur la nécessité de rechercher avec soin les causes de ces maladies, Lorry rangeait déjà les virus variolique, morbilleux, etc. , dans leur éliologie {Tractât, de morbis cutan., 1777). M. Fontan admet un virus herpétique, et, suivant lui, l'herpétisme, qui en est la manifestation, tantôt reste à l'état de prédisposition latente, tantôt se porte à la peau sous les diverses formes des maladies cutanées, ou à l'intérieur, le plus souvent sur les muqueuses, où il produit diverses affections chroniques, fréquemment déduites d'un même principe. Nous ne suivrons pas cet auteur dans toutes les migrations qu'il attribue au virus en question, et dont quelques-unes sont hypothétiques. Le virus d'ailleurs, dans sa véritable acception, suppose une substance organique altérée, mais surtout appré-
HEKI'ÉTISME. 97
ciable ;i nos moyens d'investigation et matériellement transmissible; Mieux vaudrait donc voir dans l'herpétismé un vice constitutionnel , acquis ou héréditaire. C'est de la sorte que l'envisage M. Noël Gueneau de Mussy, dans les préliminaires de son Traité de l'angine glanduleuse, Î857. Nous reconnaîtrons avec lui que « la majorité des affections cuta- » nées apparaissent le plus souvent comme l'expression primitive, comme » la manifestation idiopathique d'un principe ou d'une disposition qui » préexistait dans l'organisme, aussi inexplicable que d'autres conditions » pathogéniques dont nous sommes conduit à admettre l'existence, sans » que nous puissions ni les saisir avec nos sens, ni leur assigner un siège » dans l'économie. » Ce qui s'entend du rhumatisme, de la scrofule, et surtout de la syphilis, est donc parfaitement applicable atix maladies de la peau. Bien plus, comme l'a fait remarquer Anglada {Trait, des eaux minérales, 1833), la cause herpétique peut prédominer dans l'économie sans aucune manifestation à la surface cutanée, et donner lieu à des phénomènes morbides très variés, mais dont la vraie nature et le traitement doivent être rigoureusement subordonnés à cette même cause. En vertu de ces préceptes, basés sur l'expérience, les médecins des eaux ont pu non-seulement donner une grande extension à leur médication, mais encore faire sortir de leur pratique des rapprochements fort intéressants. M. Font an, à Ludion, comprend dans l'herpétismé, outre les éruptions cutanées, des gastralgies, des névralgies, des catarrhes, la constipation, les hémorrhoïdes et les varices, autant d'affections qu'il a vues liées à des antécédents herpétiques ou à des dartres actuellement existantes. MM. P. Bouland et de Puisaye à Enghien, Noël G. de Mussy aux Eaux-Bonnes, ont démontré la relation qui unit l'angine glanduleuse à la diathèse herpétique. Dans sa remarquable thèse, M. Astrié mentionne que son père, à Ussat, traitait avantageusement les troubles nerveux, dépendant de quelque provenance héréditaire ou récente du vice dartreux, alors que, considérés en eux-mêmes, ces accidents eussent réclamé l'action calmante d'autres eaux. Cette liaison de certaines névralgies avec l'herpétismé avait frappé le professeur Chomel, et, dans ses leçons cliniques, il faisait remarquer qu'elles alternaient ou coïncidaient avec les dartres, et guérissaient par les sulfureux. M. Noël G. de Mussy, qui, à l'imitation de Pierre Frank, a beaucoup insisté sur l'existence de dartres internes, c'est-à-dire d'exanthèmes affectant le tégument intérieur de la même manière qu'elles se manifestent à la peau, n'est pas éloigné de croire à un véritable balancement possible entre plusieurs diathèses : le rhumatisme, par exemple, se combinerait souvent avec l'herpétismé, et l'expression sy Diplomatique de l'un ou l'autre de ces principes se trouverait modifiée ou influencée par cette alliance. D'autres rapports, tels
Oicr. des Eaux miner, — T. 11. 7