HIVER (TRAITEMENT Ù
C'est certainement cet ordre d'idées qui a présidé à l'installation de traitements d'hiver près des deux seules stations thermales qui aient encore été consacrées à cet usage, le Vernet et Amélie (Pyrénées -Orientales). Nous emprunterons à M. Rotureau quelques renseignements sur ces stations d'hiver, qui, comme on le sait, sont particulièrement recherchées pour le traitement des affections de l'appareil respiratoire :
a Les malades qui se rendent au Vernet, pour y passer la saison d'hiver, doivent suivre de préférence la route de Bordeaux, plutôt que celle de Lyon et Montpellier. Ils éviteront ainsi les vents, quelquefois impétueux, du golfe du Lion, et feront tout le voyage sur une ligne dont l'exposition est au midi. C'est au pied du mont Canigou que se trouve l'établissement thermal du Vernet, dans la vallée du Tet, connue dans la chaîne des Pyrénées par la fertilité et la douceur de son climat. Cette vallée est abritée, en effet, contre tous les vents, excepté ceux du nordest, par les montagnes élevées qui l'entourent. Elle est ouverte au nordest, et la route venant de Prades suit ses nombreux détours. En tournant la route de Villefranche aux bains du Vernet, l'intensité du vent se modère peu à peu, pour céder complètement lorsqu'on s'engage dans la vallée.
» L'établissement thermal du Vernet est à 620 mètres d'altitude. Le thermomètre s'y abaisse rarement à — 2° 1/2, et le laurier-rose, le cactus, l'aloès, le grenadier, l'oranger, y sont cultivés en pleine terre. L'hiver de 1858 a fait descendre la colonne thermométrique à — 2°; pendant le jour le plus chaud, elle s'est élevée à + 26°.
» Amélie est située à une bien moindre élévation que le Vernet : 276 mètres, dans la vallée du Vallespir, complètement abritée des vents du nord et du midi, ouverte seulement aux vents de l'est et de l'ouest. La température maxima y a été, en décembre 1855, de 13° à IV, minima de 0° à 5°; en janvier 1856 (dix heures du matin), maxima de 15° à 17°, minima de h" à 6°; en février, maxima de 18" à 20°, minima de 3° à 7°. Les oliviers, les cactus, les lauriers-roses, les citronniers, les orangers, sont cultivés en pleine terre. Malgré la beauté du climat, la température est quelquefois assez basse, principalement le matin et le soir, pour que les malades ne puissent que difficilement quitter leurs appartements.
» Dans ces deux stations, on a utilisé la température élevée des eaux pour chauffer l'établissement habité par les malades, au moyen de conduites où elles coulent incessamment. » (Des principales eaux min. de l'Europe, 1859.)
M. Rotureau recommande fort justement de ne pas se rendre dans ces stations d'hiver, et de ne point les quitter, à l'époque des grands froids,
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afin de ne pas s'exposer aux brusques changements de température. Nous ajouterons à cette observation la suivante, qui en est le corollaire : c'est qu'un semblable traitement ne doit être recherché qu'à la condition d'y consacrer la majeure partie de la mauvaise saison, et qu'il y aurait plus d'inconvénients que d'avantages à aller au Vernet ou à Amélie, pour quelques semaines seulement, ainsi que cela se pratique habituellement durant l'été.
HOCKLEY-SPA (Angleterre, comté d'Kssex).
Sulfatée magnésique. Tempér. ?
Une analyse de M. Philips assigne à cette source du sulfate de magnésie, 5Br,^81 pour 1 litre d'eau, indépendamment d'autres sels qu'elle renfermerait. Le docteur Glover met en doute ces résultats chimiques, et pense que la bonne situation de Hockley, non loin de la mer, a pu seule influer sur la santé des malades.
hof-gasteev (États autrichiens, duché de Salzbourg). Village à 6 kilom. de Gastein, ou "Wildbad-Gaslein. Les eaux de Gastein y sont amenées au moyen de conduites en bois, et employées pour le traitement thermal dans les maisons particulières. On assure que ces eaux ne subissent aucune altération pendant leur trajet. [Voy. Gastein.]
HOFGEiSifiAie (Allemagne, Électoratde Hesse-Cassel). Village, station du chemin de fer de Cassel à Paderborn.
Chlorurée sodique. Tempér., 16°centigr.
Chlorure de sodium 8,196 = 1,016
— de magnésium 0,132 == 0,016
— de potassium 0,178 = 0,022
Sulfate de soude 2,249 = 0,278
— de magnésie 2, 194 = 0,272
Carbonate de chaux 4,724 = 0,587
— de fer 0,300 = 0,037
Manganèse traces = traces
Phosphate basique d'alumine.. 0,011 = 0,001
Silice 0,414 = 0,051
Matière extractive traces = traces
Pouc. cub. Ccul. euh.
Gaz acide carbonique 16,620 = 831,0
Azote 0,389 — 19,4
Oxygène 0,046 = 2,3
(Wurzer, 1825.) Il y a deux sources, l'une employée à l'intérieur (Trinkquelle), l'autre destinée aux bains. Leur composition diffère peu. Nous donnons l'analyse de la première. L'établissement, d'après Osant), est bien situé et
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pourvu (les moyens d'administrer l'eau minérale sous toutes les formes L'application thérapeutique de ces eaux rentre dans la médication résolutive et reconstituante.
noiiENBEKG (Bavière, haute Franconie). Village près de Wunsiedel.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér.?
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de soude 0,45 = 0,0558
— de chaux 1,90 = 0,2556
— de maguésie 0,40 = 0,0049
— de fer 0,30 = 0,0037
Sulfate de soude 0,12 = 0,0014
Chlorure de potassium 0,20 = 0,0024
— de sodium 0,18 = 0,0022
Silice 0,35 = 0,0038
Matière extractive 0,10 = 0,0010
Pûuc. euh. Cent. eub.
Gaz acide carbonique 30,6 = 1530
(VoGKL.)
Cette eau est transportable (Osann).
HOHENSi adt (Bavière). Village, dans le voisinage de Passau.
Grains. Grain.
Carbonate de soude 0,60 = 0,079
Sulfate de soude 0,35 — 0,043
Chlorure de sodium 0,25 — 0,031
Bitume 0,10 = 0,012
Carbonate de chaux 1 ,25 = 0, 1 55
— de magnésie 0,12 = 0,014
— de fer traces = traces
Silice 0,30 = 0,037
Pûuc. culi. Cent. cub.
Gaz acide carbonique 1,2 = 60
Gaz hydrogène sulfuré 0,6 = 30
(Vogel.) On compte deux sources de même composition dans celte localité; mais c'est surtout à cause de boues minérales, employées avec succès dans les affections rhumatismales, que les malades s'y rendent. iiolbeck (Angleterre, comté d'York). Près de Leeds. Bicarbonatée sodique. Tempér. ?
Cette eau, analysée par M. West, ne paraît pas avoir été utilisée autrement que pour les usages culinaires.
holywuli, Voy. îMalvehn.
HOLZBA» (France, Bas-Rhin, banlieue de Westhausen).