HYSTÉRIE
de l'atmosphère. Il assure, pour l'avoir constaté, que la propriété sédative de ces bains provoque rapidement une salutaire révulsion périphérique, apaise l'élément névralgique, et restaure du môme coup les forces générales. La refocillation obtenue de la sorte, ainsi que l'influence hyposthénisante du froid, rentre d'ailleurs dans les effets de l'hydrothérapie proprement dite, et l'utilité des procédés empruntés à celte méthode a depuis longtemps frappé tous les observateurs. M. Briquet s'en loue beaucoup, mais en particulier contre la plupart des symptômes aigus de l'hystérie. Comme il le dit, c'est souvent le seul agent capable de briser le cercle vicieux dans lequel la maladie hystérique se trouve enfermée. Reste à déterminer les cas dans lesquels il est possible d'obtenir de la part de l'organisme une résistance suffisante aux puissants moyens modificateurs auxquels on le soumet. L'expérience seule peut l'enseigner.
On conçoit facilement que tous les adjuvants ordinaires de la médication, soit hydro -thermale, soit marine, air, climat, repos, distractions, diversité de sensations, éloignement de préoccupations, etc., contribuent à calmer un état morbide dans lequel les passions tristes et l'excès de sensibilité psychique se joignent trop souvent à l'altération de la constitution. Le médecin s'appuiera sur ces données pour le choix qu'il aura à faire parmi les stations d'eaux minérales ou de bains de mer.
(le que nous venons d'exposer à propos de l'hystérie considérée en général s'entend des accidents de cette maladie. Il n'est guère possible, au point de vue auquel nous nous sommes placés, de disjoindre le fait principal de ses dépendances. Ou ces manifestations, anesthésie, hyperesihésie, spasmes, contractures, sont en quelque sorte temporaires et se dissipent, tantôt d'elles-mêmes, tantôt par des moyens appropriés, et alors il est peu ordinaire de les trouver dans le ressort de la thérapeutique hydrologique; ou bien elles ont résisté avec une ténacité désespérante à tous les traitements, et elles se rattachent au tableau de l'affection hystérique, justiciable de nos moyens d'action. Nous en dirons autant du phénomène si fréquent chez les femmes en proie à l'hystéricisme, de la lésion de la contractilité des muscles volontaires, depuis le simple affaiblissement des membres jusqu'à la perte complète de la faculté de se mouvoir, sous la forme d'hémiplégie, de paraplégie, y compris l'aphonie. La paralysie hystérique est toujours trop intimement liée à la cachexie pour ne point participer aux données communes du traitement. Il sera toutefois nécessaire d'associer à la médication générale les ressources dont nous disposons pour agir plus immédiatement sur les parties paralysées. A cet égard, les douches et les affusions, diversifiées d'énergie, de température et de durée, peuvent rendre de réels services, et, dans quel-
Dict. des Eaux miner. — T. 11. iO
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ques circonstances, seconder l'emploi d'autres moyens, de l'électrisation
par exemple.
Quant aux considérations relatives aux fonctions menstruelles et aux maladies concomitantes de l'utérus, voyez Aménorrhée. Utérus (Maladies de l').
En général, le traitement de l'état hystérique est lent. Il demande la réunion de circonstances multiples. La guéiïson complète de celte névrose ne s'obtient pas plus sûrement aux eatix'ou à la mer que par d'autres méthodes, sinon lorsqu'elle est de date assez récente, qu'elle remonte à une cause accidentelle, et que cette cause n'existe plus.
ICHTHYOSE. L'ichthyose est reconnue aujourd'hui pour un état particulier de la peau, véritable difformité congénitale, et très souvent héréditaire. Le traitement par les eaux minérales, dont la spécialisation se prononce le plus formellement pour la cure des dermatoses, ne peut être que palliatif. Les bains bicarbonatés sodiques, sulfurés ou autres, font tomber les squames, et rendent la peau plus nette et plus douce; mais aussitôt qu'ils sont interrompus, les écailles reparaissent, et 1'épiderme reprend son aspect corné.
il. ia».i au (Turquie d'Asie, Bosnie). A trois quarts d'heure de Seravejo. — Deux sources à U0° cenligr. , l'une et l'autre contenant de l'hydrogène sulfuré et un peu d'acide carbonique, du chlorure de sodium, du sulfate de soude et une pelite proportion de carbonate de chaux (Boue).
ilkestox (Angleterre, comté de Derby).
Ferrugineuse sulfatée. Tempér.?
Cette eau n'a été analysée que sur des quantités trop peu considérables et loin du lieu d'émergence, sans que les conditions de puisement aient été observées avec soin; aussi les résultats chimiques de sa composition ont-ils beaucoup varié. On en use en bains et en boisson. Pas de renseignements médicaux.
IMMERSION. L'immersion est un mode du bain; elle consiste à plonger la totalité ou une partie du corps dans l'eau , durant quelques instants seulement, sauf à réitérer plusieurs fois, à de courts intervalles, la même manœuvre. Cette pratique peut trouver son opportunité dans le cours du traitement thermal; mais elle a surtout été recommandée a l'occasion des bains de mer. Les auteurs anglais, Floyer, Clarke. auxquels on doit d'excellents préceptes sur l'art d'administrer les bains
IMPUISSANCE. jiT
froids, ont insisté sur les avantages do l'immersion rapide et courte. L\ x périenec a démontré <|iie, surtout riiez les sujets jeunes, débiles et impressionnables, c'était le seul moyen d'obtenir une réaction salutaire; aussi les méthodes bydrotbérapiques se basent-elles souvent sur ces bons effets, mis eu harmonie avec les indications morbides. (Voy. Hydho-
IHtÏKAPIE.)
IMV1U (Prusse, principauté dé Hohenzollcrn-Sigmaringen . Villa-r, sur l'Kyach, à 1261 pieds au-dessus du niveau de la mer. Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 9° à 10" centigr.
Six sources, dont la principale est le Fùrstenquelle (source des Princes).
Eau : 16 onces. Eau : un lilre.
Grains. Gram.
Carbonate de fer 0,500 = 0,053
de magnésie 1",089 = 0,115
— de chaux 6,855 = 0,372
Chlorure de sodium 1,044 = 0,110
— de magnésium 0,326 = 0,034
Sulfate de magnésie 0,335 = 0,035
Matière organique 1,120 = 0,118
l'uuc. cub. Cent. cul).
Gaz acide carbonique 30,351 = 1517
(SlEGWART.)
Des cinq autres sources, qui se trouvent réunies dans une même enceinte, il en est quatre ferrugineuses, et une dernière ne contenant pas de principe ferrique, mais une grande proportion de gaz acide carbonique.
Le Fùrstenquelle, comme étant très gazeux et moins séléniteux que les autres sources, est à peu près exclusivement réservé pour l'usage interne, Lu général, on coupe ces eaux avec du lait ou du petit-lait. Il ne parait pas que les bains et les douches soient associés à la boisson, sinon comme moyens d'hydrothérapie proprement dite.
C'est surtout dans les catarrhes pulmonaires et dans le début de la phthisie tuberculeuse qu'on prescrit les eaux d'Imnau ; mais, à propos de celle dernière affection, M. Seegen croit que les propriétés congestives dues à la présence d'une quantité notable d'acide carbonique doivent être redoutées, pour peu qu'il y ait tendance aux liémoptysies. La chlorose, l'anémie et les états névropathiques qui les accompagnent rentrent dans les attributions de cette station, bien aménagée du reste el fréquentée.
IMPUISSANCE. Nous ne considérons ici I impuissance que chez