HYSTÉRIE
France; Spa, en Belgique; Bruckenau, Dribourg, Pyrmont, Scluvalbach, en Allemagne; Szliacs, en Hongrie. Les eaux sulfurées se présentent en même temps avec leurs propriétés reconstitutives; mais parmi elles il est urgent de choisir celles qu'on peut regarder comme douces, eu égard à leur composition et à leur degré de température native. Ce sont Saint- Sauveur, station presque exclusivement appropriée aux états dont nous parlons ; les Eaux-Chaudes, et ensuite certaines sources tempérées et faibles de Luchon, de Cauterets (le petit Saint -Sauveur), d'Ax. Si, au contraire, l'indication d'un traitement calmant prédomine, c'est aux eaux sulfatées calciques qu'on aura recours de préférence. Ussat, les eaux de Foulon et de Salut à Bagnères-de-Bigorre, Plombières, peuvent être signalées comme les véritables représentants de cette médication. Parmi les eaux bicarbonatées sodiques, en France, il n'est que Néris qui puisse formellement entrer en ligne avec celles d'Fmsel de Schlangenbad, dans le duché de Nassau, pour la cure de l'hystérie. Les succès annoncés, il est vrai, dans ces stations reposent plutôt sur une certaine notoriété que sur des observations de clinique rigoureuses; mais la minéralisation relativement inférieure des sources dont il s'agit explique comment elles sont applicables à des troubles purement fonctionnels, sans faire naître la crainte de réactions fluxionnaires ou autres. Quant aux eaux chlorurées sodiques, nous n'accorderions à celte classe qu'une place exceptionnelle et rare dans le traitement qui nous occupe. L'action qu'elles exercent sur le système utérin, dans le sens congestif et excitant, recommande la plus grande prudence pour leur emploi. Nous parlons, bien entendu, de celles qui sont considérées comme fortes. Il en est des eaux chlorurées faibles, comme des eaux bicarbonatées calciques, leur mode d'intervention semble difficile à déterminer; il n'offre pas du moins d'inconvénient sérieux, à la condition toutefois que les moyens d'administration, bains, douches, sudations, seront dispensés avec tous les ménagements que réclament la situation des malades et la gravité des accidents morbides."
A plus forte raison, redoublera-t-on de réserve et de précautions dans l'application comme dans la prescription du traitement marin par rapport à l'hystérie. M. Gaudet (Becherches sur les effets hygién. et thérapeutiques des bains de mer, \%hh) a cité d'heureux résultats de la pratique de la mer dans les variétés de l'hystérie, avec accès nerveux. Ce médecin trace les règles prudentes de ce traitement, en recommandant de débuter par quelques bains de mer tiède très courts, mitigés d'abord, puis puis, et en s'exprimanl sur l'obligation, dans la majorité des névropalhies, de fixer d'avance les conditions principales du bain de mer, celles surtout qui regardent la durée, ainsi que l'état