‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 76 sur 310 · NAPOLEON · texte numérisé non relu

NAPOLEON

268 LEISSIGEN.

Nous reproduisons encore un règlement administratif qui, bien que concernant particulièrement Vichy, s'applique, au moins comme principe, à toutes les exploitations qui pourraient avoir le même objet.

RÈGLEMENT ADMINISTRATIF DU 2 MARS 1857 CONCERNANT LES PRODUITS SALINS EXTRAITS DES EAUX MINÉRALES.

Considérant que l'administration doit teuir à ce que les exploitations d'eaux minérales se soumettent aux règles qui ont pour but d'assurer la sincérité et la bonne qualité des produits dos sources; que parmi ces produits, on doit compter les sels obtenus par \oie d'évaporatiou et destinés à remplacer, daus une certaine mesure, l'eau minérale naturelle, etc.

Art. 1. La compagnie concessionnaire de l'exploitation des sources d'eau minérale dépendant des thermes de Vichy sera tenue, à l'avenir, de soumettre à la surveillance du médecin-inspecteur de cet établissement ou de tout autre agent délégué par l'administration, ses procédés de fabrication des sels extraits des eaux minérales naturelles de Vichy.

Art. 2. Les flacons ou autres récipients contenant ces sels devront être marqués du cachet de l'administration publique et accompagnés d'un certificat d'origine, ainsi qu'il est prescrit par l'ordonnance sus-visée, pour les expéditions d'eaux minérales naturelles ou artificielles.

Les étiquettes, annonces ou prospectus devront être soumis au médecin-inspecteur, qui n'admettra comme dénomination, aucune allégation contraire aux résultats fournis par l'aualyse chimique et aux données certaines que la science possède sur les propriétés comparatives des eaux minérales naturelles ou artificielles.

LE gué -saint- brieuc (France, Côtes-du-Nord, arrond. de Saint- Brieuc). A 2 kilomètres de Saint-Brieuc.

Bains de mer.

LEISSIGEN (Suisse, canton de Berne). Bains près du village du même nom, dans le district d'Interlaken, à 12 kilomètres de Thoune.

Sulfurée calcique. Froide.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Graius. Grain.

Sulfate de chaux 0,370 = 0,045

— de soude 0,070 = 0,008

— de magnésie 0,307 = 0,038

Carbonate de chaux 1,680 = 0,208

— de magnésie 0,195 = 0,024

— de fer 0,009 = 0,001

Pouc. cul). Cent. cub.

Gaz acide carbonique 1,060 = 53

Gaz hydrogène sulfuré 0,324 = 16

Azote 0,352 = 1 7

(PAGliNSTECHER.)

Trois sources, peu différentes entre elles, jaillissent des couches de gypse de montagnes voisines. On en use en bains et en boisson. Etablissement autrefois fréquenté. On y suit la cure du petit-lait.

LEUCORRHÉE. 2G9

lès (Espagne, province de Lérida). Village à peu de distance de la frontière française et de Ludion, dans le val d'Aran. Sulfurée sodique. Tempér. , 19°, 5 à 32" centigr.

M. Fonlan, dans un tableau récapitulatif des sources des Pyrénées, signale à Lès des sources chaudes et des sources froides, dont il a déterminé seulement le degré de sulfuration. Ainsi les premières renfermeraient 0er,0089, et les secondes 0gr,0152 de sulfure de sodium par litre.

Ces eaux sont employées en boisson et en bains, elles alimentent un établissement bien installé ei très fréquenté par les habitants de la contrée.

lELCORRiiÉE. La leucorrhée, qu'on désigne encore sous le nom de catarrhe utérin, ne constitue presque jamais une affection simple, à l'état chronique, soit qu'elle ait débuté d'emblée sous cette forme, soit qu'elle succède à une inflammation aiguë de la muqueuse du vagin et du col de l'utérus. Tantôt elle se rattache à quelque diathèse, herpétique, lymphatique, scrofuleuse, syphilitique; tantôt elle est sous la dépendance d'une modification générale de l'économie, chlorose, anémie, névropathies. D'autres fois, elle se reliera aux périodes ou aux troubles des fonctions sexuelles. Enfin, on la trouve souvent symptomatique d'altérations organiques diverses. C'est donc au diagnostic préniable qu'il faut en référer pour l'application du traitement thermal ou marin aux femmes leucorrhéiques. Le choix de telle ou telle station se déduira des considérations principales auxquelles nous croyons pouvoir ramener la médecine hydrologique.

Toutefois, à un point de vue général, ce sont les eaux à minéralisation faible ou moyenne qui conviennent le mieux au traitement de la leucorrhée. Ainsi, parmi les sulfurées, on désignera de préférence Eaux-Chaudes, Saint-Sauveur, Ax, Molitg, La Preste. Les sulfatées nous offrent Plombières, Bains, Bagneres-de- Bigarre , Ussat, Pfeffers. La station de Néris se recommande également au nombre des bicarbonatées, et, dans la classe des eaux bicarbonatées sodiques, celles à'Ems empruntent une indication importante aux propriétés relativement sédatives qui leur sont attribuées. Ce n'est pas à dire que l'emploi des sources plus chargées en principes minéralisateurs soit contre- indiqué d'une manière formelle, et sans exception pour tous les cas de flueurs blanches. Il arrive au contraire assez souvent que des eaux réputées fortes, appliquées avec discernement, relèvent plus rapidement l'organisme que ne feraient d'autres, ont davantage prise sur la diathèse dominante, et tarissent l'écoulement anormal en dissipant les causes qui l'entretenaient. Ce point de pratique ne saurait donc rien avoir d'absolu, et se conformera aux dispositions individuelles. Le précepte essentiel à observer con-

270 LEUCORRHÉE.

siste en l'abstention de toute médication excitante et de tout moyen capable de provoquer des accidents congestifs ou phlegmasiques du côté de l'utérus et de ses annexes.

Ce que nous disons de l'appropriation des eaux minérales à la leucorrhée, s'entend également des procédés d'application. Les bains constituent le mode thérapeutique le plus usuel en pareil cas. Leur degré dé chaleur ne doit pas être trop élevé ; on les prescrit frais et tempérés. Leur durée est subordonnée aux circonstances. ! es douches vaginales, surtout empruntées aux eaux sulfureuses, peuvent favoriser la résolution de la pblegmasie, mais à la condition expresse de ne pas être administrées sous une trop forte pression et d'être surveillées avec soin dans le retentissement qu'elles produisent parfois sur la matrice. A leur défaut, on peut user avec avantage d'injections minéralisées. Quant aux douches révulsives, soit simples, soit écossaises, à des températures variables, portées, tantôt sur les extrémités inférieures et les épaules, tantôt sur tout le corps, et associées au massage, elles sont aussi utiles à l'occasion des leucorrhées que dans beaucoup d'affections utérines [voy. Utékus (maladies de 1') ].

Les eaux ferrugineuses se proposent d'elies-mêmes à litre de médication reconstituante. Celles de Bussang, Orezza, Pasèy, Spa, Schwalbach, Pyrmont, sont les plus recherchées pour l'usage interne. Et même parmi elles, comme à Pyrmont, par exemple, station à laquelle celle de Luxeuil, en France, ne le cède en rien, il en est où le bain et les douches sont heureusement combinés avec l'administration de l'eau en boisson. Bien entendu, à l'égard de ces eaux, il y a encore des réserves à garder, lesquelles rentrent dans les règles de l'emploi du fer en thérapeutique. C'est ainsi qu'as ec \L\L Trousseau et Pidouv nous conseillerons plutôt les eaux martiales à l'occasion du catarrhe utéro-vaginal, lié à l'état de chlorose, que dans les (lueurs blanches qu'éprouvent des femmes, fortement colorées et portant un cachet pléthorique.

L'élément fluxionnaire chez les leucorrhéiques est, au contraire, combattu avec succès par 1' hydrothérapie et aussi par le m arin (traitement) [voy. ces mots]. M. Gaudet assure que les bains de mer échouent rarement dans les variétés de la leucorrhée. On remarquera, en consultant les faits relatés par ce médecin, qu'il insiste, à bon droit du reste, sur les avantages des bains très courts, et sur toutes les précautions dont les malades ne doivent pas se départir sous peine de s'attirer une aggravation de leur état. 31 n'est pas rare, en effet, que des immersions prolongées, des affusions trop répétées, des douches iniempeslivement dirigées sur le bassin, réveillent des douleurs lombaires et abdominales, et augmentent l'écoulement leucorrhéique.

LEVKRN. 271

Enfin à la mer, comme aux eaux, ce sont les forces générales qui se restaurent en premier lieu ; fréquemment les (lueurs blanches se montrent, dès le début du traitement, plus abondantes que jamais, et ne se ralentissent ou ne perdeni de leur caractère morbide qu'en poursuivant la marche commencée. La guérison complète et définitive ne s'obtient qu'après deux et quelquefois plusieurs reprises de la cure thermale ou marine pendant des années consécutives.

uih Voy. Loëche.

LEL'STETTEN (Bavière).

Bicarbonatée calcique. Tempér. ?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de chaux 1,650 = 0,161

— de magnésie 0,1 50 = 0,013

— de soude 0,100 = 0,009

Chlorure de sodium 0,100 = 0,009

Acide silicique I tpaceg tpaeeg

Humus \

Simon y signale un établissement bien installé.

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