FRÉDÉRIC GUILLAUME SÉRAPH1NE SAINTE-ANNE
Carbonate de chaux 0,509 0,651
— de fer 0.239 0,116
Sulfate de chaux 0,509 0,465
— de magnésie 0,065 0,155
— de soude 0,271 0,279
Chlorure de calcium 0,081 0,093
— de magnésium. .. . 0,032 0,062
Iodures et bromures /
Sj|jce traces traces
Acide carbonique 210 300
Azote / t20
Air atmosphérique ( {40
Acide sulfhydrique 4 traces
Nous manquons de détails mit l'emploi et l'aménagement de ces eaux.
lie m: (la) (Fiance, Hautes-Alpes, arrond. de Briançon).
\' Annuaire des eaux de la France signale sur les montagnes de l'Alpe-Martin, à 1 927 mètres d'élévation, et au milieu des pâturages, une source sulfureuse, d'un faible débit, marquant 17" et contenant O'U-, 00823 d'acide sulfhydrique par litre.
i.H Hiv Le lichen est rangé aujourd'hui parmi les affections dartreuses, et, comme tel, sou traitement rentre dans les données générales [voy. Peau (maladies de la)]. Mais il s'accompagne parfois de troubles symptomatiques que provoque l'intensité des démangeaisons dont la peau devient le siège. Des insomnies répétées en sont la suite, et il en résulte de la gastralgie, un défaut de fonctions digestives, de l'amaigrissement et de l'affaiblissement. Il convient alors d'adresser les malades à des eaux relativement douces et dont les propriétés antidyspeptiques sont reconnues. Si Vichy peut être approprié à quelques cas particuliers, les eaux bicarbonatées sodiques d' Ems se recommandent beaucoup mieux. Nous en dirions autant des eaux, plus faibles dans le même ordre , de Schlangenbad. Parmi les sources sulfurées, celles de Saint-Sauveur ', de Molity, offrent des propriétés sédatives. Néanmoins, dans beaucoup des affections lichénoïdes, on doit recourir à l'action substitutive des eaux fortement sulfurées des Pyrénées. M. Aliberta cité de bons résultats obtenus à Ax. C'est en raison de leur influence astringente sur la surface cutanée que les eaux chlorurées sodiques, comme celles de Kreuznach, ont pu être proposées pour la cure du lichen, ainsi que l'a fait le docteur Wiesbaden. Mais nous croyons que les eaux à la
L1K11KNZLI.L. 273
fois chlorurées et sulfureuses ont l'avantage de s'adresser et à la lésion organique et à la diathèse : telles sont Aix-la-Chapelle et Uriage. Parmi les eaux très secondairement sulfureuses, il faut citer Baden et Saint-Gervais, en regard desquelles se placent Schinznach et Loèche, l'une et l'autre avec une minéralisation distincte, mais produisant des effets analogues, connus sous le nom de poussée. Une semble pas, contrairement à l'opinion de quelques médecins allemands, que les bains de mer agissent efficacement sur le lichen.
En général, celle affection est tenace et sujette à de fréquentes récidives, surtout dans les formes invétérées. Un traitement thermal prolongé et répété devient par cela même nécessaire.
LIDJA (Turquie d'Asie, Anatolie). Aux environs de Smyrne, dans une vallée étroite, vraisemblablement volcanique, plusieurs sources thermales (59° centigr.), dans lesquelles on ne signale que de faibles proportions desels de soude et de chaux. Les habitanfs du pays pratiquent dans le voisinage des trous qui se remplissent d'eau et y plongent leurs malades. Ces sources ont reçu de la tradition le nom de Bains d'Ayautemnon et paraissent avoir élé célèbres dans l'antiquité.
liebexsteix (Allemagne, duché de Saxe-Meiningen). Village au pied du Thùringerwald.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 10" centigr.
Eau : un litre.
Grain.
Sulfate de soude 0,22056
— de potasse 0,02757
— de chaux 0,02650
Chlorure de sodium. 0,27680
— de magnésium.. 0,12814
Carbonate de chaux 0,55196
— de magnésie 0,14161
— de fer 0,07761
Silice 0,00909
Phosphate d'alumine, arséniatede fer, azotate,
matière organique, acides humique et crénique traces
(Liebig, 1347.) Ces eaux sont employées, soit en boisson, associées à du petit-lait, soit par mélange pour bain avec l'eau chlorurée sodique de Salzungen, station voisine.
eiebexzeel (Allemagne, Wurtemberg). Ville du cercle de la forêt Noire, dans une vallée fermée, à peu de distance du chemin de fer de Stutlgard.
Chlorurée sodique. Tempér. de 22° à 25° centigr.
Dict. des Eaux minf.r. — T. II. 18
274 LiERWERDA.
Eau : 16 onces. Eau: un litre.
Chlorure de sodium, avec traces Grains. Gram.
de chlorure de magnésium. . . 5,14 = 0,637
Carbonate de soude 0,80 = 0,099
Sulfate de soude 0,61 = 0,075
Carbonate de chaux 0,82 = 0,101
Oxyde de fer 0,10 = 0,012
Silice 0,41 = 0,050
100 parties renferment : 7>88 = 0,974
Gaz acide carbonique 72,52
Azote 24 ,44
Oxygène 3,04
(SlGWART, 1833.)
L'installation de ces eaux faibles [voy. ce mot] est convenable. LIERGAKES (Espagne, prov. de Santander). A 18 kilomètres du chef-lieu, source également appelée Fuen-Santa. Sulfurée ealcique. Tempér. , 20" centigr.
.Eau : 35 livres de Cas tille. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Sulfate de chaux 378,50 = 1,114
— de soude 168,00 = ,0,494
Chlorure de sodium 172,00 = 0,506
— de magnésium 86,00 = 0,252
Carbonate de chaux 19,72 = 0,058
— de magnésie 22,28 = 0,065
Acide silicique 1,50 = 0,004
• Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz hydrogène sulfuré 24,80 = 43,2
(C. Gomez, 1848.)
Le Dr Sanchez deToca a trouvé au sulfhydromètre pour \jh de litre : Hydrogène sulfuré 0,524 cent. cub.
Ces eaux sont employées en boisson et en bains, depuis un temps immémorial. Il y a un établissement de peu d'importance.
LlEBUERD.i (États autrichiens, Bohême). Quatre sources, dont la
plus importante est le Stahlbrunnen.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
— de magnésie 2,29 = 0,329
— de chaux 0,55 = 0,079
— de fer 0,7 3 = 0,105
Sulfate de chaux 0,62 = 0,089
— de soude 0,40 = 0,057
Chlorure de sodium 0,04 = 0,005
Matière extractive 0,08 = 0,0i0
P.nic. ci'l). CeDt. cul).
Gaz acide carbonique 21 == 840
LiMPACH. 27S
M. Seegen, en rapportant celte analyse sans nom d'auteur, ne lui accorde pas une entière confiance. La station, bien aménagée et agréablement située, sert surtout à la cure du petit-lait.
LIGNITE. Voy. Humus.
i.h.oi iîio (Grèce, Argolide). Près de ce bourg, on retrouve des eaux minérales et thermales, dont la composition ne nous est pas indiquée, mais qui paraissent avoir été renommées clans l'antiquité à l'égal des sources les plus célèbres de l'Europe moderne. L'empereur Antonin avait bâti près d'elles des thermes et un hôpital pour recevoir les femmes en couche et les convalescents. Il en existe encore des vestiges, non loin de ceux d'un temple d'Esculape.
LIMMER (Hanovre, princip. de Calenberg).
Sulfurée. Tempér., 6° centigr.
Grains. Giam.
Chlorure de sodium 0,640 = 0,077
— de magnésium 0,020 = 0,002
— de calcium 0,280 = 0,034
Sulfate de soude 0,040 = 0,004
— de chaux 0,080 == 0,008
Carbonate de chaux 0,800 == 0,099
Alumine 0,120 = 0,014
Matière bitumineuse 0,060 = 0,007
Fmic. cul). Cent. cub.
Gaz acide carbonique 3,853 = 208,1
Gaz hydrogène sulfuré 4,480 = 24 1 ,9
(Westrumb.)
Ces eaux s'emploient dans les affections rhumatismales, les paralysies et les maladies de la peau.
limon. Voy. Boues minérales.
LIMPACH (Suisse, canton de Berne). Bains à peu de distance du village d'Outtigue, à 16 kilomètres de Berne. Altitude : 1710 pieds.
Bicarbonatée cateigue. Tempér., 13° centigr.
Eau : 50 onces. Eau : un litre.
— de soude avec un peu de fer. 0,38 = 0,006
Sulfate de chaux 0,50 = 0,008
Chlorure de sodium 0,50 = 0,008
Matière résineuse 0,12 = 8,001
Matière organique 0>-5 0,004
276 LIPETZK.
Ces eaux sont recommandées dans les états névropathiques. On les emploie en bains. Établissement convenablement installé.
LIN.tRES (Espagne, prov. de Ségovie).
Chlorurée sodique. Tempér. , 22° cenligr.
Source abondante, dont les eaux sont même utilisées pour les besoins d'un moulin. L'analyse qualitative seule en est connue et indique pour 1 litre d'eau : principes fixes, lgr,20, parmi lesquels le chlorure de sodium et les bicarbonates terreux prédominent. C'est surtout en boisson qu'on en use comme étant laxative.
iivs/i (Grèce, Péloponèse).
Chlorurée sodique. Tempér., 33° centigr.
Eau : 16 onces. Eau: un litre.
Grains. Gram.
Chlorure de sodium 9,58 = 1,015
— de magnésium 3,50 = 0,371
Sulfate de soude 1,65 === 0 , 174
— de soude 0,56 = 0,059
lodures et bromures traces = traces
Silice et sels de fer id. id.
Ponc. cub. Cenl. cul).
Gaz acide carbonique 1 54
Gaz hydrogène sulfuré 3 = 162
(Landerer.)
Ces eaux, où les malades trouvent une installation assez convenable, s'emploient dans les affections rhumatismales et arthritiques, et sont fréquentées. On les regarde comme sulfureuses, mais ce ne peut être que par quelque circonstance du sol lui-même.
Liox-SUR-MER (France, Calvados, arrond. de Caen).Bourgà 13 kilomètres de Caen. Chemin de fer de l'Ouest.
Bains de mer. Établissement particulier.
LIPARI (Italie, île de la mer Tyrrhénienne).
Cette île, hérissée de montagnes volcaniques et riche en productions ignées, renferme de nombreuses sources minéro-thermales, jadis usitées, et des étuves naturelles, d'une température de 53° à 5/r° centigr., qu'on trouve au pied du morde Son-Calogero. L'acide borique a été rencontré, dit-on, dans les eaux de quelques-uns de ces terrains vulcaniens. Pas d'installation ni d'appropriation médicale.
LIPETZK (Russie d'Europe, gouv. de Tambof). Près de celte ville, chef-lieu du district de son nom, sources minérales renommées, sans autre désignation.