L1PP1K
lippa (Étais autrichiens, Servie).
Eau : une livre. Eau : un litre
Grains. Gram.
Carbonate de chaux 5,5 1 96 = 0,684
— de magnésie 1,5843 = 0,196
— de soude 1,3762 = 0,170
Carbonate de fer avec traces
d'oxyde de manganèse ... . 0,6597 = 0,081
Sulfate de potasse 0,1436 = 0,017
Chlorure de potassium 0,0184 = 0,001
— de sodium 0,1766 = 0,021
Alumine 0,1205 = 0,014
Acide silicique 0,5798 = 0,071
Phosphates, matière organique traces = traces
• Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz acide carbonique 30 = 1,200
(Moritz Say, 1854.)
ijppik (États autrichiens, Esclavonie). Village à 2 milles et demi de Darnvar et un quart de Pakras. Quatre sources découvertes en 1839 et exploitées depuis celte époque.
Bicarbonatée sodique (iodurée). Tempér. de UQ° à 47° centigr.
Nous donnons l'analyse des deux principales sources.
BlSCHOFSQUELLE. KlEINBADQUELLE.
Gram. Gram.
Sulfate de soude 0,689 0,759
Chlorure de sodium 0,674 0,693
— de calcium 0.113 0,109
Iodure de calcium 0,044 0,029
Carbonate de soude 1,4S1 1,370
— de magnésie. 0,107 0,100
— de chaux 0,162 0,196
Phosphates de fer et d'alumiue. . 0,003 0,003
Acide silicique 0,119 0,127
Matière organique quant, indét. quant, indét.
Cent. cub. Cent. cul).
Gaz acide carbonique 363 385
(Wagner, 1839.) M. Seegen insiste sur la présence d'un iodure dans des conditions de ihermalilé aussi élevée. Il regarde cet exemple comme unique. D'après lui, les applications médicales des eaux de Lippik tireraient une grande valeur de l'association de leur degré de température aux éléments sodiques et iodiques. On les emploie comme résolutives dans la goutte à forme torpide, dans le rhumatisme goutteux, dans les engorgements hv-
278 UPPSPRINGE.
pertrophiques du foie, de la rate, dans ceux de l'utérus, et aussi dans
les cas de cachexie syphilitique et d'affections scrofuleuses.
Deux établissements de bains existent près des sources deLippik, mais leur installation n'est pas en rapport avec l'importance de ces eaux.
LIPPSPR1NGE (Prusse, Westphalie). Ville du cercle de Paderborn, sur la Lippe.
Bicarbonatée calcique. Teinpér. , 22° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Sulfate de chaux 4,25 = 0,510
— de magnésie 0,75 = 0,090
— de soude 4,90 = 0,588
Carbouate de chaux 5,25 — 0,630
— de soude 1,50 = 0,180-
— de magnésie 0,50 = 0,060
de fer 0,12 = 0,014
Chlorure de sodium 0,85 = 0,102
— de magnésium 0,75 = 0,090
lodures traces traces
Matière bitumineuse id. id.
Sur cent parties, on a trouvé les volumes de gaz qui suivent :
Azote 83,25
Acide carbonique 15,25
Oxygène 1 ,50
1,000 (Witting, 1855.)
On signale encore une eau sulfureuse froide qui jaillirait dans le voisinage de la précédente [Millon et Heizet, 18/i8).
La source qui fait la réputation de Lippspringe se nomme Arminimquelle. On l'emploie en bains, mais surtout en boisson et sous forme d'inhalation. Ce dernier mode a lieu par le dégagement de gaz que produit l'écoulement de deux fontaines et par son entrée dans une salle où se réunissent les malades pendant une demi-heure à une heure. Des appareils de ventilation assainissent l'enceinte d'aspiration. Les aménagements ne laissent rien à désirer.
Cette station revendique spécialement le traitement du catarrhe bronchique et de la phthisie pulmonaire au premier degré. De ce que les personnes atteintes de ces affections respiraient plus facilement, voyaient leur toux diminuer et leur expectoration s'améliorer sous l'influence des inhalations, on en a conclu que la prédominance de l'azote dans les principes gazeux de V ArminiusqueUe devait produire de bons effets. M. Horling observa même que les malades supportaient beaucoup plus facilement ces aspirations que les sujets sains. Mais, d'après les remarques très
LITHINE. 279
judicieuses de M. Lersch, ce n'est point à la présence du gaz azole qu'il faut rapporter les succès de Lippspringe, mais bien à la diminution de la proportion d'oxygène clans l'air respirable, et par suite à la somme moindre d'efforts que l'appareil respiratoire est obligé de fournir dans un temps déterminé. On comprend alors que les circonstances morbides puissent être modifiées par la répétition d'un acte devenu de plus en plus facile, et que les fonctions, recouvrant leur rliythme normal, la santé se raffermisse. D'ailleurs, les bains et l'usage interne de l'eau, associée au petit-lait, s'administrent concurremment avec les séances d'inhalation. On a signalé l'efficacité de ces moyens, particulièrement en présence de la diathèse scrofuleuse et pour des cas où il était besoin d'agir dans un sens résolutif.
L'installation thermale et les conditions hygiéniques de cette localité sont justement réputées.
LISBONNE (Portugal). Dans son ouvrage publié en 1810, Tavarès cite plusieurs sources sulfureuses dépendant de cette capitale, et dont la température varie de 2k" à 31° centigr. Nous trouvons dans la thèse inaugurale de M. le docteur Jordào (Paris, 1857), l'analyse suivante des eaux à' Arsenal da Marinha.
Chlorurée sodique (sulfureuse). Tempér., 20° centigr.
Eau : un litre.
Gram.
Chlorure de magnésium 3,281
Chlorure de sodium 15,428
Carbonate de chaux 0,571
Acide silicique 0,028
' Sulfate de chaux 0,485
— de magnésie 0,714
Cent. cul).
Gaz hydrogène sulfuré ; 28,5
Gaz acide carbonique 74,2
Azote 12,2
Ces eaux sont seulement employées en bains. M. Jordâo les signale comme ayant été prescrites avec avantage dans le traitement du diabète.
i.isi a Mi a (Russie d'Europe, gouvern. de Ivief).
Source minérale, dont la composition n'est pas indiquée. Station thermale très fréquentée.
lithine. La lithine, base alcaline qui, par ses propriétés physiques et chimiques, se place entre la soude et la chaux, a été isolée pour la première fois des eaux minérales par Berzelius.
Cet illustre savant, analysant les eaux de Ivarlsbad, obtint, par le phosphate d'ammoniaque et en faisant bouillir la solution, du phosphate de lithine, reconnaissable à tous ses caractères.
280 LITHINE.
Celle base a été reconnue depuis dans un grand nombre de sources minérales, tant françaises qu'étrangères, mais toujours en proportion très minime. Berzelius a indiqué qu'elle existait dans l'eau de Karlsbad dans la proportion d'une partie et demie pour 10 000 grammes d'eau. M. Liebig, de son côté, a pu doser la lithinedans l'eau des quatre sources d'Aix-la-Chapelle.
La litbine possède-t-elle dans le règne minéral, et partant dans les eaux minérales, une diffusion aussi grande que la soude, la potasse, la chaux et les autres bases terreuses? Telle est la question que jusqu'à ce jour les cbimistes n'ont pu résoudre. M. O. Henry paraît cependant poser en principe que toutes les eaux minérales issues des terrains granitiques renferment au moins des traces delilhine, élément qui, d'après M. Marchand, aurait pour origine les micas. Ces vues sont purement hypothétiques ; d'une autre part, la lithine n'a été trouvée jusqu'à présent dans les feldspaths et les micas que dans des cas exceptionnels.
Dans les analyses des eaux, la lithine est représentée à l'état de chlorure, de bicarbonate et même de silicate (Plombières). Pour la reconnaître, voici le moyen le plus sûr.
Trois, quatre ou cinq litres d'eau minérale, additionnée de carbonate de soude pur (un centième environ du poids primitif de l'eau), sont évaporés jusqu'à réduction du quart. Il se dépose une grande quantité de carbonate terreux, d'oxydes de fer et de manganèse, que l'on sépare du liquide à l'aide d'un filtre. La solution limpide est sursaturée d'acide chlorhydrique, puis évaporée jusqu'à siccité ; le résidu salin, constitué surtout par des chlorures et des sulfates alcalins, est réduit en poudre fine et placé dans un flacon avec de l'alcool absolu. Ce véhicule dissout le chlorure de lithium avec une petite quantité de chlorures de sodium et de potassium, et à l'occasion, d'iodure et de bromure de ces bases. On réitère une seconde fois le traitement des sels par l'alcool, afin d'enlever les dernières portions de chlorure de lithium. La solution alcoolique est exposée au bain-marie jusqu'à ce que l'alcool ait été volatilisé. Le dépôt qui en résulte est additionné d'eau distillée qui le dissout en totalité, de quelques gouttes d'une solution de soude caustique, d'ammoniaque en même proportion, et enfin de phosphate de soude. On laisse le mélange digérer à une douce chaleur pendant une journée ; on recueille le précipité et on le lave avec de l'eau contenant son volume d'ammoniaque, afin de dissoudre la petite quantité de sels de soude et de potasse interposés dans le dépôt. Comme matière insoluble, on obtient du phosphate de lithine tribasique, dont l'insolubilité est très grande, puisqu'une partie de ce sel exige 2539 parties d'eau froide et 3920 d'eau ammoniacale.
LOÈCHK 013 LOUËSCHË. 28t
(le procédé, indiqué par M. Mayer, donne des résultais qui ne laissent rien à désirer, mais seulement sous le rapport qualitatif. Si, au contraire, on voulait apprécier la proportion de lithinc contenue dans une eau minérale, le résultat serait moins satisfaisant en ce qu'on ne sait pas si l'alcool absolu a enlevé tout le chlorure de lithium mélangé avec les autres sels de soude et de potasse.
LLANDRINDOD- WELLS (Angleterre, comté de Radnor).
Sources froides, dont l'une est chlorurée sodique et trois autres ferrugineuses. L'analyse n'a pas été publiée.
LLO (France, Pyrénées-Orientales, arrond. de Prades), à un kilomètre du village de Llo.
Sulfurée sodique. Tempér., 27", 5 à 29°, 1.
Anglada signale dans celte localité plusieurs sources sulfureuses qu'il considère comme ayant toutes les mêmes propriétés physiques et chimiques. Parmi celles-ci il en distingue spécialement trois, dont l'une, qui porte surtout le nom de Llo, a un débit très abondant.
Toutes prennent naissance dans un sol granitique et abandonnent une grande quantité d'azote et une matière organique blanche analogue à la glairine.
Anglada a seulement indiqué quantitativement la richesse en principe sulfuré, en sulfate de chaux et en chlorure de calcium de l'eau de Llo, qu'il croit identique avec celle d'Escaldas, malgré la distance de 16 kilomètres de ces sources.
Les eaux minérales de Llo jouissent dans la localité d'une certaine réputation; on les emploie en boisson, quelquefois même en bain. Les habitants les utilisent en outre pour certains usages économiques, notamment pour le blanchissage du linge.
loch (Suisse, canton de Berne). Bains h 16 kilomètres de Berne, à proximité de Berthoud, sur la rive droite de l'Lmme. — Altitude : 1810 pieds.
Bicarbonatée calcique. Tempér., 12°centigr.
Ces eaux, exploitées depuis longtemps, sont peu minéralisées ; on y signale particulièrement du gaz acide carbonique libre. Leurs applications médicales sont restreintes.
lodosa (Espagne, prov. de Navarre). Ville à 66 kilomètres de Pampelune, près de laquelle on trouve une source ferrugineuse bicarbonatée froide, très connue et très employée dans cette contrée sous le nom de Fucnte de Cahier in.
loèche ou LOUESCHE (en allemand, LELK) (Suisse, canton du Valais). Village situé au confluent de la Dala avec le Rhône, dans une vallée entourée de hautes montagnes et de glaciers. — Altitude :
282 LOÈCHE OU LOUESCHE.
1M5 mètres. — A 36 kilomètres de Sion, sur la chaussée du Simplon. Service d'omnibus par une roule carrossable.
Sulfatée calcique. Tempér. , 31°, 37° et 51° centigr.
Eau : un litre.
Gram.
Sulfate de chaux 1 ,5200
— de magnésie 0,3084
— de soude 0,0502
— de potasse 0,0386
— ! de stroutiane 0,0048
Carbonate de fer 0,0103
— de magnésie 0,0096
Chlorure de potassium 0,0065
Silice 0,0360
Alumine, phosphate |
Azotate, sel d'ammoniaque )
Glairine quant, indét.
Cent. cub.
Gaz acide carbonique 2,3890
Oxygène 1 ,0545
Azote 11,5180
(P. Morin, 1844.) Celte analyse, la plus récente que nous possédions, concerne la source Saint- Laurent, la plus abondante de toutes. On en compte douze, de composition analogue, prenant, selon toute probabilité, leur origine au même réservoir, et dont le débit réuni a été évalué à environ 10 millions de litres en vingt-quatre heures. M. Morin admet comme expression très approximative de la vérité 6 millions de litres par vingt-quatre heures pour la source Saint-Laurent snulemenl. Cette source a une température de 51°, 25 centigr., et alimente à elle seule quatorze piscines dans les trois principaux établissements de bains, savoir : le Bain des messieurs, celui des gentilshommes, et le Bain zurichois, les deux premiers connus encore sous les noms de Bains vieux, Bain Werru. Le Bain des pauvres et celui de V hôtel des Alpes sont fournis par d'autres sources.
Les bains de Loèche se particularisent par leur installation plus ou moins confortable, selon l'établissement auquel on s'adresse, mais dirigée toujours vers un même but, celui du bain prolongé en commun. Ce sont, en général, dans un bâtiment vaste et convenablement éclairé, plusieurs carrés ou grandes piscines placées sur une même ligne, pouvant contenir chacune de vingt-cinq à trente personnes, et dont le fond et les parois sont formés de dalles. Des vestiaires, des cabinets de douches, complètent cet aménagement. Il existe de petites piscines et des bai-