‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 86 sur 310 · CO · texte numérisé non relu

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Les eaux de Ludion soul, parmi toutes les eaux sulfurées, celles qui jouissent au plus haut degré de la propriété de blanchir, lorsqu'elles ont reçu pendant quelque temps le contact de l'air, ou qu'elles se sont mélangées avec des eaux douces froides. Dans cette circonstance, elles charrient une quantité très notable de soufre à l'état de division extrême, qu'elles déposent ensuite dans leurs conduites [voy. Dégénérées (Eaux)].

2° Sources ferrugineuses.

Les sources ferrugineuses qui jaillissent à Luchon ou dans les environs sont très nombreuses : les unes sont situées dans les galeries des thermes; les autres, appartenant à des particuliers, prennent naissance autour de Luchon. Elles ont pour origine les terrains siluriens imprégnés de pyrites plus ou moins arsenicales et de carbone, et se font jour clans les schistes métamorphiques.

Les sources ferrugineuses de rétablissement thermal sont :

Tempiiiatuie.

1° Ferrugineuse du nord 25°, 7 S

2° id. id 26,30

3° id. de la galerie François 24,50

i° id. de la galerie du sud, sulfurée et alumineuse

(elle laisse déposer du sulfate de fer et de

l'alun effieuri) 28,60

Les sources ferrugineuses des particuliers sont généralement plus froides que les précédentes, car leur température ne s'élève pas à plus de 15°. Les unes et les autres n'ont encore élé l'objet d'aucun examen chimique ; on s'accorde à les considérer comme ferrugineuses carbonatées. Elles portent les noms de Barcugnus, de rJ rébons, de Castelvieil, et de Salles, etc.

La station de Luchon est en France, et surtout dans les Pyrénées, une de celles qui méritent le plus de fixer l'attention des hommes spéciaux. Son établissement thermal, dû aux efforts persévérants de M. Charles Trou, maire, J. François, ingénieur, et E. Chambert, architecte, est le plus considérable des thermes des Pyrénées. Il renferme, réunis dans treize salles, et dans de considérables dépendances, savoir :

18 buvettes.

2 piscines de vingt places.

1 bassin de natation.

82 baignoires avec douches locales mobiles.

20 baignoires avec douches percutantes moyennes.

8 baignoires avec douches percutantes fortes.

7 grandes douches spéciales.

3 douches ascendantes fixes.

1 douche ascendante mobile.

1 douche locale fixe.

Etuves et inhalation souterraines.

Salle de pulvérisation. ,

Les buvettes, situées près des sources, y fournissent l'eau sulfureuse dans sa constitution native. Des douches de toute espèce alimentées par les sources principales permettent aux malades de profiter avec avantage de l'eau minérale et des vapeurs sulfurées qui s'en dégagent ; enfin une étuve et des galeries souterraines, ou tepidarium, situées plus près des griffons des sources et au dehors de l'établissement, font l'office de salles d'inhalation et terminent l'ensemble des ressources hydro-minérales de Luchon. A une très petite distance de l'établissement thermal se trouve l'établissement Soulérat, qui contient une vingtaine de baignoires poulies bains d'eau ordinaire; en ce moment la commune en fait l'appropriation pour le service des indigents et des malades de son hôpital thermal.

La variété et l'altérabilité diverse, ainsi que les températures graduées des sources nombreuses de Luchon, se prêtent à toutes sortes de nuances dans le traitement des affections qui s'y rapportent; outre que leur teneur en principes sulfurés et en matière organique assure d'y rencontrer, aussi tranchés que possible, les caractères les plus essentiels des eaux sulfureuses.

ML Lambron a divisé, ainsi qu'il suit, les sources employées en bains, suivant leur action générale sur l'économie (Notice histor. et méd. sur Bagnères-de- Luchon) .

A. Ferras et Bosquet, sources douces et à sulfuration légère. Leur action douce les fait plus particulièrement employer au début du traitement balnéaire.

B. La Blanche, source douce avec du soufre en suspension. L'eau des bains est laiteuse : c'est une véritable émulsion de soufre en nature. Cet état particulier du principe sulfureux est souvent très utile chez certaines personnes nerveuses, et dans quelques affections de la peau.

C. Bosquet et Bordeu, sources douces et à sulfuration moyenne. Par suite de la décomposition de leur monosulfure de sodium, elles renferment beaucoup d'acide sulfhydrique qui leur donne une action calmante et sédative.

D. Richard supérieure et Richard inférieure, sources à sulfuration forte, sans action excitante marquée. Plus particulièrement appliquées aux affections rhumatismales et aux maladies de la peau.

E. Grotte supérieure et Grotte inférieure , sources légèrement excitantes et à sidfuration forte. Les deux actions principales des eaux sulfureuses, excitation et sidfuration, se trouvent ici réunies.

F. La Reine, source très excitante, quoique à sulfuration moyenne. Cette source est très énergique.

Luchon offre donc une variété de bains des plus remarquables. On

peut y administrer aux malades des eaux douces et légèrement sulfureuses; fortement sulfureuses sans être excitantes, et dont quelquesunes même sont sédatives; des sources excitantes et très sulfureuses, des eaux très excitantes sans être très chargées de soufre. Et toutes ces variétés aux divers degrés de chaleur, de manière à fournir des bains frais, tempérés, chauds, très chauds, selon l'indication de la maladie et le tempérament du baigneur.

Les eaux de Luchon sont usitées particulièrement en bains. Cependant leur usage interne fait encore une partie importante du traitement. Prises à la dose de deux à quatre verres, elles augmentent l'appétit et constipent souvent; les matières excrémentilielles sont noires ou brunes. Les fonctions internes paraissent excitées même en l'absence de bains, la sécrétion urinaire est augmentée (Barrié). Elles sont souvent pesantes et nauséeuses et provoquent des rapports sulfurés. Il y a des malades qui ne peuvent les supporter qu'en y ajoutant du sirop ou quelque infusion.

Les bains agissent, même à température modérée, d'une manière très sensible sur la peau. Après un quart d'heure d'immersion, la surface cutanée se gonfle, des démangeaisons assez vives s'y font sentir; la transpiration est sensiblement augmentée. Souvent l'irritation devient assez sensible pour que des éruptions se montrent, pour disparaître bientôt après (Barrié). Les bains à température élevée déterminent souvent de vives poussées, auxquelles on a attribué, peut-être à tort, une certaine part aux effets favorables des eaux. Toutes les muqueuses semblent ressentir cette action excitante , et l'on voit quelquefois apparaître de nouveau d'anciens écoulements en apparence guéris depuis long" temps.

Les auteurs qui ont écrit sur les eaux de Luchon, MM. Fontan, Barrié, Lambron, etc., se sont attachés à faire ressortir le caractère diathésique de la médication qu'elles représentent. Tous se sont également accordés à les rapporter aux diathèses suivantes : herpétique, scrofuleuse, rhumatismale et syphilitique. Et l'on peut dire que cet énoncé comprend à peu près toutes les applications de Luchon; car s'il ne mentionne pas les affections catarrhales et quelques autres, c'est que ces affections rentrent dans le cadre des diathèses, et qu'elles s'adaptent d'autant mieux à cette médication, que les diathèses en question ont pris une plus grande part h leur développement. Nous en dirons autant du lymphatisme, qu'au point de vue pratique nous pouvons rattacher étroitement à la scrofule.

Cependant ce n'est pas au même litre que ces différentes diathèses rentrent dans les applications thérapeutiques de Luchon.

La seule vis-à-vis de laquelle nous reconnaissions une véritable spécialité aux eaux de Luchon, est la diathèse herpétique. Au sujet de la scrofule, leurs applications sont très inférieures à celles de médications thermales différentes (chlorurées sodiques), et plutôt relatives à des conditions de siège déterminées (catarrhes), qu'à la nature de la diathèse elle-même. C'est plutôt au lymphalisme qu'à la scrofule que se rapporte la spécialité d'action de Luchon.

C'est surtout en raison de leur thermalité que les eaux de Luchon .se rapportent au rhumatisme. Mais nous dirons plus loin comment la combinaison du rhumatisme avec quelqu'une des diathèses mentionnées à côté vient à confirmer, dans une série de cas, leur indication.

Enfin ces eaux partagent avec les autres sulfurées, et d'autres classes d'eaux minérales, les applications qui leur sont attribuées dans la syphilis. Seulement elles revendiquent à ce sujet des applications très énergiques et très appropriées.

Herpétisme. — Bien que les affections catarrhales, en particulier celles du pharynx et des organes génitaux chez la femme, appartiennent souvent à la diathèse herpétique, nous ne nous occuperons ici que des maladies de la peau. Celles-ci ne dépendent pas toujours elles-mêmes de cette disposition spéciale à laquelle on a donné le nom de diathèse herpétique. Elles peuvent être rattachées encore soit à la scrofule, soit à la syphilis. Dans certains cas, elles ne reconnaissent aucune origine diathésique relies dépendent de causes locales, ou paraissent se rattacher à certaines lésions viscérales. Dans ces derniers cas, les eaux de Luchon conviennent rarement. Les eaux sulfureuses sont alors plus souvent nuisibles qu'avantageuses. Quant aux scrofulides et aux syphilides, elles rentrent aussi bien dans les applications de ces eaux que les dermatoses le plus légitimement rapportées à l'herpétisme.

Mais cette question de pathogénie, si elle suffit pour déterminer l'indication, ne saurait suffire également pour régler le pronostic. Celui-ci dépend en effet à un haut degré de la forme revêtue par la diathèse ellemême.

Les eczémas fournissent de nombreux exemples de guérison, lorsque le traitement a pu être continué, ou réitéré surtout d'une manière suffisante. Mais ils sont souvent très opiniâtres. On prescrit généralement les bains tempérés, à sulfuration moyenne et à température modérée. Lorsque la maladie est très invétérée, et revêt un caractère atonique, on emploie les piscines, les douches. Les étuves sont indiquées quand la maladie est très généralisée. Dans ces cas, comme dans les suivants, il ne faut pas s'en tenir au traitement externe, mais combiner avec lui l'usage interne des eaux. Les formes pustuleuses ou impétigineuses sont celles qui

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cèdent le plus facilement au traitement sulfureux. M. Lambron nous paraît trop accorder à l'action de Luchon dans les formes squameuses, sauf le pityriasis des membres, ou papuleuses. Les affections prurigineuses se prêtent mal à l'usage des eaux sulfureuses, et quant au lichen, on le trouve le plus souvent opiniâtre à Luchon comme ailleurs. Dans le pso- 7"iasis, Vichthyose non congénitale, on a recours aux sources les plus actives, la Reine, Bordeu, la Gratte. On a obtenu quelquefois des résultats notables dans le lupus, dans Yesthiomène. Mais nous pensons que dans les alfections tuberculeuses de la peau, dépendant de scrofules invétérées, le traitement sulfureux est généralement insuffisant.

En résumé, on peut dire que l'on obtient à Luchon, dans le traitement des dermatoses, des résultats aussi caractérisés qu'auprès d'aucune autre station sulfureuse.

Scrofuleet lymphatisme. — Suivant M. Barrié (thèses de Paris, 1853), les manifestations scrofuleuses qui se traitent le mieux à Luchon sont: les engorgements ganglionnaires, les engorgements articulaires, les ulcères cutanés et muqueux, et les ophthalmies. Nous y ajouterons les scrofulides. Ce sont en effet les manifestations extérieures de la scrofule que l'on voit le plus facilement céder aux eaux de Luchon. Les engorgements ganglionnaires leur résistent beaucoup plus encore qu'aux eaux chlorurées; et bien que M. Fontan paraisse avoir obtenu des effets tranchés dans des caries scrofuleuses, et ait vu, dans des nécroses profondes des os de la jambe ou de l'avant-bras, des séquestres encastrés depuis longtemps dans les chairs se détacher rapidement (Rech. sur les eaux minérales des Pyrénées, etc., 1853), nous ne pensons pas que l'on doive adresser à Luchon ces formes graves et profondes de la scrofule, qui, parmi les eaux sulfurées, réclament de préférence Baréges.

Nous admettons parfaitement que l'ensemble du traitement de Luchon, comme de la plupart des eaux sulfureuses de la chaîne des Pyrénées, l'excitation spéciale exercée sur la peau, la réunion de conditions hygiéniques particulières, soit salutaire aux scrofuleux. Mais nous contestons que l'action médicamenteuse et altérante de ces eaux soit propre à exercer sur l'état diathésique une action spéciale et suffisante. Ce sera toujours une faute que d'aller chercher à Luchon, sans y être conduit par d'autres motifs, la résolution de tumeurs scrofuleuses ou de lésions osseuses, que d'autres traitements peuvent réaliser beaucoup plus sûrement. Les applications directes de Luchon aux scrofules doivent se borner aux scrofulides, aux ophthalmies et aux ulcères superficiels.

Il n'en est plus de même du lymphatisme, auquel les eaux de Luchon s'approprient parfaitement. Seulement le lymphatisme n'est pas, à proprement parler, une maladie par lui-même. Nous dirons donc que les

LUCHON OU BAGHÈRES-nB-LUCHON. 301

applications des eaux de Luchon relatives au rhumatisme, à la syphilis, aux catarrhes, etc., seront d'autant mieux réalisées, que le traitement s'adressera à des individus lymphatiques. Une telle constitution indique par elle-même l'emploi des sources les plus actives, à l'intérieur et à l'extérieur, et à température élevée.

Rhumatisme. — Les eaux de Luchon, en raison de leur température et de l'action énergique qu'elles exercent sur la peau, conviennent parfaitement aux rhumatismes, pourvu toutefois qu'il n'y ait pas de prédominance névropathique ou sanguine. M. Lamhron a parfaitement fait ressortir leur spécialité d'action dans le passage suivant: « Elles agissent d'autant plus puissamment sur les rhumatismes, que ces affections coïncident avec quelque vice dartreux ou syphilitique apparent ou caché, et que le malade est d'un tempérament lymphatique. ;>

Syphilis. — C'est à des médecins de Luchon, MM. Fontan, Pégot, Lambron, que l'on doit les meilleures études sur le traitement de la syphilis par les eaux sulfureuses. Comme celles de Luchon peuvent être prises pour type de ce traitement, nous renvoyons aux articles Syphilis et Mercuriale (Intoxication). Nous nous bornerons à dire ici que les eaux de Luchon conviennent par excellence aux deux points principaux du traitement: action thérapeutique relative à la cachexie syphilitique ou mercurielle, action diagnostique relative à la syphilis larvée.

Affections eatarrhales et autres. ■ — Ce que nous avons exposé plus haut de la constitution des eaux de Luchon ne saurait nous laisser de doute au sujet de leur appropriation à la plupart des affections qui réclament la médication sulfureuse. Cependant une analyse rapide des faits qui se rapportent à celte médication nous permettra de comparer leurs applications à celles des stations les plus rapprochées.

Les eaux de Luchon sont employées avantageusement pour la guérison des vieilles plaies, dont l'induration des tissus, l'atonie des surfaces, la présence d'esquilles ou de corps étrangers, l'affaiblissement de l'organisme, enrayent la cicatrisation. Cependant elles sont inférieures à celles de Baréges sous ce rapport M. Fontan, en constatant ce fait, l'attribuait à l'alcalinité supérieure des eaux de Luchon, et à leurs propriétés irritantes, ce qui est fort contestable.

Les eaux chlorurées sodiques indiquées par l'expérience nous paraissent mieux convenir que celles de Luchon au traitement des paralysies cérébrales. Si, comme il est permis de le croire, la thermalité n'est pas étrangère au résultat de semblables traitements, celle-ci ne nous paraît pouvoir être mise en jeu près d'eaux aussi excitantes, avec une sécurité suffisante. Leur opportunité est beaucoup plus certaine dans le traitement des paraplégies rhumatismale, ou purement nerveuses.

Les eaux de Luchon sont très utiles dans les leucorrhées aloniques, surtout chez les femmes herpétiques, lymphatiques ou scrofuleuses. Quant à la métrite chronique, les eaux de Saint-Sauveur, les Eaux- Chaudes, les sources dégénérées de Gauterets, conviendront beaucoup plus souvent, c'est-à-dire dans les cas où il faut redouter une exaspération de phénomènes inflammatoires ou névralgiques.

Les chlorotiques se trouvent très bien du séjour de Luchon, et d'un usage modéré du traitement sulfureux. Ce n'est pas assurément l'action spéciale des eaux sulfureuses qui a été mise en jeu. Mais l'ensemble d'un traitement reconstituant et des conditions hygiéniques convient à un très grand nombre de cas. Les sources ferrugineuses de Luchon seront très bien utilisées alors concurremment avec les bains sulfureux. C'est certainement un sujet très digne d'étude que de comparer l'action des sulfureux et des ferrugineux dans la chlorose. M. Beau a déjà préconisé les bains sulfureux artificiels dans le traitement de cette maladie. Mais c'est surtout le traitement sulfureux thermal qui nous paraît présenter de l'importance.

Les affections catarrhales de l'appareil de la respiration trouvent à Luchon, comme près de la généralité des stations sulfureuses, des ressources thérapeutiques très formelles et très spéciales. La source du Pré est surtout employée dans les cas de ce genre. Cependant nous nous demandons si les eaux de Luchon réclament aussi directement cette spécialité d'application que plusieurs de leurs congénères, telles que Bonnes, Gauterets, Amélie, le Vernet. M. Fontaii n'a rangé les affections catarrhales de l'appareil respiratoire, parmi les applications spéciales de Luchon, qu'à titre de manifestations herpétiques : et nous croyons en effet que Y angine glanduleuse, laquelle est considérée aujourd'hui comme de nature habituellement herpétique, est aussi bien traitée à Luchon que partout ailleurs. M. Lambron ne paraît assigner à ces affections qu'une place secondaire dans le tableau des applications des eaux de Luchon {Notice histor. et rnéd. sur Bagneres-de- Luchon). Nous en dirons autant de M. Barrié. Nous ajouterons que la thèse de ce médecin renferme une statistique empruntée à la longue pratique de son père, et qui donne pour le traitement de la bronchite, du catarrhe pulmonaire chronique, des résultats fort inférieurs à ceux des autres catégories, en particulier de celles qui se rapportent aux maladies de la peau, au rhumatisme, à la syphilis. Lu conséquence, nous ne saurions, sans plus ample informé, assigner aux eaux de Luchon aucune place dans le traitement de la phthisie pulmonaire.

Nous devons encore signaler, d'après M. Barrié père, que les bœufs et les chevaux aiment à se désaltérer au courant des sources sulfureuses de

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