LUCQUES
Luchon. On a même souvent utilisé cette observation pour préserver ou guérir ces mêmes animaux de la maladie, très analogue à l'asthme de l'homme, et qu'on leur connaît sous le nom de pousse. Dans les cas de fourbures ou d'engorgements aux jambes, comme dans le début de la pousse, il est d'usage de leur faire boire les eaux deux fois par jour. Des résultats très satisfaisants de cette médication vétérinaire ont été signalés.
On ne fait pas un grand usage des eaux de Luchon transportées.
Les restes romains prouvent suffisamment que la station de Luchon était florissante à une époque reculée. On y trouve surtout de nombreuses pierres votives, dont quelques-unes, portant l'inscription Lexoni Deo sacrum, ont fait supposer qu'un dieu ou génie particulier, du nom de Lexon, protégeait cette localité thermale. C'est de 1762, alors que le maréchal de Richelieu fit faire des fouilles importantes à Luchon, que date la restauration d'un établissement en voie de prospérité croissante.
ii4iio\i\i Voy. Organiques (Matières).
LUCQUES (Italie, Toscane). A 20 kilomètres de celte ville, station du chemin de fer entre Pise et Monte-Catini, sur le territoire de Corsena, sources nombreuses sur une montagne, où l'on arrive par un vallon en côtoyant le Serchio.
Sulfatée calcique. Tempér. de 39° à bk" centigr.
Dix sources :
1° Celle de la Villa (42° à 43° centigr.).
2° Celle de Bernabo (kU° centigr.).
3° Le Bain Bouge (hS° centigr.).
k° Les Trastulline (38° à 40° centigr.).
5° La Disperata (U5° centigr.).
6" La Coronale (hk° centigr. ).
7° La source Délia Maria ou Dell' Inamorata (/i3° centigr.).
8° La Doccione {bh° centigr.), la plus considérable et la plus chaude de toutes ; elle fournissait autrefois le bain fameux de Corsena, qui n'est plus qu'un vaste réservoir.
9° La source Del Fontino (M0 centigr.).
10° Enfin la fontaine de San Giovani (39° centigr.).
Les analyses publiées successivement sur les eaux de Lucques, par Fallope, Donati, Moscheni, et H. Davy, s'accordent pour n'indiquer entre ces diverses sources que de minimes différences dans la proportion, et non dans la nature de leurs éléments, ce qui tend à faire croire qu'elles proviennent toutes d'un même réservoir. Voici du reste le résultat du travail de iMoscheni pour un litre d'eau.