MARTINIQUE
Martinique (Antilles françaises). Cette île de l'Atlantique, très montagneuse et sujette aux tremblements de terre, renferme plusieurs sources minérales et thermales. D'après un rapport publié par SI. Catel (Revue coloniale, 1866), il en est quatre principales :
1° Source Reynal, à U kilomètres de Fort-Royal. Ferrugineuse bicarbonatée. Tcmpér. , 30° centigr.
2° Source Jioly, à 8 kilomètres de Fort-Royal. Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 32°, 5.
3° Source Absalon ou Didier, à 8 kilomètres de Fort-Royal, à la base des Pitons. Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 33° centigr.
k" Source du Prêcheur, à 6 kilomètres de Saint-Pierre, sur le versant de la montagne Pelée, la plus élevée de toute l'île. Chlorurée sodique.
Tempér., 35° centigr.
Eau : un litre.
Source Source
Roty. du Prêcheur.
Acide carbouique 1/2 volume »
Gram. Grain;
Chlorure de sodium 0,148 0,0G8
Carbonate de soude 0,360 0,007
— de chaux 0,307 0,018
— de magnésie 0,079 0,018
Phosphate de soude » 0,005
Oxyde de ter 0,053 0,005
Silice 0,079 0,034
Matière extractive 0,063 0,026
Perte 0,047 0,010
(Vauquelin, 1820.)
L'eau de la source Absalon qui alimente actuellement un établissement particulier, désigné sous le nom de bains Didier, a été analysée récemment par l'un de nous avec un échantillon expédié en bonne forme au
ministère de la marine. En voici le résultat :
Eau : un Ulrc.
Gram.
Acide carbouique libre 0,570
Bicarbonate de soude 0,581
— de potasse traces
— de chaux 0,303
— de magnésie 0,323
— de fer 0,016
Chlorure de sodium 0,035
Sulfate, phosphate et arséniate de soude traces
Silice 0,127
Matière organique traces
(Lefort, 1859.)