BASES
offent de grandes ressources d’installation et attirent beaucoup de visiteurs pendant l’été.
Voy. Baréges.
BA!§Ë!§. Les bases ou oxydes que les chimistes signalent dans les eaux minérales et toujours à l’état de sels, sont alcalines, terreuses ou métalliques.
1° Bases alcalines, — Soude, potasse, ammoniaque, lithine.
2" Bases terreuses. — Chaux, magnésie, strontiane, baryte, alumine.
3° Bases métalliques. — Oxydes de fer, de manganèse, de cuivre^
d’étain, de cobalt, de plomb, d’antimoine.
Nous ne parlons pas de plusieurs oxydes terreux et métalliques indiqués encore dans une eau minérale du département de l’Ardèche : l’un de nous a trouvé de la manière la plus claire que les résultats annoncés
ne reposaient que sur des erreurs d’observation analytique.
Si quelques-unes des bases dont nous avons ïait connaître les noms font souvent défaut, comme l’ammoniaque, la lithine, la baryte, la strontiane, l’alumine et^le manganèse, il en est d’autres que nous désignons sous le nom de principes élémentaires, et qui font une partie à peu près constante, quelquefois dominante des eaux minérales ; ainsi la soude, la potasse, la chaux, la magnésie, l’oxyde de fer. Ouantaux oxydesde cuivre, de cobalt, d’antimoine, de plomb et d’étain, ils ont été trouvés jusqu h présent dans un si petit nombre de sources minérales que l’on est tenté
de les considérer comme accidentels.
C’est en nous appuyant sur la prédominance des bases que nous avons formé les sous-divisions d’eaux minérales comprises dans les quatre grandes classes d’eaux, bicarbonatées, sulfatées, siîlfurées et chlorurées [voy. Classification]. Nous exposons dans ce même article les raisons qui nous ont déterminés à prendre le fer comme caractéi istique d une cinquième classe.
Aucune des bases, du moins les plus essentielles , n’existe à l’état de liberté dans les eaux minérales. Longchamp avait supposé autrefois que la soude se rencontrait dans les eaux sulfurées des Pyrénées à l’état caus¬
tique; mais on a reconnu plus tard l’erreur dans laquelle ce chimiste était tombé. Quant aux bases moins aptes à former des combinaisons salines et solubles dans l’eau, comme l’antimoine et l’étain, rien ne prouve encore qu’elles ne sont pas à l’état d’oxydes ou libres : la solubilité de ces corps dans l’eau est faible, il est vrai, mais cependant suffisante pour donner quelque créance à cette manière de voir.
Comme l’analyse chimique est toujours iniiiuissante a découvrir le mode de combinaison des bases avec les acides dissous a 1 étal de sels dans les eaux, chaque auteur représente à sa manière les oxydes alcalins
BASSEN.
teri’eux et métalliques obtenus pai- l’analyse quantitative, an moins en ce qui concerne les fractions minimes de ces substances: mais il en est autremejit lorsqu’ils existent en plus grande quantité ; aussi dans les eaux bicarbonatées, voit-on presque toute la soude inscrite à l’état de bicarbonate; dans les eaux chlorurées, le sodium à l’état de chlorure , dans les eaux sulfurées, à l’état de sulfure.
Les sels de soude, de potasse et d’ammoniaque étant presque tous solubles, toutes les méthodes d’interprétation qu’on veut leur appliquer ne choquent donc ni la loi qui régit les affinités chimiques ni le raisonnement. Nous ne saurions en dire autant de certaines bases qui, avec les acides ordinaires des eaux, donnent souvent des sels insolubles, telles que la chaux, la magnésie, la strontiane, la baryte et les oxydes de fer et de manganèse. Dans ce cas, l’expérience journalière indique que ces éléments, pour expliquer leur présence dans les eaux, doivent être formulés à l’état de sels solubles. C’est ce qui fait admettre dans les analyses, à côté de l’acide carbonique libre, des bicarbonates de chaux, de magnésie, de strontiane, de baryte, de fer et de manganèse.
Nous ne décrirons pas ici les méthodes à l’aide desquelles on parvient à reconnaître et à doser les bases reconnues dans les eaux : le détail des expériences trouvera mieux sa place en parlant de chacune de ces substances.
BAI§»l§E-KOI\TZ. Voy. SiERCK,
BASSES (ou Feisô'Bajam). (États autrichiens. Transylvanie). Village à 6 kilomètres de Mediasch, dans une belle vallée.
Chlorurée sodique. Tempér., ?
On y compte six sources, dont cinq sont chaudes.
Eau : un litre.
Chlorure de sodium .
— de calcium .
— de magnésium..
Sulfate de soude .
lodure de sodium .
Bromure de sodium .
Carbonate de chaux .
— de magnésie . .
— de fer ...... .
Matière organique .
Ferdinandso :
Merkelq :
Gram.
(Stenner.)
D’après Schneller, ces eaux contiendraient une grande proportion de gaz hydrogène carboné et de gaz acide carbonique libre.