BATH
Source de Kiugsbalh. Eau t un litre.
Cent. cub.
Acide carbonique libre . 95,64
Gram.
Carbonate de chaux . 0,1260
— de protoxyde de fer . 0,0!53
— de magnésie . . 0,0047
Sulfate de chaux . ' . 1 , 1 463
— de potasse . 0,0663
— de soude...... . 0,2747
Chlorure de sodium . 0,1806
Manganèse et iode. . . . traces
Silice, . 0,0426
(Marcel de Serres et Galloway, 1847.) Cette source dégage spontanément une grande quantité de gaz com¬
posé pour cent de :
Azote . 91,9
Oxygène . 3,8
Acide carbonique . 4,3
Priestley, en 1775, avait publié des expériences sur le gaz qui se dégage au griffon de ces eaux, et le reconnaissait composé de 1/20 environ d’acide carbonique, mêlé à de l’azote. D’autre pari, l’analyse de Murray rapportée par M. Pâtissier n’y signalait pas le cblorüte de magnésium. D’après le docteur Granville, les trois soui ces principales, savoir : le Bain du Roi {King' s- Bat h], le Bain de la Croix {Cross- Bath) et le Bain chaud [Hot-Bath) ^ sont inégalement magnésiennes. Ces sources jaillissent à peu de distance Tune de l’autre, dans la ville basse, auprès de la rivière d’Avon, dans laquelle elles se déversent après avoir traversé les divers bains. On les considère comme les seules eaux réellement thermales de l’Angleterre, et, CoUnne tout porte à croire qu’elles proviennent d’une même origine, la différence peu notable de leurs degrés de chaleur tient sans doute aux circuits souterrains ({u’elles parcourent avant d’arriver à leur point d’értiergeuce. Dans les tuyaux de conduite elles laissent un dépôt fen uginêux, et ce mêm > précipité jaune pâle se produit lorsqu’on laisse l’eau minérale exposée à l’air pendant quelques heures après son puiseiUent. On y constate encore la présence de conferves, dont on n’a indiqué ni les caractères botaniques, ni les conditions de formation.
L’eau de King' s-Bath est celle qu’on emploie le plus ordinairement en boisson, à la dose d’une demi-pinte à une pinte et demie par jour; mais l’usage du bain tient la plus grande place dans le iraitejiient suivi à Bath. Il y a trois bains publics portant le même nom que les sources,