‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 117 sur 259 · BATH (COMTÉ DE · texte numérisé non relu

BATH (COMTÉ DE

chacun offranl dans sa dépendance une buvette et des appareils de douches. A Hot-Bath sont annexés des bains de vapeur. C’est en commun que le bain se prend dans de vastes piscines, aiïectées alternativement à run et à l’autre sexe. î.e produit des sources est si abondant, que les larges bassins qui servent pour ces bains sont remplis chaque soir d’eau nouvelle puisée à chacune des trois fontaines. La température varie suivant la distance du grillon, entre 35° et A0° cent. Il y a également des bains particuliers, au nombre de huit; mais comme il est d’usage de se baigner pendant plusieurs heures de suite, la majorité des malades préfère la fréquentation des j)iscines. L’une d’elles est réservée pour les indigents et les infiriues de l’hôpital.

Falconer avait fait remarquer que les garçons de bains à Bath, qui s’exposent tous les jours à des immersions répétées, n’en sont ni moins bien portants, ni moins vigouieux, et sont même disposés à l’embonpoint. On a voulu y voir, d’a[)rès lui, une preuve des qualités toniques de ces eaux, n’affaiblissant pas comme les bains d’eau chaude ordinaire. Nous ne croyons pas une telle opinion suffisamment justifiée. La thermalité de ces sources, au contraire, setuble devoir déterminer les effets qu’on en attend. C’était déjà le jugement de Scudamore qui ne trouvait pas, dans la faible minéralisation de Bath, l’explication des heureux résultats obtenus à l’aide de ces bains sur des goutteux, des rhumatisant^ et des paralytiques. Il distinguait parfaitement les formes torpides de ces malafhes, dans lesquelles une légitime application du bain chaud et prolongé devient avantageuse, et la même i)ratique est conseillée de cette manière par Saunders dans son Traité d' hydrologie^ Londres, 1805. C’est en se plaçant à ce point de vue éclairé que les eaux de Bath pourront être encore appliquées à la cure de quelques états névropathiques et diathésiques, l’hypochondrie, l’hystérie, la chlorose, et leurs conséquences. Quant aux diathèses proprement dites , elles réclameraient l’intervention d’éléments minéralisateurs plus puissants.

Les niédecins anglais prescrivent d’aller à Bath au printemps et en automne, même en hiver, de préférence à l’époque des chaleurs de Tété.

Le climat est relativement doux dans cette localité, très fréquentée et très célèbre.

La ville de Bath, sous le nom de Caer-PalloAur, était renommée pour ses eaux minérales chez les anciens Bretons, sous celui à' Akemancester chez les Saxons, et sous celui (TAguœ Solis sous les Romains. En 1755, on a mis à découvert, à plus de 6 mètres au-dessous du sol, des bains romains avec les conduits, les réservoirs et les piscines qui composaient un vaste établissement thermal dans les temps les plus antiques.

B.4TII (Comté de) (États-Unis d’Amérique, État de Virginie). Ue

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