‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 125 sur 259 · US · texte numérisé non relu

US

! Chlorure de sodium .

! ' — de magnésium.,.,.

! — de calcium ........

( (jIULI.)

Bt^C’KLiTr (Bavière, prov. de la (jasse Franconie). Village a 8 kilomètres de Kissingen.

Ferrugineuse bicarbonatée. Teiiipér. , 10 et 15° cent.

Les analyses qui suivent sont les plus récemment produites. On remarquera dans la deuxième la notable proportion de gaz acide carbonique, dont le dégagement a été utilisé iliérapeutiquement.

1° Source du Schinefelciuelle. Tempér. , 15°.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Sulfate de soucie . . . . ^

Carbonate de soude .

— de ch aux..,. .

— de magnésie .

— de protoxyde de fer. .

Chlorure de sodium .

— de potassium .

silice . . .

Acide carbonique. ... o ...... .

Acide sulfhydrique .

Grains.

Gram .

l'oiic. cub.

Cent. cub.

2" Soiiicc (le SldhlqueUe (source principale;.

Teiupc'i’. ,

Carbonate cîe magnésie . 3,3600 =

— (le chaux . 6,5450 =

— (le protoxyde de fer . 0,6107 =

— de protoxyde de manganèse. 0,0010 =

Hromure de magnésium. . . 0,0002 =

Chlorure de magnésium . 4,4320 ^

— de potassium . 0,147 3 =

— de sodium . 6,5522 =

.^Mdlate de soude . 2,5421 =

de magnésie . 3,2300 —

ï^üice . 0,2210 =

Alumine . 0,0023 =

Matière organique . 0,0201 —

traces

Acide carbonique

Pour. cnh. (’enî. culi.

(Kastneh.)

Comme celle de Brückeoau, la station de Jkjckiet est très rréqnenlce par les malades de Kissingen. On y compte sept sources variées en degré de minéralisaiion et employées en boisson et en bains. Leurs piopriétés sont celles de la classe d’eaux ferrugineuses à laquelle elles appartiennent. Situation dans une vallée très agréable.

(Hongrie, comitat de Stnblvveissenburg). bourg sur la

Sarviz.

Sulfatée calcique, 'l’empéi'. , 16» ccnl.

D’après Kitaibel, on trouve encore dans ces eaux du carbonate de chaux et de la silice, et, exposées à l’aii-, elles laissent déposer un sédiment ferrugineux. Source abondante, située dans une vallée pittoresque, et très Itequentee pai les habitants des environs qui vi(innent en })èlerinage en cet endioit. On 1 administre en bains dans les maladie.s de peau et à litre de médication reconstituante.

(Hanovre, principauté de Gotlingen).

Chlorurée sadique. Froide.

Eau : :l 6 onces. Eau : un (ih'c.

Chlorure de sodium . . .

— de magnésium

— de calcium..

Carbonate de soude. . .

— de magnésie

Sulfate de soude .

— de magnésie. , .

de chaux .

Gaz acide carl)onique. ......

Grains.

Gram.

zzz:

zznz

Pouc. cub.

(’ent. ttib.

(Dl'ménil.)

BOHÉMF., 577

Celle, soiirco osi employée à l'extraction et à la fabrication de prodnita chimiques.

BIODOK (Etats autrichiens, Transylvanie). Viliage du pays des Szekiers.

Bicarbonatée so(iu(ue. Tempér. , cent.

Kau: 16 onces.

Grains.

Eau : un lilre.

Gram .

l'arbonale

de soude .

de chaux .

de magnésie .

de fer .

Sulfate de

soude .

Chlorure d(» sodiuiu .

sTsto

Poiic. ciib.

(ænt. ciih.

(îaz acide

carbonique .

(Pataky,'

(THte sourceoÜ're la pins grande analogie avec celles de Biiin en Bohême et de Borszek (Transylvanie). Gît remjtioie en boisson et en bains.

Le territoire de la Bohême se distingue, sous le rapport géologique, de tous les pays qui renlourent. H forme un plateau élevé, (|ui s’incline vers le nord, et que ceint une ligne continue de montagnes, circonscrivant une sorte de losange. Fontes ces chaînes projettent jusque dans l’intérieur du pays des contre-forts qui le sillonitent dans tous les sens. Le sol participe de la formation neptunienne et des phénomènes ignés, 4u milieu de dépôts calcaires on trouve des grès, des basaltes et d’autres roches qui paraissent avoir été modifiées par l’action des feux souterrains. Berzelius avait déjà remarqué que lorsqu’on entre dans la Boliême en venant de Dresde, on est frappé de la ressemblance de cette contrée avec l’x^uvergne et le Vivarais, Depuis Tœplitz jusqu’à Eger, des deux côtés de la vallée, et surtout aux environs de Karlsbad, les roches volcaniques abondent (.4n/G des mines, l"" sér. , JX). Lessecous.ses de tremblement de terre s’y font sentir encore (juelquefois, et dans (juelques localités plusieurs sources ont tari comsécutivement à ces commotions.

Dans la Bohême, les sources minérales sont liés importantes et font, avec l’exploitation de nombreuses mines de métaux, une des richesses du pavs. Elles paraissent dès qu’on se trouve sur le terrain volcanique. Les plus célèbres sont les sources bicarbonatées soditques de Bilin., de Tœplitz, ces dernières si thermales, les sources sullatées sodiques de Franzensbad , de Aarlsbad, de Marienbad , les eaux amères (sulfatées sodiriues et magnésiennes) de Saidchütz, Sedhiz, Bàltna, et en outre un nombre considérable d’eaux ferrugineuses, et sui touî de sources

BOISSON (EAUX EN), chiorui-ées sodiques froides qu’on nomme dans le Sca/etihif/fi. Pour la classidcaîîon de ces eaux [voy. Autriche]. Tonies celles qui présentent de l’intérêt sont relatées dans des articles particuliers.

BMIISISK (la) (.EAats sardes, Savoie). A 3 kilomètres de Chambéry.

Source ferrugineuse et gazeuse, jouissant d’une répulaiion populaire comme apériiive.

(la). Voy. SAINT-JeOIRC.

(aXaasxeia), Il u’est guère d’eau minérale (fui ne se prenne à l’intérieur. Cependant il en est pour lesquelles l’usage externe est tout à fait prédotniiiani : ainsi Néris, Chaudesaigues ou Aix (en Savoie), par exemple, qui ne sont à peu près usitées qu’en bains ou en douches. D’un autre côté, il y a des eaux minérales qui ne sont prises qu’en boisson : ce sont généralement des eaux ferrugineuses et froides, et il en est ainsi de la plupart des eaux de ce genre, ou certaines eaux bicarbonatées, qui sont autant des eaux de table que des eaux thérapeutiques, comme Bussang ou Saint-Galmier, on certaines eaux purttaiives, comme Sedliiz, Püüna, Birmenstorf, etc.

Près de la plupart des stations thermales, l’usage interne et externe des eaux minérales est simultané, et l’importance qu’il y a à attacher à l’un oc à l’autre dépend tout à fait des cas particuliers.

Les eaux minérales sont prises à des doses très variées. On en voit faire quelquefois des usages singulièrement abusifs sans inconvénients apparents, tandis que certaines personnes ne peuvent faire le moindre écart de régime thermal sans s’en repentir aussitôt. M. Auphaii rappoi ie qu’un individu buvait impunément 150 verres par jour des eaux sulfurées d’Eiizet. On a vu des malades tolérer jusqu’à 50 verres et même davantage pai' jour, pendant deux ou trois semaines de suite, de l’eau très active de la source des Célesiins 'a Vichy. Ce sont sans doute des individus chez lesquels l’élimination des principes introduits s’opère très activement; et avec une gi-ande facilité. Quelquefois ces doses considérables ont un effet thérapeutique, sinon méliiodique. C’est aiuG que les paysans du voisinage de Balarnc se gnérissent de la fièvre iniermiitenie en venant boire une trentaine de verres d’ean minérale, pendant cin([ ou six jours, ce qui leur procure une vive purgation.

n serait inutile de chercher à établir quelques règles générales touchant l’nsage des eaux minérales en boisson. Nous dirons seulement que, dans la majorité des cas au moins, nous croyons jtréférablc de les administrer à dose modérée, ou faible, qu’à dose élevée.

La température do l’eau doit être jiriso eu considération suivant les cas. Une température trop chaude, ainsi au-dessus de la température du sang, est très rarement salutaire, et se trouve souvent un inconvénient.

nOLL.

Une lenipéraüire tiède, c’est-à-dire de 20” à 32”, est en général la meilleure condition que l’on puisse rencontrer. Mais il est des cas où des eaux froides sont préférables. Un grand nombre de stations thermales présentent des sources de tem[)ératnres diverses, et qu’il est ainsi possible d’accommoder aux circonstances.

Les eaux minérales sont généralement bues par doses fractionnées, à jeun ; dans certains cas où elles peuvent faciliter la digestion, immédia-, temenî après le repas. 11 est rarement convenable de les faire prendre aux repas eux-mêmes, pendant la durée d’un traitement thermal.

On attache en Allemagne une importance presque superstitieuse à la promenade méthodique, concurremment avec l’administration itUerne des eaux minérales. Nous ne contesterons pas cpi’il ne vaille mieux de maîxher que de garder l’immobilité pendant qu’on boit l’eau minérale par doses successives. Cependant la nécessité de cette pratique a été fort 'exagérée, et l’on voit tous les jours des eaux minérales fort actives, et de nature diverse, être pariaitement tolérées par des malades qui ne peuvent quitter la chambre.

jdusage des eaux bicarbonatées très gazeuses détermine quelquefois certains phénomènes comparables à ceux d’une ivresse passagère, il en est de même des eaux sulfurées sodiqnes, bien que celles-ci ne ren-, ferment point de gaz carbonique. [Voy. BüvettI'.]

BOO. (Wurtemberg, cercle du Danube). Bourg à 8 kilomètres S. -O. de Goppingen, ù22 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans une vallée parfaitement abritée contre les vents et dont le climat est doux.

Sulfatée s.odique. Froide. Tempér. , 10”, 5 à 12” cent.

Eau : 16 onces.

EJau : un lilre.

Carbonate de soude .

(irains.

(7 ram.

Sulfate de soude . .

Chlorure de sodium .

Carbonate de potasse. , . . . .

— de chaux. , . . .

— de magnésie ....

Silice . .

Acide snlfhydriqiie, Azote .

On est obligé d’élever la température de ces eaux. Files sont administrées en boisson et cti bains. On trouve aussi dans cette station des appareils d’iniialation. La cure du petit-lait de chèvre y est suivie concurremment avec le traitement lliermaî. C’est principalement aux alfections du larynx et des bronciies que les eaux de Bol! convienne!]!. I.eur

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