‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 126 sur 259 · BONNE-FONTAINE (LA · texte numérisé non relu

BONNE-FONTAINE (LA

situation et les bonnes dispositions de rétablissement v attirent iin rerlain concours de malades.

(France, Drôme, arrond. de Montélimar). A ^ kilomètres de cette ville.

/bicarbonatée mixte. Froide.

Eau : un litre.

Acide sulfhydrique . . . très sensible à la source

Acide carbonique . 2/3 du volume de l’eau

Bicarbonate de chaux. .

— de magnésie .

— de soude . .

Sel de potasse .

— de chaux .

— de magnésie .

Chlorure de sodium .

Bromure et iodure alcalins, évalués

Principe arsenical .

Sesquioxyde de fer, avec manganèse. . . .

Silice et alumine .

Phosphate terreux . . , ]

Matière organique azotée .

Gram.

sensible

indiqué

indiqué

indétermin.

(O. Henry, 1855.)

L’eau minérale de Boiidoiiiieau jouit dans le midi delà France d’une

certaine réputation en raison de la quantité notable d’iode et de brome qu’on y a trouvée.

Des travaux de sondage entrepris celte année, à titre d’exploration préalable, ont donné de nouvelles eaux, et ont démontré la possibilité

d’accroître et de varier les ressources bydro- minérales par des sondages définitifs. ^

Il existe à Bondonneau un établissement thermal de création récente où l’eau est administrée en lotions, injections, bains, douches, vapeurs et qui contient vingt-cinq cabinets de bain.

L eau minérale est en outre exportée au dehors, elle n’est comme que depuis quelques années.

(la). (France, Moselle, arrond. de Metz). A 3 kilomètres de cette ville.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Acide carbonique

Azote .

Oxygène .

Eau : un lilre.

Lit.

BORATES.

( Tin ni.

Carbonate de chaux . 0,3Tfi

■ — de magnésie . 0,008

— de protoxyde de fer . 0,023

Sulfate de magnésie . 0,086

— de potasse . 0,049

— de chaux . 0,340

Chlorure de calcium . 0,012

(t.ANGLOlS.)

Vov. Eaux-Bonnes.

BO^;%EYAl. (Étals sardes, Savoie). Hameau à 6 kilomètres du bourg Saint-Maurice et de Séez, localités liés fréquentées à cause du passage du petit Saint-Bernard.

Sulfurée. Tempér., 26° cent.

Ceseaux n'ont encore été rohjetd’aucun travailchimique.Eliesdégagent une odeur hépatique, et leur dépôt, produit par évaporation spontanée, fait présumer en plus une nature saline et ferrugineuse. On remarque ([u’elles sourdent des memes terrains que les eaux de Saint-Gervais. Bien que connues de temps immémorial, elles n’ont jamais eu jusqu’ici qu’une utilisation locale. On y trouve vingt baignoires et une piscine. Site très pittoresque.

BORAS (Suède). Ville à 74 kilomètres de Wenersborg. Eaux très fréquentées aujourd’hui, et sur lesquelles Linné a attiré l’attention. Leur composition nous est inconnue. La proximité de mines de fer doit la déterminer.

BORATES. Le borax est au nombre des subslances que les chimistes anciens croyaient exister dans le plus grand nombre des eaux minérales ; mais les perlectionnements apportés à 1 analyse des eaux ont considérablement modifié cette supposition. Les espèces minéralogiques contenant en effet de l’acide borique ne possèdent pas une diffusion telle qu’on doive s’attendre à le rencontrer très souvent dans les sources minérales, ainsi que quelques auteurs semblent 1 admettre.

Les sources dans lesquelles les analystes ont indiqué spécialement l’acide borique sont celles de Vichy, de Soultzmatt et dos Pyrénées, avec la réserve toutefois que le procédé qui sert à le déceler soit d’une exac¬

titude rigoureuse : or c’est ce que nous ne pensons pas.

D’après M. H. Ilose, lorsqu’on plonge à plusieurs reprises dans une liqueur acidulée par l’acide chlorhydrique et contenant des traces d acide borique, une bandelette de papier jaune de curcuma qu’on tait sécher à une température assez élevée, ce réactif se colore en rouge après quatre ou ciiHj immersions et autant de dessiccations. Voulant contrôler ce pro cédé, nous n’avons pas lardé à nous apercevoir que tous les résidus

-^2 r, OP, CET ou POE CETTE.

d eaii minérale se comportaien! de la meme manière, c’esl-à-dire que tous coloraient en ronge le papier jaune de curcuma ; d’où il résulterait (|ue toutes les eaux minérales renfermeraient de l’acide borique. Nous avons donc eu recours à un moyen secondaire qui lève toute la difficulté. Voici comment nous procédons à la recherche de celte substance (7WoVè de chimie hydrologique , p. ùb6).

L eau est additionnée d une petite quantité d’ammoniacjue afin de fixer l’acide borique, dans le cas où celui-ci existerait à l’état de liberté, et évaporée presque à siccité. Le résidu, placé dans une capsule, est délayé dans une quantité suffisante d eau distillée, et mis sous une cloche avec de l’acîde chlorhydrique pendant quelques heures. On sépare la silice, et dans la liqueur acide on plonge à différentes reprises des bandelettes de papier de curcuma que Ton sèche aussitôt à la température de hO" a 100". La coloration rouge ({u’acquieiT le papier réactif

est déjà un premier indice, mais insuffisant, de la présence de l’acide borique.

La meme liqueur acide est neutralisée par l’ammoniaque, puis évaporée lentement jusqu’à s'ccité. Le dépôt en provenant, traité par un faible excès d’acide chlorhydrique afin de mettre l’acide borique en liberté, est desséché de nouveau au bain de sable et mis dans un ballon contenant de 1 alcool. On (ait digérer le tout au bain-marie, et lorsqu’on juge que 1 acide borique s est dissous, on l ecueille dans une capsule le liquide' cjue 1 on enflamme. On voit alors ajvpai'aître à la partie supérieure de la flamme imecoloiation verdâtre, indice plus certain de l’acide borique. Voilà poui 1 aUtiiyse cjiialitative. Si une eau minéi’ale était très riciie en acide boiic|ue, il y auiait tout interet a le doser. Pour cela on ferait évapoiei’ plusieuis litres d eau avec un léger excès d’ammoniaque, jusqu’à réduction du tiers ou du quart de son volume. Le résidu, jeté sur un filtre poui séparer les sels insolubles, serait ensuite traité jaar du chlorure de calcium qui jai’écipite, entre autres sels, du borate de chaux. Le dépôt délayé dans une petite quantité d eau bouillante, et la liqueur concentrée, filtice et additionnée d un excès d acide chloi hvdrique, il se précipite, à üiesin e qu elle se tefioidit, des cristaux blancs nacrés d’acide borique que l’on recueille et que l’on sèche.

iioiSBfei'K (duché de Schleswig). !>rôs d’Eckernfôrde et sur la baie du meme nom, dans la Baltique.

/Jciüis de mer assez fréquentés,

««tnit'ET ou i60R€E'ri'|.: (en allemand, isï’RRst'iaKisV) (Prussi*).

Bourg au sud de la ville d’Aix-la-Chapelle, dont il n’est séparé que par une prairie.

( hlorurr^e sodique ^u! fureusr. 'l'empér. etilrc àà" et 7S" cent.

ROHCET OU BORCETTE.

1“ Trinhqnelle. Tempér., 58° cent.

Eau : une livre. Eau : un litre.

Pouc. euh.

Cent. euh.

Acide carbonique .

Acide salfhydrique. . . . .

Azote . V. .

rrr.

Gi'ains.

Gram.

Sulfate de soude .

i>arbouate de soude. . , .

— de magnésie.

— de chaux, . . .

Silice .

f^o fkp n hr uniipii. ' E e ni p é r .

, cenl.

Pouc, cul).

euh.

Acide sulfhydrique .

Azote . . .

Grains.

Gram.

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium. , . .

— :rr

("arbonate de soude. . . .

— de magnésie.

— de chaux. . . .

Silice . . . . . ,

/{ocbhrwrnen . iAuiipér. ,

60" cont.

Pouc. ruh.

(.unit. euh.

Acide carbonique .

Acide sulfhydrique .

Grains.

Gram.

rlp '^nndo. . . . . .

Chlorure de sodium. . . .

Carbonate de soude. . - .

— de magnésie.

— de chaux. . . .

Si 1 ice . . - • . .

/r Heifsester Brtinnen irn }li}lilenbad. Tempér., 78' cent.

Pouc. euh.

Cent. euh.

Acide carbonique .

G raius.

Gram.

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium. .......

tiiarbonate de soude. ........

de magnésie .

— de chaux .

(Monueim.

BOHIQUK fACfDE).

L affiueiice des ajalades qui se rendent tous les ans à Borcette doit faire |!6H,rer que l’on analyse de nouveau ces sources. J1 y aurait, par exemple, a rechercher si les eaux, en raison de leur minéralisation par le chlorure de sodium, ne contiendraient pas des iodures et des bromures.

On compte neuf sources à Borcette, se divisant suivant leur situation en supérieures et en inférieures, et sortant toutes d’un terrain qui ne dilîére pas beaucoup de celui d’Aix-la-Chapelle.

Les sources intérieures, que l’on peut regarder comme véritablement

sulfurées, sont au nombre de quatre. Leur température s’échelonne entre VC cent, et 37c

i.escinq sources siipéneiires sont clilorurées sodiqiies, et leur tcmpéralurc, beaucoup plus élevée que celle des précédentes, varie entre 51“ CI cent. I.a source du Schirerdùod (bain de l’Épée) .se distingue coinuie étant la plus cbaude et la plus niinéralbsée entre toutes; elle alimente quatre maisons de bains.

^ bn grand nombre de sources, .soit suifnrées, soit salines, sont eticore lepaiidues dans la plaine qui s’étend à l’est de l-torcelte, ou dans le bourg bii-mêine. On les délaisse pour la plupart. Enlin il y a une soiuce fcrru-

gineuse déversée par la Fontaine Guillaume .

Les maisons de bains de Borcette appartiennent à des particuliers. Dans quelques-unes, des douches et des bains de vapeur sont installés : paidout on y trouve les conditions de la vie matérielle à bon marché, ce ((ui exj)lique la préférence accordée par les malades peu aisés à celte station sur le séjour d’Aix-la-Chapelle.

il y a une grande conlormité entre les appropriations thérapeutiques des eaux de Borcette et celles d’Aix-la-Chapelle, comme il en existe une entre leur composition chimique. Toutefois il faut remai-quer celte différence bien tranchée des sources qui sont franchement sulfurées et de cdles qui ne le sont pas. Ces dernières , privées de l’élément soufre qui s’adresse d’une manière spéciale à la cure de l’herpéiisme, n’agissent vraisemblablement plus que jiar leur thernialité. On conçoit que" dans le traitement du rhumatisme et des états névropathiques, elles puissent fournir des moyens variés de médication. Jusqu’à un certain point, il est donc légitime de les regarder comme complémentaires des eaux d’Aix-la-Chapelle, sans les idenliher tout à fait avec la spécialisation de celle.s-ci. [Voy. Aix-la- CiiApELr.Ej.

ba léputation de boi cette ne remonte pas a une grande antiquité puistju’au siècle elle était l’emplacement d’une forêt peuplée de

sangliers, d’où lui vientson nom tiré de Poreefum, Llle tend à s’accroître de pins en plus.

Vov. Boiutks.

H0KSAK05.

(Italie, Lombardie). Bourg- sur la ri\e de i’Adda, à 6 kilomètres duquel se trouvent des sources très fréquentées comme sulfureuses^ à une température de 35" à cent. Nous ne connaissons pas d’analyse de ces eaux. Il y a un établissement bien installé.

ROS5SA (Hongrie, comitat de MarmarosL Village.

P errurjineuse bicarhouatcc. Froide.

Nous ne possédons qu’une analyse qualitative de la principale de.s sources de cette localité, appelée Alexanderquelle (source d’Alexandre^. Le professeur Tognio y a signalé une proportion considérable de carbonate de soude, et surtout de carbonate de protoxyde de fer; elle contient en outre les principes suivants :

Carbonate de magnésie.

Carbonate de manganèse.

Chlorure de sodium.

Sulfate de soude. } .

Sulfate d’alumine, i Iode.

Silice.

Acide carbonique libre.

Le même chimiste soupçonne encore la présence dans ces eaux du brome, du fluor, du iythium et de l’acide pliosphorique.

V Alexancleï^quelle jaillit à gros bouillons et avec un bruit sourd an voisinage d’une mine de fer qui porte le tnême nom. C’est la plus ferrugineuse des eaux de la contrée, et elle est remarquable par sa température relativement très basse. Nous devons noter son extrême limpidité et sa saveur à la fois salée et styptique. Elle laisse un dépôt ocracé sui- son passage. Ses propriétés médicales sont rapportées à sa minéralisation. îi n’est pas fait mention d’aménagement à son sujei.

BOR^AROS (États autrichiens, Transylvanie). Bourg dans le des Szeklers.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér,, 18- cesit.

Eau : 1 6 onces. Eau : un lilrc.

navs

Grains.

Grani,

Carbonate de soude .

— de chaux .

— de magnésie....

— de fer .

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium .

Pouc. ciib.

Cent, en!).

Gaz acide carbonique . .

(Pat AK Y.)

Ces eaux sont employées à l’intérieur et en bains dans Es allections goutteuses, rhumatismales et dartreuses.

BOliCHAGE DES BOUTEILLES.

iiOTi'Ai:<i4> (l'oscane, prov. de Sienne), denga, au voisinage de mines de soufre. Chlorurée mixte. Froides.

Près de (îaslelnuovo Berar-

b'aii ; un litre,

Gianj,

(’ent. culi.

162,5 traces (Giuli.)

i»KS isii>ï^'rK0iJ.Ki^. S’il est dans l’exploitaiion des eaux minérales une pratique qui réclame des soins particuliers, c’est celle qui consiste à boucher les bouteilles d’eau destinées à être transportées et conservées pendant un temps plus ou moins long. Malheureusement les personnes auxquelles incombe cette tâche ne s’entourent pas en général de précautions sulïisantes; aussi l’analyse constate-t-elle des proportions toujours très variables de gaz dans les eaux administrées loin des sources.

Lorsque le liquide soumis à toutes les variations de température se dilate, le bouchon, ou de mauvaise qualité, ou d’un volume trop inférieur au diamètre du goulot de la bouleille , laisse passer peu à peu l’acide carbonique, si les eaux sont très chargées de ce |)rincipe. Au contraire, lorsque le liquide se contracte et que le gaz compris entre le bouchon et le liquide se dissout, le bouchon laisse pénétrer de l’air atmosphérique dans le vase par le vide qui lui est offert. Même dans les stations qui exportent le plus d’eaux minérales, voici comment on pratique généralement le bouchage des bouteilles : le vase une fois rempli, on y introduit avec la main un bouchon dont la grosseur est à peu près en rapport avec le diamètre du goulot, et l’on frappe à plusieurs reprises le bouchon avec une espèce de marteau de bois dit numetfe, jusqu’à ce qu’il soit entré dans la bouteille.

Cette méthode est évidemment vicieuse : en ce ([ue le bouchon ainsi ramolli par le battage occupe moins de volume qu’avant son emploi, aussi est-il impuissant h retenir une certaine partie des gaz libres.

Tous ces inconvénients, on les évite en choisissant d’abord des bouchons très fins, très flexibles et d’un quart environ plus gros que le diamètre intérieur du goulot de la bouteille, ()uis en employant un appareil qui, en comprimant d’abord fortement le bouchon, lui permet d’entrer fortement. Voici par exemple celui qui nous semble le plus commode.

Eau : 16 onc

G]'aias.

Chlorure de calciiiui . 1,599

• — de magnésium . 0,533

Sulfate de magnésie . 0,533

— de chaux. . . 0,266

Carbonate de chaux . 0,799

— de magnésie . 0,286

— de fer . 0,266

Cent. cub.

(iaz acide carbonique . 7,516

Hydrogène sulfuré . . traces

BOUCHONS. 2g7

La büiueille j3leiiie d’eau est placée sur la roiuieile de bois A, eu ayant soin de pousser aussitôt la poignée B jusqu’à ce que le goulot touche le cône C. On élève le levier D, et de l’autre main ou met un bouchon dans l’ouveriLire E pratiquée sur la face supérieure de la machine. On abaisse le levier qui chasse le bouchon dans le goulot, et l’on retire ensuite la bouteille en amenant à soi la poignée B.

Par cette opération, qui n’exige pas plus de quelques secondes, le bouchon remplit entièrement et avec mte certaine pression le goulot du vase. C’est ainsi du reste qu’on agit pour les eaux gazeuses artificielles et le vin de Champagne.

Üepuis

longtemps déjà, l’attention s’est portée sur la décomposition partielle que quelques eaux minérales subissent par les bouchons servant aux bouteilles destinées à

être transportées au loin et conservées. M. Wurza a recherché la cause de cette décomposition, et il l’a trouvée dans la matière astringente tannique que renferme le liège.

Ce genre d’altération se lait surtout remarquer à propos des eaux minérales lerrugineuses ; aussi la partie d’un bouchon mise au contact d’une eau de cette nature ne tarde-t-elle pas à se colorer en brun ou en noir, par suite de la formation du tannate ou du gallale de fer d'aspect noir. Les eaux ferrugineuses placées dans une pareille condition peuvent perdre tout le fer qui les caractérise.

Wurza a donné le premier le conseil de faire tretnper auparavant les bouclions dans des eaux semblables : dès que le principe astringent est saturéj le fer des eaux mises ensuite en bouteilles n’est nullement précipité.

M. Bonloumié a pensé qu’en faisant macérer des bouchons dans une

Fig. 5. Machine à lioucher les bouteilles.

BOIKS Iyll^ÉRAl>ES.

soliitioii de sülfale de fer et les lavant avec soin, on arriverait facilement au même hui. Une commission nommée par la Société d’hydrologie médicale de J’aris a reconnu l’exactitude de ce procédé.

KOî’iJKS ou I5AKI6 (France, Puy-de-Dôme, arrond. d’Issoire).

Ces eaux sont appelées indiOêremment Bard^ nom du hameau amjuel elles appartiennent, ou Boudes^ nom de la commune.

Bicarbonatée sadique. Tempér. , 17°, 5.

Il y a trois sources, dont le trajet est marqué par un dépôt ocreux.

Eau : ûn lilrc.

Gram.

Bicarbonate de soude . 2,4548

— de chaux . 0,9772

de magnésie . 0,2275

(le fer . 0,0415

Sulfate de soude . 0,0800

(lilorure de sodium . 0,9510

Sels de potasse . traces

Matière organique . traces

Pevte . 0,1090

^Nivkt, 1844.}

tjCS eaux présentent une composition qui semble leur assigner une valeur thérapeutique notable. Bien qu’il n’y ait pas d’établissement thermal, elles sont assez employées dans les lièvres intermittentes rebelles et les engorgements consécutifs. Nous ne saurions apprécier ici leur degré d’efficacité. On dit qu’elles purgent quelquefois; peut-être n’estce que dans les limites qui peuvent s’observer avec toutes les eaux minérales.

KOlJES Dans plusieurs stations thermales, et surtout

à l’étranger, on utilise comme adjuvant de la médication hydro-minérale les dépôts spontanés ou boues que les eaux minérales abandonnent soit sur le sol, soit dans les réservoirs.

Jùi France, on confond sous le nom générique de boues aussi bien les matières minérales que les eaux précipitent spontanément que les matières confervoïdes qui se développent dans les bassins de réfrigération. Fn Allemagne, au contraire, on distingue deux sortes de boues : 1° la Mineruhnoore , véritable boue, ou boue marécageuse imprégnée naturellement ou artificiellement de sels minéraux ou de gaz ; 2" la Miner alscfdaniui, conferves ou matières végéto-lhermales, dépôts organiques également imprégnés d’eau minérale. Nous proposerons de changer ces noms en limon ■minéral et en limon végétal .

Limon minéral. — Sous ce nom nous entendons parler des boues, soit minérales, soit marécageuses, dans lesquelles rhuniuset les matières

BOUES MINÉRALES

organiques du même ordre, le fer et beaucoup de sels alcalins, terreux et métalliques constituent les éléments principaux.

En France, les boues, ou limoii minéral, les plus renommées, sont situées à Saint-Amand (Nord). Elles sont d’un brun noirâtre et répandent une odeur très prononcée d’hydrogène sulfuré ou d’un polysulfure. En voici la composition pour 1000 pai ties :

Acide carbonique . 0,100

Acide sulfhydrique . 0,330

Carbonate de chaux . 15,699

— de magnésie . 5,680

— fer . 14,500

Soufre . 2 000

Acide silicique . 304,000

Matière extractive . .

— végéto-animale . | 80,250

hau . . 577,170

(Pallas.)

On administre les bains de bouc à Saint-Amand de la manière suivante :

La boue est accumulée dans un vaste bassin divisé en quatre-vingts loges, très rapprochées les unes des autres, d’une largeur de 1 mètre et d’une profondeur de 1 à 2 mètres. Cette disposition permet aux malades de prendre des bains partiels ou complets. Comme les loges reçoivent sans cesse par leur partie inférieure de l’eau minérale qui entraîne la boue avec elle, le liquide s’écoule par le trop-plein, tandis que les matières solides restent au fond. On ne vide ces baignoires d’un nouveau genre qu’au commencement de la saison, et chaque malade a seul le droit de se baigner dans son compartiment qu’il loue pendant tout le temps de son traitement (Charpentier).

La température native du bain de boue n’étant que de 23’* et 24"^ cent. , on réchauffe artificiellement jusqu'au degré prescrit. Sa durée est de plusieurs heures. Inutile d’ajouter qu’après chaque bain de boue, le malade se plonge dans un autre bain d’eau minérale, dit de propreté.

Le limon itiiiièral de hourbonne, assez fréquemment employé, possède d’après Vauquelin la composition suivante pour 100 parties.

Acide silicique . 64,40

Fer oxydé . 5,80

Chaux . 6,20

Magnésie . 1,00

Alumine . 2,20

Matière végétale . ]

— animale . | lo,40

Perte . 5,00

Dict. des Eaux miner. — T. l. 19

290 lîOUES MINÉRALES.

A la station de Rarhotan, il y a nii bassin spécial dit des houes qui peut contenir jiisqu’tà vingt personnes à la fois. La température de ce réservoir a été trouvée de 36® au fond et de 26" degrés à la surface.

On emploie comme topique à rétablissement de Montbrim (Drôme) le dépôt argileux et sulfuré de la source des rochers.

Mais c’est surtout en Allemagne et en deçà du Rhin, que les bains de bouc sont le plus en usage. Nous citerons à ce sujet Meinberg dans l’Allemagne septentrionale ; et Miiskau en Prusse; Elster.Sed-

zungen, liadeberg, Marienberg en Saxe; Locka en Suède; Karlshad, Tœplüz et surtout kranzensbad en Bohême.

Les boues ferrugineuses de Frauzensbad sont citées comme les plus célèbres» et les documents que l’on possède ci leur sujet sont des plus circonstanciés.

Dans les terres marécageuses de Frauzensbad que traversent des sources minérales riches en sulfates et en carbonate de fer, se trouvent réunies toutes les conditions pour la formation du linion minéral. Celuici a plus d’un kilomètre d’étendue et plusieurs mètres de profondeur.

La couche superficielle a une épaisseur de ()'",323 à 0'®,ô85 et a (fuelque ressemblance avec la vase qui surnage les tourbières. Elle est homogène dans toute son étendue, et recouvre un autre limon constitué par des débris végétaux incrustés de pyrites; c’est celle que l’on utilise pour la préparation des bains de boue comme nous le dirons tout à l’heure.

La boue marécageuse superficielle de Frauzensbad a été analysée par Radig. Voici les résultats qu’il en a obtenus : 2972 parties et 52ô7 dixmillièmes de boue minérale, évaporées, ont donné 1000 parties de matière desséchée composée ainsi :

A. Matières solubles dans l’eau.

Sulfate de protoxyde de fer . 24,82114

— — de manganèse. .. . 0,08382

Sulfate de chaux . 4 97540

— d’alumine . 4’,78881

— de magnésie . 2,65502

— de stiontiane . O iquo/,.

— demhine... . o;ô^^o7

— de soude . . . 38,06831

Chlorure de sodium . iO, 03918

Phosphate de soude . 0 0J689

Matière gommeuse . 0 21278

Acide humique avec matière extractive

et tannin . 20,93607

Eau de cristallisation . 3.99033

BOUES MINEIULES.

B. Matières solubles dans l’alcool.

[Jlniine résineuse ou humus .

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