CALCULS
ciables des eaux minérales toniques, excitâmes et résolutives, employées sous leurs diverses formes, celui-ià mérite d’être pris eu grande considération et de constituer, avec les données de l’ostéogénie anormale et celles de l’état diaîhésique prédominant, les bases rationnelles du traitement.
CMLAii^ (France, Pas-de-Calais., arrond. de Boulogne-sur-Mer\ A 372 kilomètres de Paris et 104 de Lille.
Bains de nier,
CALCLLN. On a prétendu que certaines eaux minérales possédaient la propriété de dissoudre les calculs; et pour le prouver, on a soumis des calculs urinaires à des macérations dans telles ou telles eaux minérales (eaux bicarbonatées sodiques spécialement), ou à des courants d eau minérale, et comme on a obtenu quelquefois la désagrégation de concrétions, ou l’entraînement de quelques molécules, on en a conclu que les eaux minérales agissaient à leur égard à titre de dissolvant. Il est incontestable que les concrétions quelconques, biliaires ou urinaires, renfermées dans le rein, l’urèthre ou la vessie, dans le foie ou la vésicule biliaire, s’y trouvent hors de portée de l’action de l’eau minérale elle-même. Ces expériences n’auraient donc aucune signification par elles-mêmes. Seulement on a cru pouvoir en conclure que l’urine et la bile, dans lesquelles les concrétions baignent d’une manière constante, devaient, en se chargeant des principes minéralisateurs introduits dans l’économie, se transformer elles-mêmes en de véritables menstrues, capables de dissoudre ces concrétions. Il est vraisemblable que, si la bile ou l’urine venaient à se transformer à ce point, sous l’influence de certaiîies eaux minérales, les propriétés nouvelles qu’elles acquerraient, s’exerceraient, non pas seulement sur les concrétions existantes, mais sur les organes qui les sécrètent et les renferment, d’une manière peu compatible avec l’intégrité de ces organes et de leurs fonctions. Dans tous les cas, il aurait fallu faire ces expériences, non pas avec l’eau minérale elle-même, mais avec l’urine des individus soumis au traitement thermal. Nous ne connaissons pas d’expériences de ce genre. Mais il suffit d’avoir étudié les phénomènes d’alcalisation de l’iirine sous l’influence des eaux alcalines, et d’avoir reconnu leur inconstance, leur mobilité, et généralement le faible degré qu’ils présentent, en rapport du reste avec leur simple caractère d’élimination, pour être assuré que ces idées de dissolution sont tout imaginaires.
La part qu’il faut faire aux eaux minérales appropriées dans les affections calculeuses est celle-ci : qu’elîes n’agissent pas sur les concrétions existantes, mais sur la disposition en vertu de laquelle se forment ces concrétions. Telle est la véritable portée des eaux minérales dans le trai-