CAILLE (LA
(lonnné à ropportunité de ces mêmes eaux minérales dans les états morbides d’où CCS cacliexies elles-mêmes ont dérivé.
CAPFAf (France, Hautes-Pyrénées, arrond. de Bagnères-de-Bigorre), A 2 kilomètres d’Arreau.
Sulfurée sadique, Tempér. , 12" à 15‘\65,
Propriété communale.
Cinq sources qui alimentent deux établissements distincts, l’un situé sur la rive droite, l’autre sur la rive gauche de la Neste.
L’analyse de ces sources n’a pas encore été entreprise d’une ma!)ière régulière et complète; on a seulement signalé la présence du sulfure de sodiiun, du sulfate de soude, du chlorure de sodium et de l’acide siliciquo.
Voici leur richesse en sulfure de sodium par litre.
Sulfure de sodium.
Gram.
Source de la Buvette . 0,0678
— de rOuest . 0,0237
— principale . 0,07 50
— petite extérieure . ; 0,07 72
CAILLE (îa) (Savoie), à 16 kilomètres de Genève et sur la rive gauche du torrent des lisses, dans une situation pittores(|ue,
Sulfurée calcique. Tempér., 30'' cent.
Eau : un livre.
Cent. cul). Gram.
Sulfbydrique . 4,6-4 — 0,0071
Azote . 25,16 ~ 0,0320
Bicarbonate de potasse . 0,0039
— de soude . 0,0636
— de tnagnésie . 0,0188
Carbonate de chaux . . 0, 1 040
Sulfure de calcium . 0,0052
Chlorure de sodium . 0,0050
Sulfate de chaux . 0,0120
— de magnésie . 0,0512
— d’alumine . 0,0046
Silicate d’alumine . 0,0052
— de magnésie . - . 0,0215
Glairine. . . . quant, indét.
(Pyramk Morin, 1842.)
îl existe à la Caille et à une dislance assez rapprochée deux sources qui, d’après l’auteur de l’analyse ci-dessus, ont à [teu près la même composition.
Le débit des sources est évalué à 96 on 100 litres par minute. L’eau de l’une d’elles est recueillie dans un conduit de bois qui la transporte par-dessus un torrent, directement dans les oaignoiresde rétablissement des bains, et quand cela est nécessaire dans une chaudière où on en fait
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chauffer une partie. Ces eaux n’oiu été pendant longtemps fréuueniérs que par les habitants de leur voisinage, faute d'un accès facile Vujourd hui des routes commodes conduisent à rétablissement bien installé II y a bains, douches et appareils de bains de vapeur. On les recommande dans les affections lymphatiques, dans les maladies de la peau et contre les diverses formes de rhumatismes.
CAISSE DE JACCEACE. Voy. JAUGEAGE.
CAI. La formation du cal à la suite des fractures est regardée cotmne une véritable cicatrisation du tissu osseux. Les recherches modernes assimilent cette reproduction au mode d’origine des os cliez l’embryon Mais ce qu 11 importe de considérer, lorsqu’un membre fracturé, et en voie de r paration, est soumis à l’action du traitement thermal, c’est la consoidation soit definitive , soit incomplète des portions brisées. Dans ce dernier cas, le genre de médication dont on dispose près des sources minérales ne saurait s’appliquer qu’à des circonstances tirées de l’état général
f guérison d’une fracture en vertu de la viciation où
de affaiblissement de l’organisme. Ainsi en est-il, pour prendre un point 1 e comparaison, lorsque la diathèse syphilitique s’oppose à la cure de cette lésion et qu’un traitement spécifique seul permet de l’obtenir. Sous influence des eaux chlorurées sodiques {Bourhonne, Balaruc, etc.) des eaux sulfurées (Baréges, Ludion, Amélie, Ax, etc.), aux’quelkù on peut joindre f usage intérieur des eaux Feisrugineusiïs, le tempérament lymphatique se modifie, la diathèse scrofuleu.se s’atténue une constitution épuisée se relève, et aussitôt apparaissent ou se reprodùi.sent les phenomenes propres à l’épanchement d’un blastème réparateur au voisinage de la sohuioii de continuité. Tout le monde reste d’accord a cet egard. Mais il n’en est plus de même quant à l’influence que peut avoir et qu’exerce réellement le traitement par les eaux sur la marclie létiograde du cal, une fois el entièrement formé.
Cette question imporlanle avait été agitée de temps à autre par les médecins hydrologues, aussi bien près des sources des Pyrénées que dans les stations dites .salines. M. Leflaive à Baréges, Falvard de Moiitluc à ’ J\eris, et enfin le docteur Magistel à Bourbonne, dans un essai sur ces thermes publié en 1828, assuraient que le tissu osseux de nouvelle formation se ramollit par l’action des eaux thermales, sulfurées ou chlorurées sodiques. Nous n’avons que les opinions des premiers; mais le mémoire de Magistel avance que les récidives des fractures s’opèrent plus facilement chez le malade qui prend les eaux que chez tout autre Il va plus loin: . Quelquefois, dit-il, local des fractures mal réduite.)
» subit ,1,1 nouveau travail. On est obligé de suspendre le Irailement ” cliez les personnes qui se sont fracturées récemment un os, et de ne
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» recoiiiiiiander l’usage des eaux que lorsque les fragments sont parfai- )) lement consolidés. » Magistel indiquait toutefois la limite, assez peu éloignée, de cinq à six mois après l’accident, comme mettant à l’abri des prétendus dangers du traitement thermal. Aucune preuve pratique n’est apportée par cet auteur à l’appui de son assertion qui a trouvé de l’écho. On peut en juger ainsi du moins par la circulaire ministérielle, provoquée sur la décision du conseil de santé des armées, et qui, en date du 6 mars 1857, prescrivait de n’envoyer aux eaux minérales aucune fracture avant que dix-huit mois se fussent écoulés depuis l’accident. M. le docteur Duplan, chirurgien chef de l’hôpital militaire de Baréges, a publié dans le Recueil des mémoires de médecine et de chirurgie militaires l’observation d’une fracture de la rotule, datant de huit ans, laquelle se serait rompue spontanément sous l’influence des eaux de Baréges, et qu’un nouvel appareil contentif a guérie sans écartement appréciable. A cette manière de voir peut être opposé un mémoire adressé f)ar M. le docteur Patézon à la Société d'hydrologie médicale de Paris, sur la question de savoir à quelle époque il convient d’envoyer les fractures aux eaux de Bourbonne. Une commission a analysé ce travail intéressant par l’organe de M. Dulroulau {Ann. de la Soc. Phydr. méd., t. V, p. 87). Nous empruntons à ce rapport l’exposé des faits principaux qu’il relate et qui jettent, nous le croyons, un jour véritable sur la controverse.
M. le docteur Cabrol, médecin principal, chargé de la direction de l’hôpital militaire thermal de Bourbonne, avait déjà signalé, dans les documents officiels de son service, que la détermination de l’incurvation d’un membre, pendant l’usage des bains, semblait tenir bien plus à un défaut préalable de consolidation qu’à une action dissolvante de la part des eaux. Son prédécesseur à la tête du même établissement, le docteur Villaret, avait soigné plusieurs fractures récentes, sans remarquer aucun accident intercurrent. M. Patézon a dressé, d’après un modèle proposé par M. Cabrol, et pour chacune des années 1853, 1854, 1855, 1856 et 1857, un tableau statistique des faits cliniques de Bourbonne, présentant dans des colonnes séparées le numéro d’inscription sur les registres de l’hôpital, les initiales du malade, la date de la fracture, le résultat du traitement au départ, le résultat définitif. Quelques observations succinctes complètent ce tableau et indiquent les effets les plus caractéristiques que les eaux ont produits. De ce dénombrement il ressort que 89 fractures, ayant de six à douze mois de date, ont donné 24 guérisons, 48 améliorations, 15 résultats nuis, et 2 aggravations. Parmi les relations particulières 3 insuccès figurent, mais avec des détails suffisants pour expliquer comment des complications de l’état local ou reliées à la diathèse formelle peuvent entraver la
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ciotnsaiion des os. Ëii dernière conclusion, M. Palézon repousse comme Irop absolue l’opinion tradilionnelle, relalhc au traitement des Iraclures récentes à liourbonne. Mettant à part, comme il convient de Iclaire, les cas où (|uelc|ne phénomène inllammatoire menace de se I éveiller ou de s aggraver par la propriété excitante de l'eau et par l’effet mécanique de la douche, il croit qu’on peut engager les praticiens à envoyer aux eaux leurs blessés h la date de quatre mois et demi à cinq mois, à partir de l’accident. Ce conseil se subordonne à des réserves prises par notre confrère lui-même et que nous approuvons entièrement. Elles portent; l- sur les fractures |.ar projectiles de guerre; 2» sur celles où un levain d’activité inllammatoire existerait encore dans le loyer de la lésion ; 3" sur celles enfin où un état diathésique du malade serait susceptible de retarder la consolidation. C’est donc une appréciation de la nature des faits individuels qui doit tracer la conduite du chirurgien en pareil cas, plutôt que des formules rigoureuses dont le moindre inconvénient serait de reculer ou de rapprocher intempestivement l’interveiitioii du traitement thermal.
On ne reconnaît plus en général, aujourd’hui, l’importance que donnait Dupuytren au cal désigné comme provisoire, et destiné selon sa théorie à se résorber et à faire place à une production nouvelle et définitive. Si le premier degré du cal consiste dans la formation d’un véritable cartilage, l’ossification consécutive ne s’accomplit pas moins tantôt selon une marche uniforme, tantôt par des points isolés et radiants (Ch. Jlobin). Le précepte essentiel à suivre, c’est de ne pas entraver ce travail de régénération. Lorsque quelque diathèse le ralentit ou 1 embarrasse, la médication minéro-thermale pourra encore devenir un auxiliaire précieux, à la condition d’être administrée avec prudence et d’être mesurée sur les circonstances morbides. Quant à la diminution de cals vicieux, à 1 incurvation de ia portion conjonctive des fiagments, à 1 aiiongement qu’un membre fracturé et consolidé aurait subi fiar l’action de bains sulfureux ou salins, nous ne sommes pas éloignés de croire qu’il n’a pas toujours été tenu un compte suffisant, dans les observations qu’on en a faites, du ramoilissement des parties molles environnantes. Là où les organes lésés, muscles, tissu fibreux, périoste, ont concouru à la cicatrisation, il se pa.sse des phénomènes d’mfiltration et d’engorgement qui peuvent varier concurremment avec l’épanchement fondamental lui-même et devenir un élément pathologique de plus. C’est sur cette complication du cal que l’attention doit se porter souvent. Nous convenons avec Cobrol qu’il n’est jias toujours facile de diagnostiquer la part de gonllement qui revient à chaque partie contiguë; mais parmi les accidents consécutifs aux fractures etjusli-