S OEUFS
Nouveau Mahourat.
Syndicat
Ces sources sont dcsli-
CAÜTERETS.
Ces sources diverses n’oiit été, maigre ieur grande réputation et le nombre considérable de malades qui s’y rendent, l’objet que d’un nombre très limité d’expériences chimiques. Voici la composition que Longchanq)
a assignée à l’eau de la RaiUère : Eau : un liire.
Lit.
Azote . 0,004
Gram.
Chaux . 0,004487
Magnésie . 0,000445
Soude caustique . 0,003396
Sulfure de sodium . 0,019400
Sulfate de soude . 0,044317
Chlorure de sodium . 0,049576
Silice . • . 0,061097
Barégine, potasse caustique, ammoniaque... traces
(Longchamp.)
Cette analyse est peut-être, parmi toutes celles exécutées par Longchamp, celle qui laisse le plus à désirer, du moins en ce qui concerne la manière dont il en a interprété les résultats. On a reconnu depuis que, dans aucune source minérale, la soude et la potasse ne se rencontraient à l’état caustique. M. Henry prétend que la source de la RaiUère, et les autres sans doute, contiennent de l’iodure de sodium.
MM. Gintrac, Filhol, François et Buron, qui ont cherché à doser la proportion de monosulfure de sodium dans les eaux de Cauterets, non-seulement à la source, mais encore sur leur lieu d’emploi, sont arrivés aux résultats suivants : Sulfure de sodium par litre.
César vieux, près de la source. . . 0,0267
César nouveau, sous la galerie. . . 0,0280
— ' dans un bain . 0,0099
Espagnols, près de la source . 0,0254
— dans un bain . 0,0123
Pauze vieux, à la douche . 0,0245
— bain à 34'* . 0,0151
Pauze nouveau, à la buvette, source moderne . 0,0285
— bain à 38° . 0,0147
La Haillère, à la source . 0,0192
— à la buvette . 0,0186
— au bain, près de la source . 0,0148
— — la plus éloignée . 0,0124
Petit Saint-Sauveur . 0,0099
— chauffée . 0,0149
Bains du Pré . . . . . * . * • 0,0223
— Buvette . 0,0224
Bains du Bois, ancienne source . 0,0161
— nouvelle source . 0,0099
Mahourat, buvette . 0,0154
Source des Yeux . 0,0179
Source aux OEufs . 0,0192
Bruzaud . 0,0150
(Filhol, Eomx minérales des Pyrénées,)
UK)
CAUTKHETS.
M. Réveil nous a communiqué le résultat d’ol)servaiions faites sur la sulfuration du groupe des Œufs^ observations qui font partie d’un travail entrepris au nom d’une commission désignée par la Société d' hydrologie uiédicale de Paris.
Sulfure de sodium par lilre.
Gram .
Source k [nouveau Mohour al) . 0,026074
Même source, refroidie à 20". . . . 0,022968
Source B (de la Galerie) . 0, 028560
Même source, refroidie à 20® . 0,022347
Source C (de /a Cascade) . 0,029181
Source D [du Hocher) . 0,026074
Source E [du Gave] . 0,021728
Source F [griffon des OEufs) . 0,030422
Les sources de Cautere.ts sont toutes groupées à l’entour de la ville. Des établissements distincts, et quelques-uns assez éloignés les uns des autres, ont été installés auprès des principales d’entre elles. La plupart de ces établissements doivent à la nature particulière des sources qu’ils desservent des applications très spéciales ; il importe donc d’en tracer le tableau, ce que nous allons faire d’après l’exposé que nous trouvons dans l’ouvrage de M. Drouhet.
(>es sources sont distinguées en sources de Est (Drouhet) ou du Nord (François); sources de (Drouhet) ou du Centre (François);
et sources du Midi.
Sources de C Est ou du Nord. — Ce groiqie, le plus considérable, est situé à une assez grande élévation de la montagne à laquelle Cauterets est adossée (95 mètres). Deux des sources qui le composent. César nouveau et les Espagnols., ont été descendues dans la ville, et alimentent l’établissement thermal proprement dit (24 baignoires, etc.), qu’elles se partagent en quehjue sorte. Pauze vieux alimente un établissement spécial (18 baignoires et douches), beaucoup plus rapproché de son émergence, et par conséquent distant de la ville. Tout auprès, l’établissement de Pauze 7iouveau comprend vingt baignoires. César vieux., la source capitale de ce groupe (Drouhet), ne fournit qu’une buvette. Toutes ces sources, dont la température ne varie qu’entre 47® et 49", sont fort semblables entre elles; ce sont les plus actives et les plus excitantes des sources de Cauterets. Ce sont elles qui sont surtout employées dans les maladies de la peau, le rhumatisme, la syphilis et chez les scrofuleux. Cei^endant César vieux passe pour posséder une spécialité d’action dans les aiïections catarrhales, dans l’asthme humide, et dans certains cas spéciaux de tuberculisation, c’est-à-dire quand la forme de la maladie et la nature de la constitution commandent une médication énergique.
CAUTEIIETS. 401
Bruzaud, voisine des grands thermes de la ville, doit à un aménagement tiès vicieux une altération qui lui fait perdre la presque totalité de sa sulfuration, mais est utilisée dans des névroses, des affections abdominales, et surtout dans les maladies de l’utérus. L’établissement qui la reçoit, pourvu de quatorze baignoires, est très mal installé. Rieumizet^Xd. seule source qui jaillisse dans Cauterets, point sulfureuse, mais simplement sulfatée, plutôt sédative qu’excitante, est employée dans les memes circonstances à peu près que Bruzaud (onze baignoires; douches ascendantes vaginales).
Sources de BOuest ou du Centre. — Il n’y a qu’une source , la Raillère, située à un kilomètre et demi de Cauterets, et alimentant un bel établissement, qui comprend une buvette et vingt-neuf baignoires. Cette source a acquis une grande célébrité par ses applications spéciales au traitement des affections de l’appareil pulmonaire.
Sources du Midi. — Ces sources présentent généralement des caractères et des propriétés moins bien accusés que les précédentes. Le Petit- Saint-Sauveur, que l’on a comparé pour ses applications aux thermes de Saint-Sauveur, possède douze baignoires. Il y en a dix-sept à la source du Pré, voisine de la précédente, et dont les caractères n’offrent rien de saillant. Les eaux de Mahourat, très digestibles, diurétiques, à ce qu’il paraît, ne sont employées qu’en boisson, et surtout dans les affections abdominales. La source des } eux, mince fdet d’eau rapproché de Mahourat, est sans usages. Les Œufs représentent trois sources, d’une température très élevée et dépourvues d’installation. Le Bois (quatre baignoires, deux piscines, douches) est l’établissement le plus éloigné de Cauterets.
Depuis 1848, les sources et les bains de la vallée ou syndicat de Cauterets ont été l’objet de travaux d’amélioration exécutés sur un programme longuement étudié. Toutes les sources, à l’exception de quelques griffons de la berge du gave de Macadaou (groupe des OEufs), sont captées à la roche et aménagées par des travaux souterrains qui ont triplé les ressources alimentaires des établissements du syndicat. Le Bam des Espagnols a été amélioré et complété; on a reconstruit Pauze vieux, et remanié la RailVere. Actuellement on établit à nouveau les conduits de descente de César, de Pauze et des Espagnols, ayant à racheter une hauteur verticale de 95 mètres sur28Ü mètres de parcours. On y a adopté le mode à tuyau plein au départ et à l’arrivée, sans renouvellement ni contact de l’air à l’intérieur des conduites. Ou arrivera ainsi à conserver le principe sulfureux de la source aux bassins de recette.
On construit, aux Espagnols, un système de salles d’inhalation et de humage alimentées par des vapeurs sulfureuses spontanées et exaltées.
Les projets arrêtés en principe et à l’étude sont :
Dict. des Eaux miner. — T. I. "2(i