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; El FORT, 18Si )
CHATELDON.
Outre CCS sources, M.O, Henrv s’est encore livré à l’analyse d’une autre située dans le voisinage de celles de Chainbon^ et les résultats qu’il a obtenus se confondent avec les précédents.
Les eaux de Châteauiieuf nous sont moins connues sous le rapport médical que sous le rapport analytique. La multiplicité des sources, leur variété de température, le développement donné aux appareils bainéothérapiques, rendent cependant cette station fort digne d’intérêt. La composition de ces eaux les rapproche de celles de Saint-Alban : mais si elles sont moins gazeuses que ces dernières, et se trouvent moins propres h servir de boisson digestive, à distance surtout, elles semblent olTrir, par suite de leur tbermalité, des ressources thérapeutiques plus étendues.
Salneuve a publié à leur sujet une série d’observations qui embrasse des sujets très variés, tels que paralysie, scrofules, rachitisme, rhumatisme, bydarthrose. Il est à croire que, dans la plupart de ces cas, les eaux de Châteaunenf ont agi plutôt comme moyen hydrothérapique que par leurs propriétés médicamenteuses directes, et il n’est pas probable qu’elles puissent exercer vis-à-vis ces divers états morbides l’action radicale qui pourrait appartenir à des eaux plus actives et plus médicamenteuses. Elles se rapprochent, sous ce rapport, de beaucoup d’eaux peu minéralisées, dont les résultats avantageux s’exercent sans doute plus sur certaines manifestations symptomatiques que sur les conditions orgaïu'ques dont celles-ci dépendent. Cependant le rhumatisme simple est certainement très bien traité dans les piscines de Châteauneuf, et nous ne doutons pas que ce traitement ne puisse convenir également à quelques névroses. Les eaux de Châteauneuf sont utiles daits la dyspepsie, et dans la forme gastralgique qui réclame des eaux modérément actives. Cependant il faut remarquer que c’est le traitement externe qui a toujours été prédominant dans la pratique de Châteauneuf.
CIIATELDOX (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Thiers). A 16 kilomètres de cette ville et de Vichy.
Ferrugineuse bicarbonatée . Froide.
Cinq sources captées dont les trois premières, désignées dans la localité sous le nom de sources des Vignes, appartiennent depuis l’époque de leur découverte (1778) 'a la famille du docteur Desbret. Les deux dernières, nommées sources de la Montagne, sont la propriété de M. Tapon, qui les exploite depuis quelques années seulement.
Voici les noms et la température :
Puits carré . 13'*, 6
Puits rond . . I^.‘-
Source Sainte-Eugénie . H
Source Andral . 9,5
— du Mont-Carmel . . 10
CHATELDON.
Eau : un litre.
Acide carbonique libre dissous .
— de potasse .
— de magnésie .
— de strontiane .
— de chaux .
— de protoxyde de fer .
— de protoxyde de manganèse.
Sulfate de soude .
Phosphate de soude .
Arséniate de soude .
Borate de soude .
Chlorure de sodium . . . . . ,
Silice .
Matière organique .
Ptiils carré.
Piiils rond,
Gram.
Gram.
traces
traces
traces
traces
(Bouüüet, 1854.)
Source Andral. Source du Mont-Carme
Acide carbonique libre .
Bicarbonate de chaux .
— de magnésie .
— de soude .
— de potasse .
— de protoxyde de fer. . .
Sulfates de soude et de chaux .
Chlorure de sodium .
lodure et bromure alcalins .
Silice, alumine, phosphates terreux, principe arsenical sans doute uni au fer ou à la soude , matière organique .
Gram.
non douteux
Gram.
non douteux
(O. Henry père et fils et Gonod, 1858.)
Les eaux de Chateldon sont surtout des eaux digestives; moins médicamenteuses que les eaux bicarbonatées sodiques d’une minéralisation notable, elles sont tolérées par beaucoup d’estomacs qui ne supportent pas ces dernières. Lorsque la Dyspepsie [voy. ce mot] est accompagnée de phénomènes gastralgiques prononcés, les eaux bicarbonatées calciques sont généralement les mieux appropriées. Les eaux de Chateldon présentent des applications analogues dans les cas de gravelle ou de catarrhe vésical où l’état des reins ou de la vessie ne permet pas une médication active. Ces eaux paraissent avoir été employées avec avantage dans le cours des fièvres intermittentes (Desbret), sans doute comme succédanées des antipériodiques.
11 y a à Chateldon un petit établissement thermal , mais très peu fréquenté.
CHATELGUYON, 423
€llATEix«r¥0^ (France, Puy-de-Dôme, arroiuî. de Riom). A 7 kiloînèlres de cette ville.
Chlorurée sodique et ferrugineuse bicarbonatée, Tempér. , de 23“ à 35° cent.
Sept sources :
Source de la Prairie . . — . . . . .
— du Ruisseau .
— de la Vernière .
— de la Planche (rive droite). . .
— R'Azan ou du Gargouilloux .
— Intermittente , au-dessus du Gargouilloux. . .
Brosson .
La plus importante de ces sources est celle de la Vernière; en voici la composition :
Eau : un litre.
Bicarbonate de soude . traces
— ■ de magnésie . 0,2460
— de chaux . 1,8027
— de fer . 0,2228
Sulfate de soude . 0,5850
— de chaux . 0,0800
— d’alumine . . . traces
Chlorure de sodium. . . 2,4000
Apocrénate de fer . traces
Alumine . 0,0200
Matière organique . traces
Perte . . . 0,1530
(Nivet, 1844.)
Une analyse récente de l’eau de la source Brosson a donné les nombres suivants :
Eau : un litre.
Gram.
Acide carbonique libre . 1,550
Chlorure de sodium . 1,874
— de potassium . 0,160
— • de magnésium. . 0,989
lodure de bromure de sodium . 0,002
Bicarbonates de chaux et de slrontiane . 1,937
— de magnésie . 0,345
— de protoxyde de fer. . . | ^ 0489
— ■ de manganèse . ) ’
Sulfate de soude . 0,610
Arséniate de fer . traces
Silice et alumine . 0,166
Matière organique . ?
(E. Gonod, 1859.)
Il existe à Chatelguyon deux établissements thermaux désignés du nom de leurs propriétaires, Barse et Brosson, et fréqueiUés particu-
^24 CHATELGUYON.
lièrenient par les iiabitaiKs de l’Auvcrgnc. C’est à tort sans doute que l’un de nous, s’appuyant sur une analyse de M. Barse, avait rangé ces eaux parmi les sulfatées sodiqncs. La proportion de sulfate de soude indiquée par ce chimiste, près de 2 grammes par litre, ne se retrouve point dans les analyses que nous rapportons ici. Nous ferons remarquer, du reste, que la prédominance légère des chlorures sur les bicarhoîiatesi et la faible proportion du sulfate de soude, paraissent peu en rapport avec les propriétés physiologiques les plus saillantes de cos eaux.
Les eaux de Chatelguyon occupent dans les anciens traités relatifs aux eaux minérales (Jean-Ban, 177A; Raulin, 1805) une place plus considérable que dans les ouvrages modernes. Ce sont cependant des eaux minérales dont les propriétés et l’action thérapeutique méritent de fixer 1 attention. Elles sont notablement laxatives, et en meme temps toniques à la manière des eaux ferrugineuses.
Suivant Si. Agiiilhon, les eaux de Clialelguyon possèdent au plus haut degré, et plus qu’aucune autre eau minérale en France, la propriété purgative. Ceci nous paraît un peu exagéré. S’il en était ainsi, il ne faudrait pas en élever la dose, de trois ou quatre, à huit, douze et même vingt verres. Ces doses considérables ont évidemment pour effet de faire prédominer l’action purgative. lorsque l’on recherche soit l’action digestive, soit I’, action tonique, on a recours à des doses infiniment moindres, et fractionnées. Comme il arrive auprès de toutes les eaux purgatives,' les effets en sont infiniment variés, et il faut parfois en aider l’ac’tion par l’addition de quelque se! neutre. Quelquefois la sécrétion des reins est augmentée d une manière remarquable. La peau devient assez souvent le siège d’un travail fluxionnaire et éruptif, qui olfre de la ressemblance avec celui de la scarlatine et de la miliaire. M. Aguilhon, à qui nous empruntons ces renseignements, fait remarquer que ces phénomènes
de poussée se produisent même chez les malades qui ne font usage de ces eaux qu’en hois.son. °
Voici, d’après üeval, les circonstances dans lesquelles les eaux de Chatelguyon conviendraient spécialement : « Kmployées en bains et en douches, elles produisent des effets surprenants contre les rhumatismes articulaires chroniques, dans les engorgements lymphatiques des articulations ou tumeurs blanches, dans les rétractions des muscles ou des tendons, dans les paralysies partielles ou générales, dans l’atrophie des membres et dans les fausses ankylosés. Prises en boisson et dans les liièmes circonstances qui réclament les eaux de Vichv, elles ont une action toute spéciale dans les affections des viscères du' bas-ventre, connues sous le nom d’obstructions, telles que celles du foie, de la râlé des glandes mésentériques. Les affections chroniques de l’estomac, des ii’itc.s'-
CHATEîSOIS.
lins (gastrites et gastro-entérites), les leucorrhées ou fluenrs blanches, les chloroses, les engorgements scrofuleux, ont été combattus avec avantage dans beaucoup de circonstances. » [AnnuairedethérG.peutiqi(C^\%l\2).)
Nous n’élevons pas de doute touchant l’opportunité de ces eaux vis-à-vis de certaines manifestations scrofuleuses, mais nous sommes loin d’étre édiliés sur la comparaison de leurs applications avec celles des autres eaux minérales, qui sont spéciales pour le traitement de la scrofule. Les eaux de Ghaielguyon paraissent cependant se rapprocher du groupe formé par certaines eaux chlorurées sodiques et bicarbonatées, comme Saint-Nectaire, la Bourboule, eaux minérales qui appartiennent précisément à la même région géographique. Plus purgatives et plus ferrugineuses à la fois que ces dernières, elles doivent être préférées peut-être quand un état anémique très prononcé est joint au lymphatisme ou à la scrofule.
Les eaux de Chatelguyon sont employées transportées à titre d’eaux laxatives. Mais nous ne pouvons admettre, avec M. x\guilhon, que leur action purgative soit bien supérieure à celle des eauxde Pullna, et qu’elles puissent marcher de niveau avec l’eau de Sedlitz artificielle {Annuaire de thérapeutique) .
CHATEXOïs (France, Bas-Rhin, arrond. de Schelestadt).
Chlorurée sodique. Froide.
Deux sources ayant la même origine et la metne constitution.
Eau : un litre.
Acide carbonique libre .
— sulfbydrique .
Source Diniiigor. Source Buckel.
traces traces
traces sensibles moins sensibl.
Gi nni.
Gr
Cblorure de sodium . . .
— de magnésium .
— de potassium .
Sulfate de soude .
— de magnésie .
— de chaux .
— de soude . \
Bicarbonate de soude. . j
— de chaux .
— de magnésie .
— de fer . )
— de manganèse . )
Bromure ) .
lodure \
traces fort sensibles
id.
Matière organique unie à un peu de)
fcj* . . . >
Silice et silicate d’alumine . )
^0. Hknry.)
CHAUDES- y^ES.
L eau minérale do Chatenois possède la plus grande analogie avec l’eau de Niederbronn, qui appartient au même département. On l’a classée parmi les eaux salines bromo-ioduréel Elle est en outre arsenicale, car M. Gbevalliery a signalé l’existence de ce métalloïde. Enfin M. Nicklès y a découvert récemment des traces non douteuses d’un fluorure.
ciiAUDES-AiCiUES (France, Cantal, arrond. de Saint-Flour). A 32 kilomètres de cette ville.
Bicarbonatée sodique, Tempér., 57^^ à 81%5 cent.
Les sources jaillissent de roches volcaniques, et sont en assez grand nombre. Voici les principales :
Source du Par . . . . .
— - de r Eslende ou Bonde du moulin
Grotte du Moulin du Ban .
Sources Felgère. .
Source du Bemontalou . . .
la Condamine . . .
57“ et 70“ »
La station de Chaudes-Aigues est celle c|ui, en France, possède les eaux les plus chaudes; aussi portaient-elles autrefois le nom de Aquœ calentes.
Eau : un litre.
Sulfhydrate qui se forme à l’aide
de la chaleur .
Carbonate de soude . . . . . .
— de chaux .
— de magnésie .
Oxyde de fer. . .
Chlorure de magnésium. .....
— de sodium .
Silice .
Silicate de chaux .
Matière organique .
— bitumineuse .
Sel de potasse (traces) et perte.
Source
Source
Principale source
de la Bonde
de la Grotte
de la
du moulin.
du moulin.
maison Felgère,
traces
traces
traces
gi’.
gr.
traces
traces
traces
(Chevalliek.)
Il est hors de doute que les carbonates inscrits par M. Clievailier à l’état de sels neutres existent dans ces eaux à l’état de bicarbonates, car ce chimiste, analysant le gaz spontané de la source du Par, lui a trouvé la composition suivante :
Acide carbonique
Oxygène .
Azote . . .
I) après des recherches ultérieures, 31. Chevallier
lüO
estime que toutes
CHAUDES-AÎGUES.
les eaux de Cliaudes-Aigiies contiennent environ un quart de milligramme d’arsenic par litre.
La source du Par a été analysée par M. Blondeau, de Rodez.
Carbonate de soude. . . .
— de chaux. . .
— de magnésie,
Oxyde de fer .
Sulfate de soude . .
— de chaux .
— de magnésie...
Sulfure d’arsenic .
— de fer .
Chlorure de sodium. . ,
— de magnésium Bromure de sodium. ...
lodure de sodium .
Silicate de soude .
Alumine . . .
Matière organique .
Eau : un litre,
Gram.
traces
traces
L’analyse qui précède diffère essentiellement, on le voit, de celles de M. Chevallier.
M. Blondeau inscrit aussi le sulfure d’arsenic comme faisant partie intégrante de cette eau minérale. Il a été amené à ce résultat en étudiant le sédiment qui se [forme sur le sol, et qui est constitué de la manière suivante :
Soufre . 33,5
Fer . 41,0
Arsenic . 25,5
Il s’agirait donc d’un sulfure double d’arsenic et de fer ou pyrite arsenicale. L’epinion de ce chimiste ne peut être admise en principe, car tout porte à supposer que le sulfure de fer arsenical s’est formé par suite de la dissociation des principes élémentaires de l’eau en présence de l’air, et de la meme manière que l’arséniate de fer qui est contenu dans le dépôt ocracé de presque toutes les eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées.
L’eau de la source de la Condamine n’a pas encore été l’objet d’un examen suivi; d’après MM. Dufressede Ghassaigne et Podevin, elle serait très ferrugineuse, ce qui la différencie des autres sources.
Les eaux de Chaudes-Aigues sont prises en boisson, en bains, douches, étuves. Mais l’établissement thermal est loin de présenter l’importance et le développement qu’on aurait dû lui donner. On utilise encore ces eaux d’une manière purement industrielle. On se sert des eaux de la
CflAUFFAGE DES EAUX MINERALES.
glande source du Par pour tremper la soupe, pour faire cuire les œufs, et poui préparer les aliments sauscombustible. Ces memes eaux dégraissent paifaitement la laine, à laquelle elles donnent tme blancheur éclatante; mais elles sont principalement employées, Thiver, à chauHer, au moyen de canaux ingénieusement pratiijués, les rez-de-chaussée des maisons appelées maison caondo, maisons chaudes. Pendant l’été, cette eau est dirigée dans la rivière. M. Berihier prétend que les eaux thermales de Chaudes-Aigues tiennent lieu à ses habitants d’une foret de chênes qui aurait au moins 550 hectares. M. Feigère les a utilisées avec succès pour produire rincubation artificielle (Pâtissier, Manuel des eaux minérales naturelles, 1837).
^ Fa spécialité des eaux de Chaudes-Aigues est le traitement des rhumatismes et des névialgies. Elle nous parait se rapprocher beaucoup de celle qui appartient aux eaux de Bourbon-Lancy.
C’est au rhumatisme musculaire que les eaux de Chaudes-Aigues paraissent surtout convenir (Dufresse de Chassaigne). Nous pensons qu’elles doivent être spécialement recherchées chez des individus excitables et névropathiques. Quant aux rhumatismes articulaires, leur opportunité pai ait se rencontrer surtout à la suite du rhumatisme articulaire, quand on a de la peine à se débarrasser du gonflement et surtout de l’endolorissement des jointures. Nous exposons ailleurs les observations qui ont été laites à Cliaudes-Aigues, touchant l’existence d’une endocardite, et la résolution possible des altérations locales qui en sont la suite [voy. Coeur (maladies du)].
i\I. Dufresse de Chassaigne a obtenu de bons effets des eaux de Cdiaudes- A igues dans des cas peu nombreux de névralgies diverses et surtout dans des cas nombreux de sciatiques et de névralgies crurales. Nous ne sauiious, d a|)iès les observations de ('.et auteur, discerner quelque différence, relativement aux indications, entre les applications de CCS eaux et de celles de Neris ou de Bourbon-Lancy, qui constituent également des médications très efficaces de ces névralgies spéciales.
Les eaux de Chaudes-Aigues ont donné de bons résultats dans des cas i\Q paralysie, de dartres anciennes, de scrofules, de plaies darireuses, de syphilis. Nous ne voyons là que les résultats d’une médication hydrothérapique, communs à la plupart des eaux thermales faiblement minéralisées et à température élevée.
ciiAL’FFACiK WES EAFA MSAÉBiAEES. Dans un grand nombre de cas, soit (pie l’eau minérale se trouve à une température native inférieure à celle de la douche ou du bain, soit que l’on doive doser les bains, on est dans l’obligation de la chaulfer préalablement. Celle opération, alors même qu’elle est faite avi'c perfection, porte une atteinte plus ou moins