CHAUFFAGE DES EAUX MINÉRALES
grande a la coinposiiion initiale des eaux. Elle en dégage plus ou moins complélemeiu les gaz natifs. Les ferrugineuses (carhonatées et crénatéesl, les carbonatées calciques, fournissent des dépôts qui lénioignent de leur altération. Les bicarbonatées alcalines sont eiles-méînes atteintes. Les sulfureuses, et notamment les bydrosulfuriquées, se ntodinent rapidement.
On a cherché depuis longtenqis et l’on cherche encore sinon à combattre entièrement, du moins à réduire ces effets. Un des meilleurs procédés consiste à élever rapidement la température de i’cau minérale, en l’associant avec une certaine quantité d’eau douce préalablement chauffée à une haute température. Ce mode est pratiqué dans plusieurs établissements.
On a varié les modes de chauffage ; on a abandonné la caléfaction à feu nu pour y substituer le serpentinage à la vapeur par tuyaux ou lentilles.
Le serpentinage est supérieur sans contredit à l’aciion du feu nu. Dans ce dernier mode, l’eau minérale à chauffer se trouve forcément, pendant la nuit et pendant les temps morts du service, en contact avec des massifs de maçonneries longueîuent échauffés. De là une cause d’altération dont l’action est constante, 'prolongée et funeste. Par le serpentinage on peut, dans une certaine limite, se soustraire à cette cause; on évite aussi l’altération due aux coups de feu que l’on ne saurait éviter dans le feu nu.
On devra, dans l’application du chauffage aux eaux minérales, rechercher les moyens propres à éviter une action trop immédiate et trop rapide de la température, et surtout à soustraire l’eau pendant les temps morts au chauffage prolongé. C’est dans ce sens que doivetît être dirigées les tentatives de perlectionnement. Le serpentinage à la vapeur remplit ce but. Il n’a que l’inconvénient de surprendre l’eau minérale dans le début.
On a recours au serpentinage tà l’eau chaude , au moyen d’appareils ou de chaudières de circulation, dont le fonctionnement est du genre de celui du bain-marie immergé. On modère à volonté l’action caléfiante; mais, bien moins rapidement qu’avec la vapeur, on parvient à supprimer
cette action.
Enfin on a proposé et l’on réalise actuellement, pour des eaux sulfureuses, le chauffage à la vapeur, mais restreint sur les lieux et au moment de l’emjjloi. Ce moyen, qui paraît avoir de l’avenir, et que M. J. François va tenter sur de nouvelles sources tempérées, sans emploi à Baréges, consiste à l'ccevoir l’eau à chauffer dans un mancîion métallique dont le centre est occupé par un tuyau de vapeur. On conçoit (ju’en régularisant l’admission de l’eau à chcuUér d’une part, et de la vap^eur d’autre paii t, on puisse limiter et régler l’action caléfiante, au î)oint d’obtenir un écoi.lement constant à une tempéi’ature constante.
Ces echerches présentent un grand intérêt pour l’hydrologie minérale.