CHEMILLÉ
E. Enfin, dos sources fol lement ferrugineuses sont signalées dans la même localité.
La variété des eaiixde Cheltenliam présente donc un assez vaste champ d’application aux praticiens. C’est particulièrement en boisson qu’elles sont employées, et cela, dans la chlorose et l’anémie, dans les gastralgies et les dyspepsies, dans les obstructions abdominales et les engorgements du foie. Beaucoup d’Angiais, éprouvés par le climat des Indes et les influences tropicales, usent avantageusement de ces eaux, soit à dose purgative, soit à dose altérante. Malheureusement la mode ou le caprice, plutôt que les saines notions d’un traitement rationnel, dirigent les nombreux visiteurs de Cheltenham. Cette localité est surtout fréquentée pendant l’automne, et elle devient alors, grâce à la beauté de ses environs, de ses promenades, età l’aflluence d’élite qu’elle attire, une très agréable résidence.
On extrait des sources de Cheltenham les sels purgatifs vendus sous le nom de sels de Cheltenham.
CHEitllLLÉ (France, Maine-et-Loire, arrond. de Beaupréau).
Ferrugineuse bicarbonatée . Froide.
Eau : un litre.
Source
Source
de la
de la
SORINIÈRE.
Chapronnière.
Acide carbonique et azote. ,
Bicarbonate de chaux .
— de magnésie. . . .
— de fer . ; .
— de manganèse. . .
Sulfate de magnésie .
— de fer .
— d’alumine .
Chlorure de calcium .
— de magnésium....
Silice . . .
Matière organique azotée. . .
(Ménière et
Godefroy.)
Les sources de Chemillé laissent sur le sol un dépôt abondant de sesqui-oxyde de fer. Le dépôt de l’une d’elles la C hapi'onnière (voy. ce mol) a indiqué des traces d’arsenic.
On remarque qu’aucune de ces eaux ne contient de bases alcalines; ce résultat nous semble tellement extraordinaire, que nous ne pouvons nous empêcher de le signaler. D’une autre part, leur faible minéralisation, sauf la proportion considérable de fer qu’elles contiennent , tend plus à les rapprocher des eaux douces que des eaux minérales. Ajoutons enfin
^36 (IHIANClArsO.
fille, d après /a nianière doiil les acides el les bases sont représentés, il est fort difficile de leur assigner une place dans une classification quelconque.
Voy. Géologie. Régime souterrain.
CHEWKAiiXE^. Voy. Saint-Amant Roche-Savine.
ciiERBOERt; (France, 3]anchc, chef-lieu d’arrond.). A 370 kilomètres de Paris.
Bains de mer.
CHEZAII (Algérie, près d’Aïn-Nouisy , prov. d’Oran, arrond. de Mosiaganem). A 16 kilomètres de cette ville.
Chlorurée sodique. Tempér. ?
Eau : un litre.
Chlorure de sodiiiin . 2 66
— de potassium . \
— de magnésium . | indiqués
Sulfate de soude . O oi
— de chaux . q’-^q
Carbonate terreux . -j’qq
Acide silicique, alumine, oxyde de fer, indices, ( matière organique . I
(0. Henry.)
L’eau de celte source a été analysée dans le laboratoire de l’Académie de médecine et avec le résidu préparé à Alger. M. O. Henry ne considère pas les résultats qu’il annonce comme définitifs, car il n’a eu à sa disposition qu’une très petite quantité de matière. Il y aurait, ainsi qu’il le dit, à 1 echercher dans une plus gl ande quantité du résidu, la présence de l’iode, du brome et de l’arsenic.
CHIATVCIA^O (Toscane, prov. d’Arezzo). Bourg à 7 kilomètres de Monte-Pulciano, dans la vallée de la Chiana.
Sulfatée calcique. Tempér. entre 15” et 36° cent.
Simon signale du sulfate d’alumine, en proportions diverses, dans les quatre sources dont l’analyse est donnée ci-après.
Les plus chaudes sont celles de Sainte-Agnès. Elles sourdent toutes d’une roche iravertine. Ces bains, très fréquentés, étaient établis dès le xiv° siècle et appelés à celte époque Bagni-di-Chianciano, Bagni di Santa Agnese. On les désignait au moyen âge sous le nom de Bagnidi-Sellena. Ils sont plus spécialement employés dans les affections rhumatismales et les maladies de la j)cau. Les sources qui conlienneni quelques principes ferrugineux sont conseillées comme médication tonique et 1 econstiluante. Celle del Baluz..)0, la plus froide, sert exclusivement à l’usage interne.