‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 188 sur 259 · CŒUR (MALADIES DU · texte numérisé non relu

CŒUR (MALADIES DU

C'OCOÎSIICO (Amérique du Sud, Nouvelle-Grenade). Village sur la route qui conduit de Popayan au volcan de Puracé. Source thermale, sulfurée et bicarbonotée sodlque, sortant avec force de la roche trachytique qui constitue le sol de toute la contrée, avec un dégagement tellement considérable d’hydrogène sulfuré et de gaz acide carbonique qu’il serait imprudent de séjourner trop longtemps dans son voisinage. Température : 72°, 8 cent.

Analyse de AI. Boussingault :

HydrogèiK^ sulfuré . ]

Acide carbonique . i

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium . . . . .

Bicarbonate de soude .

Carbonate de chaux .

Carbonate de magnésie, de manganèse, silice. .

grande quantité

Gruni.

traces

(]ette source n’est pas usitée dans le pays. La roche d’où elle sort, en formant un ruisseau considérable, est recouverte par une concrétion que l’eau dépose elle-même. Al. Boussingault a analysé également ce dépôt, qui contient, d’après lui :

Gram.

Carbonate de chaux . 0,742

— de manganèse . 0,210

— de magnésie . 0,040

Sulfate de soude . 0,008

La présence du manganèse en aussi notable proportion dans une eau thermale est digne de remarque.

€ŒL"R (maladies du). Les eaux minérales offrent- elles des moyens de traiter avec quelque efficacité les maladies du cœur ? C’est là une question qu’il ne conviendrait pas de juger d pr/oré, mais sur laquelle nous ne possédons malheureusement que peu de renseignements. Cependant il faut établir des distinctions à ce sujet. On entend généralement par maladie du cœur une lésion organique consistant ou en un épaississement des parois musculaires de cet organe, ou en un rétrécissement des orifices cardiaques, par suite de l’épaississement de leurs tissus, ou de dépôts qui s’y sont formés. On admet que dans un grand nombre de cas ces altérations, celles des valvules surtout, sont le résultat d’une affection rhumatismale. Ces lésions doivent être considérées pendant la période de leur formation plastique, ou après l’accomplissement de cette dernière. Il ne faut pas oublier que certaines altérations de constitution du sang, et en particulier l’étal anémique, déterminent des symptômes

CœUll (MALADIES DU).

Cju il n fist pns toujours facile de distinguer (]e ceux d’une lésion orea-

nique, et quelquefois accompagnent une lésion organique commençante, en particulier dans le rhumatisme.

iSous admettons que les eaux minérales appropriées jmissent intervenii ulilemenl dans deux circonstances : leurs propriétés résolutives peuvent sadiesser aux épaississements et aux dépôts des orifices et des valvules, et les amoindrir ou les faire disparaître; leurs propriétés reconstituantes, en rendant au sang des qualités normales, facilitent la circulation, et améliorent l’état organique du cœur en aidant à son fonctionnement.

JNous devons avouer cependant que si l’intervention reconstituante des eaux minérales ne peut être contestée, et par suite l’influence qu’elle peut exercer sur les fonctions du cœur, nous ne saurions en dire autant à propos des lésions organiques, même commençantes, et se présentant dans les conditions en apparence les plus favorables pour subir un travail de résolution.

Nous ne possédons sur ce sujet que des renseignements assez incomplets, et cjui ne nous pei mettent pas d affirmer les propriétés des eaux minérales sur le sujet qui nous occupe. Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire les seuls documents que nous ayons à notre disposition. M. Vernière et Dufresse de Chassaigne ont fait à Saint-Nectaire ai à des observations analogues, et dont voici le résumé ; «'Dans les premiers temps de nia pratique à Saint-Nectaire, dit M. Vernière, ce n était pas sans inquiétude que je voyais des rhumatisants atteints de désordres graves de la circulation, s’administrer des bains qui ne passent pas sans raison pour excitants ; je voyais ces mêmes malades, oubliant les conseils de ma prudence , les prendre à une température qui me paraissait incompatible avec leur état. Plus lard ce n’était pas sans étonnement que je les trouvais moins oppressés et olfrant des battements de cœur moins forts et plus réguliers... Tous les malades dont l’alfection du cœur avait une origine rhumatismale éprouvèrent de ramendement. J’ai vu chez la plupart l’oppression diminuer ou disparaître, les battements de cœur tumultueux et confus se régulariser et bientôt laisser distinguer les deux bruits du cœur avec la plus grande netteté. J’ai vu les bruits de souffle les plus rudes s’adoucir insensiblement et quelquefois disparaître, le volume du cœur lui-même, constaté avec le plus grand soin par la percussion, diminuer considérablement et le champ delà matité se rétrécir. Ce dernier fait, positivement constaté, est-il le résultat d’une diminution réelle du volume du cœur? Un changement si considérable dans le volume de cet organe ne pourrait pas s’être accompli dans l’espace de vingt jours.

COt^üll (MALADIES DU).

» Si le cœur paraît moins gros, c’est parce que les valvules, siège essentiel de l’affection, ont subi un travail de résolution qui a diminué leur épaisseur et par suite agrandi l’oüverture des passages qu’elles circonscrivent. Le cœur, par l’effet de l’élargissement de toutes les ouvertures qui livrent passage au sang, a pu se débarrasser en grande partie du liquide qui distendait ses parois et revenir sur lui-même. Bien que l’altération des valvules soit le plus ordinairement la dernière à disparaître, et qu’elle survive le plus souvent à toutes les traces de maladie dans les articulations, je l’ai vue dans quelques cas, chez les jeunes sujets, lorsque la maladie n’était pas ancienne, se résoudre la première : les pulsations exagérées avaient disparu, les bruits anormaux avaient cessé, lorsc|ue les articulations étaient encore le siège d’un peu de gonflement, de roideur et de douleur.

» Les effets du traitement des affections rhumatismales du cœur, dans les conditions dont je viens de parler, sont d’autant plus lavoi ables que la maladie est plus récente et le sujet moins avancé en âge. J ai pu néanmoins constater de très bons effets dans de vieux rhumatismes, chez

des malades qui avaient déjà dépassé leur cinquantième année. 11 est rare que chaque nouveau traitement n’amène pas un peu d’amendement; mais si cet amendement ne suffit pas toujours pour compenser complètement la tendance naturelle de la maladie vers une terminaison fatale, il réussit du moins à diminuer ces souffrances et à les éloigner.

» Lorsqu’une affection rhumatismale grave a profondément modifié la texture des tissus fibreux du cœur, au point de créer des dispositions peu en harmonie avec celles qui sont indispensables au jeu régulier de ses fonctions, on comprend aisément que l’action résolutive des eaux soit sans efficacité pour rétablir l’intégrité première de l’organe, faire disparaître, par exemple, une ossification étendue ou certaines hypertrophies qui tiennent à l’insuffisance des orifices du cœur. » (Vernière, première Lettre sur les eaux de Saint-Nectaire, i852.)

Nous avons reproduit textuellement cette citation, parce qu’elle nous a paru exprimer mieux que l’analyse (jue nous aurions pu en laite nousmêmes, le résumé des observations recueillies par Al. Venhere {^Bulletin de V Académie impéïdale de médecine^ t. XX), et l’interpréiation qu’en a tirée cet observateur. Nous ne connaissons, de la pratique de Al. Oufresse de Chassaigne, que trois observations reproduites dans le Bulletin de l’Académie conjointement avec celles de AL Vernière, il s’agit d’individus sujets à des attaques de rhumatisme, et présentant, depuis une attaque récente, des symptômes cardiaques, tels que bruit de frottement très prononcé, intermittences, battements précipités, oppression, dans un cas même jambes œdémateuses le soir, f.es douleurs rhumatismales

r.(ÆüR (MALADIES DÛ).

avaient alors disparu ou se trouvaient très amoindries. Comme dans les observations de M. Vernière, les signes fournis par l’auscultation étaient généialement plus prononcés que les troubles fonctionnels de la circulation elle-même. Chez la plupart de ces malades on voyait, sous l’influence du traitement thermal, les palpitations, l’oppression, les bruits

anormaux, diminuer ou même disparaître assez rapidement. Aucun accident n’est mentionné.

Bien que les bruits anormaux et les palpitations que l’on observe cà la suite du ibumatisme aigu, ti’aité par les émissions sanguines surtout, ne soient pas toujours inflammatoires, ou dus à une cause organique, mais soient souvent 1 indice d un état simplement anémique, néanmoins nous ne pensons pas que l’on puisse contester à quelques-uns des faits présentés pai iM. A^einière et |)ar IM. Dufresse de Chassaigue, le caractèie de véritables endocardites. Nous admettons donc parfaitement l’influence favorable du traitement thermal. Cependant ne doit-on pas tenir compte de la date probablement récente de ces endocardites, et de la facilité avec laquelle l’endocardite rhumatismale disparaît souvent, tout spontanément, ou du moins par la simple intei’vention des circonstances hygiéniques indiquées dans la période de retour d’un rhumatisme aigu? D’un autre côté, il est permis de penser, bien que cela ne puisse être prouvé facilement, que l’intervention du traitement thermal aura pu rendre plus complète la lésoluiion de ces endocardites, et ainsi jtrévenir plus sûrement ces lésions organiques persistantes qui tirent si souvent leur origine d’endocardites rhumatismales. On voit qu’il doit être assez difficile, sans de nouvelles observations recueillies avec grand soin, de préciser quelque chose sur les différents côtés de cette question thérapeutique.

Nous n ajoutei ons qu une seule remarque. La constitution des eaux de Saint-Nectaire permet de leur attribuer des propriétés résolutives assez actives, pour que l’on puisse faire jouer à celles-ci te! rôle que l’on voudiait dans les modifications subies par les phénomènes, et sans doute par les altérations cardiaques. Mais il n’en est pas de môme des eaux de Chaudesaigues. Ces eaux, qui appartiennent aux bicarbonatées sodiques faibles^ sont liés peu minéralisées. Leur efficacité dans le tiailement du rhumatisme nous paraît devoir être attribuée surtout à leur température très élevée, et aux modes suivant lesquels on les administre. Les malades de M. Dufresse de Chassaigue prenaient tous les jours d’un litre à un litre et demi d’eau minérale, un bain à 30°, c'est-à-dire à température peu élevée, et tous ont pris encore, avec ou sans jiermission, des bains d’étuves, qu’ils toléraient du reste paifaitement. M. Vernière employait les bains de Saint-Nectaire à une température plus élevée, de 28° à 29° Réaumur, c’est-à-dire de 35° à 36° centigrades; point de dourbes ni

CœUR (MALADIES DE).

de bains de vapeur; et, circonstance assez remarquable, il n’est fait mention de l’usage interne des eaux dans aucune de ses observations. Hien dans ces traitements ne paraît s’écarter du traitement ordinaire du rhumatisme, auquel on ne cherche que dans des cas tout particuliers à imprimer une direction résolutive. Seulement l’existence de phénomènes cardiaques a généralement engagé à en amoindrir l’activité.

M. Pâtissier a communiqué sur le sujet qui nous occupe, quelques observations inédites ou peu connues, qui semblent concorder avec les Itrécédentes {Bulletin de V Académie impériale de médecine, t. XX). M. Bertrand a signalé les avantages des bains du Mont-Dore dans les lésions du cœur en apparence très graves, dues à une métastase rhumatismale sur le cœur ou ses enveloppes; après avoir soumis le malade à un régime sévère, il pratiquait quelques saignées, prescrivait une infusion de digitale, puis il avait recours aux demi-bains tempérés étaux douches chaudes sur les pieds; sous l’influence de ce traitement, les mouvements du cœur devenaient réguliers et la dyspepsie se dissipait. Falvart de iMontluc avait consigné la même remarque dans plusieurs comptes rendus inédits sur les eaux de Néris. M. Dupié à Cauterets et M. Izarié aux EauX'Chaudes ont aussi recueilli quelques faits qui militent en faveur des bains thermaux dans le traitement de l’endocardite rhumatismale. Pour nous, ces diverses citations, e‘ les observations plus explicites dont nous avons parlé, nous paraissent propres à mettre en lumière plutôt la tolérance que l’efficacité directe des eaux minérales, dans les cas en question.

Nous n’avons parlé jusqu’ici des lésions organiques du cœur, qu’en les supposant à leur origine et susceptibles encore de subir un travail de résolution. Nous ne pensons pas qu’une fois parvenus h l’état Ainduralion, les épaississements des valvules ou des orifices du cœur puissent être aucunement modifiés par le traitement thermal, non plus que l’hypertrophie du cœur. Cependant un médecin de Vichy, 31. Nicolas, dans un mémoire sur V Utilité des alcalins et surtout des eaux minérales de

ly contre certaines affections organiques du cœur, a cherché à démontrer que les eaux de Vichy, parleurs propriétés excitantes a la fois et par leurs qualités chimiques, étaient propres à résoudre les engorgements du cœur en général, depuis les concrétions polypiformes qui se forment dans l’endocardite aiguë « jusqu’à l’hypertrophie simple ou complexe, l’induration et l’épaississement des valvules, le rétrécissement des orifices, lorsque ces affections (c’est lésions qu’il fallait dire) sont à la deuxième période de leur marche chronique, et qu’elles n’ont pas encore dépouillé les tissus de leurs propriétés organiques spéciales. C’est surtout dans leurs rapports avec le rhumatisme et la goutte que M. Nicolas

COEUR (MALADIES DU), considère les maladies du cœur comme indiquaiU i’usage des eaux de Vicliy. Ti-eiUo-lrois observations soiii jointes à son mémoire: mais la plupart laissent des doutes sur l’exactitude du diagnostic et sur la portée des résultats obtenus; et (juand nous en trouvons une dizaine dans lesquelles un bruit de souille caractérisé et attribué plusieurs fois à un rétrécissement valvulaire, disparaît entièrement, ainsi que la majeure partie ou la totalité des symptômes cardiaques, en vingt ou vingt-cinq jours de traitement tliermal, même avec l’addition de la digitale, nous sommes obliges de douter de l’existence d’une lésion organique, surtout chez quelques malades qui se sont trouvés du premier coup complètement guéris Quoi qu’il en soit, tous ces faits tendent à prouver que les eaux minérales peuvent être parfaitement tolérées dans les affections organiques du cœur, et que leur emploi peut souvent exercer une influence favorable sur I appareil symptomatique qui accompagne celles-ci. C’est ici que nous croyons devoir attribuer une part beaucoup plus grande ,i leur action reconstituante qu’à leur action résolutive, Il suffit en effet de considérer un instant les troubles de la circulation et de la respiration qui peuvent accompagner l’altération la plus cotmnune de la constitution du sanc» la diminution des globules, pour se faire une idée des dé.sordres cons'îdérables qui doivent résulter de la combinaison d’nne pareille altération de a consliiution du sang, avec une lésiofi organique du cœur. Pour nous, nous ne doutons pas qu’une grande partie des symptômes cardiaques’ irrégularité, accélération du pouls, dyspnée, chez les individus atteints (0 lésions organiques du cœur, ne soient sous la dépeiidatice directe d un état aneniique. ba saignée et la digitale étaient oxclusiveiiient employées autrefois; aujourd’hui l’on a plus souvent recours aux préparaiion,s ferrugineuses. C’est dans ce dernier' sens que nous comprenons utihledes eaux minérales dans les maladies organiques du cœur qu’elles ne peuvent en aucune façon guérir, mais qu’elles soulagent.

Elles offrent encore cette application très utile, et elles agissent réellement alors comme résolutives, de conihatire les engorgenienls passifs

qm accompagnent si souvent les lésions organiques du cœur, les engorgemenis du foie en particulier.

Telles sont, suivant nous, les véritables indications des eaux minérales dans les maladies organiques du cœur. Ou voit par conséquent que ce es-ci sont loin de constituer par elles-mêmes une coiilre-iiidicaiioii générale a leur eiiiplui. Mous ne voyous qu’une cirroiislaiicc où le traite meut thermal se tiouve ali.soluiiieut coiilre-indiqué : c’est lorsqu’il existe une ana.sarque un peu étendue, et habituelle déjà ; à plus forte raismi

s 11 existe des épanchements séreux. [Voy. Contrk-indic.vtioin Hydropisie,]

CœUIl (MALADIES DU). 475

Nous avons parlé de rindicaiion du traitement thermal : il nous reste maintenant à spécifier sous quelle forme celui-ci peut être employé.

Les indications étant d’opérer à la fois une action résolutive et reconstituante, les eaux bicarbonatées sodiques et ferrugineuses semblent les mieux applicables. D’un autre côté, comme il y aurait de graves inconvénients à apporter quelque élément perturbateur dans la circulation, dont le mécanisme se trouve déjà grandement compromis, il convient de n’avoir recours qu’aux modes les plus simples d’administration des

eaux.

Les endocardites rhumatismales peuvent sans doute se prêter à 1 application des traitements spécialement indiqués parle rhumatisme; nous l’avons vu à Saint-Nectaire (chlorurée et bicarbonatée sodique) et à Chaudesaigues. Cependant nous avons dû émettre quelques doutes sur la part directe que le traitement thermal lui-même avait pu prendre, près de ces deux stations, à la résolution de l’endocardite. Mais quand il s’agit d’altérations organiques toutes faites, et sans doute irrémédiables, le choix de l’eau minérale est important. Nous croyons devoir écarter les eaux sulfureuses de toute application de ce genre. Bien que l’on paraisse avoir traité des endocardites rhumatismales avec succès près de Saint- Sauveur, de Cauterets, {XEnghien, de Saint-Honoré, nous croyons les bicarbonatées et chlorurées faibles préférables alors. Dans les autres circonstances, les eaux sulfureuses ne présentent une médication suffisamment effective, ni contre l’état anémique, ni contre les engorgements concomitants, pour qu’il convienne d’y recourir, et il serait à craindre que leur action se dépensât exclusivement dans le sens de l’excitation.

Les eaux de Vichy, EEms, de Saint- ACban, du Boulon, de la Malou, etc., nous paraissent spécialement indiquées. Nous avons pu constater souvent la parfaite tolérance des eaux de Vichy, dans le cours de lésions organiques du cœur ; et les observations publiées par M. Nicolas, .si elles ne nous ont pas paru propres à faire partager les opinions de leur auteur sur certains points, sont du moins de nature à prouver cette parfaite tolérance. Nous ne saurions multiplier les exemples d’applications, parce que l’on n’a guère publié d’observations dans ce sens.

(3uani aux modes particuliers d’application des eaux, c’est là un point de pratique très important. La règle est de commencer par les modes les plus simples, l’usage interne, à faibles doses, fractionnées surtout, les bains essayés à température très douce, et surtout de la moitié inférieure du corps; peut-êtie quelques douches sur les extrémités inférieures. En un mot, c’est là une question de direction individuelle qui réclame beaucoup desurveillance et de précautions.

Nous devons signaler cependant une circonstance où l’existence d’une

COEZE.

maladie organique du cœur consiitue une contre- indication assez générale à 1 emploi des eaux minérales : c’est alors qu’elle se rencontre en même temps qu une diathèse à manifestations mobiles, comme la goutte ou le ihumatisme, c est-à-dire certaines formes de rhumatisme. Le traitement thermal agit quelquefois d’une manière perturbatrice ; et comme I existence d une lésion organique dans un organe essentiellement actif comme le cœur, constitue un véritable appel, pour tout déplacement des manifestations régulières de quelque état diathésique que ce soir, il en resuite quelquefois des accidents fort graves, et toujours un certain péril auquel il ne convient généralement pas de s’exposer. Ceci s’applique spécialement a la Goutte [voy, ce mot],

COEZE ou COISE (États Sardes, Savoie). A 19 kilomètres de Chambéry, à 60 kilomètres de Grenoble.

Bicarbonatée sodique. Froide. Tempér., 12”, 5 cent.

Elle jaillit dans la vallée de l’Isère, sur la rive gauche de cette rivière, où les habitants la désignent sous le nom d’eau de la Sauce.

Gaz .

Cent.cub.

Acide carbonique. . i «o

Oxygène . 4(40

Hydrogène protocarboné.... 14,75 . 20’, 65

Sels.

Bicarbonate de soude .

— dépotasse .

— d’ammoniaque .

de magnésie .

— de chaux .

Sulfate de magnésie .

Phosphate de chaux . * ’ *

Silicate d’alumine .

lodure de magnésium .

Bromure de magnésium .

Chlorure .

— de sodium .

Crénale de fer .

Eau : un litre.

roue, cub.

traces

Glairine.

Soluble dans l’alcool .

Insoluble dans l’alcool .

, ^ (Pyrame Morin.)

L eau de Coëze est reconnue depuis longtemps comme possédant des piopiiétcs aiuigoîti euses. Aussi les habitants du village de Longemalle qui viennent d assez loin puiser 1 eau à cette source pour leurs usages

COLOMBAJO.

journaliers sont les seuls de la coniuiuiie de Coëze qui n’olïreul pas de goitreux ni de crétins. C’est là un fait important qui a été signalé avec soin par la commission sarde sur le goitre et le ciétinisme des États Sardes. L’analyse de Pyrame Morin, en signalant des quantités très notables d’iodure et de bromure de magnésium, vient confirmer ces heureux résultats.

coi]>i (Espagne, prov. de Malaga).

Plusieurs sources sulfureuses froides non exploitées, et dont l’anahse n’a pas été publiée.

COLBERG (Prusse, prov. de Poméranie). Ville à 3 kilomètres et demi de la Baltique.

Saline importante avec des bains d’eaux mères, et établissement de

bains de mer.

COLIQUE. La colique est toujours un symptôme d’un état organique ou d’un trouble fonctionnel quelconque, durable ou passager. Nous ne pouvons donc (jue renvoyer à des articles spéciaux ; Hépatique (Colique). Néphrétique (Colique). Entéralgie, etc.

COLIQUE HÉPATIQUE. Voy. BILIAIRES (CALCULS). HÉPATIQUE (Colique).

COLIQUE NÉPHRÉTIQUE. Voy. GRAVELLE et NÉPHRÉTIQUE (CO¬ LIQUE).

COLLIOURE (France, Pyrénées-Orientales, arrond. de Céret). A la base du fort Saint-Elme.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 16° 9 cent.

Anglada a décrit dans son Traité des eaux minérales des Pyrénées- Orientales les propriétés physiques et chimiques de l’eau de Collioure qu’il considère comme minéralisée par du carbonate de fer et en proportion très notable. A part l’élément ferreux, cette eau se rapproche beaucoup des eaux douces.

COLOHBAJO (Toscane).

Sulfatée calcique. Tempér., 18° cent.

Eau : 16 onces.

Eau : un litre.

Grains.

Gram.

Sulfate de chaux .

— de soude .

Chlorure de sodium .

— de calcium .

— de magnésium . . ,

= traces

Pouc. cnb.

Cent. cub.

Gaz acide carbonique .

— Hydrogène sulfuré, . . ,

= traces

(GlüLI.)

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