CONDUITE DES EAUX MINÉUALES
COi\wriTK lÆH Eilix rfimÉRASÆ^. Dans raménagenienl des eaux minérales, Tune des causes les plus actives de leur ailéraiioii est le mouvement des eaux dans les cmtduites d’ameiiée (de rémergence au réservoir) et dans les conduites de distribution (du réservoir aux lieux d’emploi).
En règle générale, on doit retarder tout commencement de décomposition. L’altération, une fois commencée, procède avec rapidité. On la combat utilement en s’opposant au contact de l’air et de la lumière, au dégagement des gaz natifs libres, ou combinés. Pour arriver à ce but, il convient de faire fonctionner les conduites à tuyau-plein. Celle condition n’est pas toujours praticable; dans ce cas on devra écarter le contact de l’air, par l’écoulement à tuyau-plein aux extrémités d’amont et d’aval des conduites.
L’écoulement à tuyau-plein a aujourd’hui trois spécimens: l’im se rapporte aux eaux bicarbonatées, c’est la conduite de la source des Dômes à Vichy (2600 mètres); l’autre se rapporte à la classe des sulfurées " sodiques, ce .sont les conduites de coulage direct d’Amélie-les-Bains (Thermes militaires) (680 mètres) ; enfin le troisième, appliqué à la source (ï Ahm d’Aix-les-Bains (eau sulfhydriquée), règne sur un développement de 268 mètres.
La conduite des Dames de Vichy est en fonte : celles d’Amélie-les- Bains sont en bois et en plomb; enfin celle de la source iVAlun à Aixles-Bains, est en ciment de Grenoble. Le mouvement de l’eau dans les conduites d’Amélie et d’Aix s’opère sans perte sensible du principe sulfureux. La perle du gaz acide carbonique dans le trajet de la source des Dames à Vichy est à peine appréciable.
Le fonctionnement à tuyau-plein s’obtient soit par le refoulement à l’amont (conduite des Dames à Vichy. — J. François et Rudler), soit par le remou opéré à l’aval, ou échelonné sur le trajet (conduite d’Amélie-les-Bains. — J. François et Lacroix). Le refoulement s’opère par des pompes simplement foulantes, après règlement de l’écoulement à l’aval. On doit le préférer pour les eaux à gaz libres, ou de facile dégagement. Le remou se pratique par des robinets régulateurs à cadran.
Dans l’installation des conduites à tuyau-plein, on doit éviter les points culminants formés par une pente ascendante suivie d’une pente descendante. Une pente toujours ascendante est à rechercher, ou bien l’ascension après la descente.
Si l’on opère par remou sur une file descendante et que l’on doive, à raison de la hauteur à racheter, étayer les robinets de remou, on fera toujours suivre chacun des robinets d’une soupape de dégagement destinée à évacuer les gaz accumulés, ou à combattre les effets d’engorgement.