CONDUITE DES EAUX J\]1NÉDA1.E
Les conduiles actuelles de descente des eaux de Cé&ar et des Espa^ynols de Caulerets présentent un exemple remarquable de conservation. Le problème à l’ésoudre olîrait des difficultés. Les eaux de ces sources sont des sulfurées sodiques facilement altérables. En outre elles sont à 290 mètres de l’établissement qu’elles alimentent, et pour y arriver, elles ont à racheter une hauteur verticale de 95 mètres.
On y a adopté le mode d’écoulement à tuyau-plein à l’amont et à l’aval, au moyen de robinets de remou, combiné avec récoulement à section libre datis le trajet, sans aucun contact avec 1 air extérieur. Les conduites sont en terre cuite dure de la Tour de Salvigny, montée au ciment de Vassy et consolidée par un manchon de béton. La perte de températme n’est que de 1°,5 ; celle de la sulfuration à peine appréciable (environ 0,60 ou 6/10 pour 100). Antérieurement et avec les anciennes conduites en bois, on perdait en température 5”, 2 et en sulfuration 33 a 3A pour 100. Ce résultat, d’une haute importance pour Cauterets, établit un précédent précieux pour le mouvement des eaux sulfureuses.
Le choix de la nature des conduites dépend de la nature des eaux, de la pression à laquelle on a à résister, des limites de la température initiale.
Si 1 011 doit se préoccuper de la conservation de la température, toutes circonstances égales d’ailleurs, on devra préférer les conduites en bois injecté, goudronnées à l’extérieur, en papier bitumé.
Pour les salines, les alcalines, les 'chlorurées et les sulfureuse.s , on emploiera avec avantage ii l’amenée, le ciment fort, la terre cuite forte (Salvigny-Ollweiller), le bois de pin, ou de sapin injecté. Si l'on emploie le bois, on aura soin, pour faciliter les remplacements factices, de faire les joints bisautés selon le mode usité à Luciion et à Amélie (J. François.)
Dans les conduites de distribution le mouvement des eaux n’est plus constant comme à l’amenée; il est alternatif, souvent interrompu par le jeu des robinets de prise. De là des à-coups, des chocs de bélier qui fatiguent les conduites et obligent à la résistance. Aussi les conduites de distribution sont presque toujours métalliques; selon la nature des eaux et selon la pression à vaincre, on emploie le bois, la fonte, le cuivre, le plomb, la poterie forte soutenue pxir un manchon de ciment ou de béton. Pour les sulfureuses on évitera la fonte et le cuivre, on donnera la préférence au plomb dont l’altération s’arrête dans les premiers instants. Ou recommande les conduites de plomb étamé. Les files de cuivre rouge et de cuivre jaune sont d’une installation facile. On les emploie pour les salines simples, pour les carboiKtiées alcalines.