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COULEUR DES EAUX MINERALES

SOIIRCR DK LA SaüLCKE.

(’riant. IjÜ.

Fontaine taih.issante.

Ginn. lit.

Acide ('arboniquc libre .

— dépotasse .

— de chaux .

— de magnésie. . .

Arséniate de soude... indi

que très

manifestement

indices idem.

Sulfate de soude . (

— de- chaux . 1

Chlorure de sodium .

Silice et silicates . .

Alumine . /

Phosphate terreux . ^

Sesquioxyde de fer . . . peu. \

Matière organique . )

Henry, 1859.)

Ainsi qn’on i)ent le reconnaître, les deux sources ne dilîèrent que par une proportion très sensiblement supérieure d acide carbonique libre et de bicarbonates de soude dans la source n" 1. Quant à Icnr débit, il a été établi par l’ingénieur des mines à 31 600 litres par vingt-quatre heures pour la première, et 25 900 litres pour la seconde, quantité dont la somme égale 57 500 litres.

Les eaux de Coudes viennent prendre rang à côté de plusieurs du même genre très bien minéralisées, telles que celles de Royal, Chabetout, Chateauneuf, et reconnues depuis longtemps commed’utiles agents thérapeutiques.

COLXELR BES EAEX MEAÉRAIÆS. Les eaux minérales, en général, examinées sur leur lieu d’origine et en petite quantité, sont toujours incolores. Lorsqu’elles sont réunies en grande masse, dans les piscines, les baignoires et les bassins de réfrigération, elles paraissent verdâtres, effet que l’on attribue presque toujours à un effet d’optique. On sait, en effet, que tous les amas d’eau, les lacs, les étangs et les rivières, se présentent à nous avec une teinte verte ou bleuâtre.

Quelques eaux minérales possèdent des colorations spéciales qui tiennent à la nature des substances qui les minéralisent. Nous avons déjà dit que la teinte bleue de l’une des sources d’Ax (Ariége) provenait, suivant les uns, de l’ardoise en poudre injpalpable et tenue en suspension dans l’eau, et, suivant les autres, à du soufre [voy. Rleuissement]. Quelques sources arrivent à la surface du sol tout h fait troubles et avec une teinte jaune rougeâtre : c’est quand elles ont entraîné avec elles des matières minérales argileuses ou sablonneuses. Larmi celles-ci se trouve la source de Nérac (Ardèche).

A part un petit nombre d’exceptions, toutes les eaux minérales corn-

COURMAYEUR.

prises dans les classes des bicarbonatées, sulfatées et chlorurées, vues à ours gnlfons, n’ont rien qui les distingue des eaux douces. Toutes les eaux sulfurées sont également dans le même cas; mais il en est autrement lorsque plusieurs de ces dernières ont reçu l’action de l’oxygène de I air; elles acquièrent une teinte opaline qui a pour origine la précinilation d une partie du soufre à l’état de division extrême. On leur donne alors le nom (Meaux blanchissantes [voy. ce inot|.

Quelques eaux sulfureuses deviennent encore légèrement jaunâtres out en restant transparentes : telle est celle de lîaréges qui a été exposée pendant un certain temps à l’air. Le monosulfure s’est converti en pane en pdysuifiire, qui a, on le sait, une teinte jaune prononcée. On et ce te réaction hors de doute en traitant l’eau minérale par un acide rainerai il se dépose du soufre, et l’eau blanchit. Une coloration jaune ou blanche dans une eau minérale sulfurée est donc le meilleur indice do son alteration [voy. Dégénérescence].

c«lJE»A«iî. La méthode dite du coupage a été proposée, soit dans le m de donner a une eau minérale froide ou peu thermale le degré de chaleur necessaire pour son administration en bains et en douches, soit pour refroidir celle dont la chaleur nalive serait trop élevée. On coupe dans le premier cas, eu ajoutant à l’eau minérale vierge, dans les baignoiies, une quantité d’eau ordinaire chaulfée à 100» jusqu’à ce nue le m ange marque 33» environ, terme moyen ;0. Henry). Par l’addition un quart d eau chaude , rien n’est sensiblement modifié dans la composition d une eau minérale assez, chargée de principes. Comme le fait l emaïquer M. Henry, beaucoup de sources même sont trop fortes à l’état <le purete, et le mélange permet de les approprier aux indications de la piatique. Quant au refroidissement par coupage, il offre l’avantage d’éviter les alterations ou les modifications fâcheuses que l’exposition dans ( es bassins a 1 air libre fait subir aux eaux trop chaudes. Malheureuseinent ces procédés, quelque utiles qu’ils paraissent, entreront difficilement dans les usages des établissements thermaux. On redoute, et non saiis motifs, l’effet moral que leur emploi peut produire sur le public imbu de beaucoup de préjugés à cet égard. Il est à désirer que le coupage soit reconnu généralement pour l’emporter en application et en

résultats sur les autres systèmes de chauffage et de REFiioiPissFMENx [voy. ces mots].

couPERosK. V. Acné.

C01JRCEI.LES (France, Calvados, arrond. de Caen, près de cette viIIg),

Bains de mer.

« OIJRW.IIKUK (Ktats ScUdes, div. et prov. d’Aoste). Bourg à 28 kilo-

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