COURRIÈRE (LA). -L
mètres d’Aoste. Altitude : 1218 m. — Plusieurs sources, les unes carbonatées mixtes y les autres sulfatées mixtes. Tempér., entre 17° et 35° cent. — Près de la Saxe, village qui touche au bourg, il y a une source qui exhale une forte odeur hépatique ; mais on en fait peu d’usage. — ' Des analyses nouvelles ont été publiées, en 1840, sur ces diverses sources. Leurs propriétés thérapeutiques sont invoquées dans le traitement des maladies herpétiques et strumeuses, sans parler d’un trop grand nombre d’attributions contradictoires qu’on leur a données. Mais Courrnayeur, situé dans une vallée pittoresque, au pied du Mont-Blanc, est plutôt le rendez-vous des touristes qu’une station fréquentée par les malades.
COURPIÈRE (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Thiers).
Bicarbonatée ferrugineuse. Froide.
Plusieurs sources s’échappent du pied d’un monticule situé près de la ville de Courpière; leur température varie entre 13*^, 5 et 14°. Voici l’analyse de l’une d’elles appelée fontaine du Salé :
Eau : un litre,
Gram.
— de chaux . 0,7185
— de magnésie . 0,6977
— de fer- . 0,0415
Sulfate de soude . 0,0594
Chlorure de sodium. . . 0,0572
Silice . 0,0750
Apocrénate de fer . traces
Matière organique. . . traces
Perte . 0,1774
(Nivet.)
Il est probable que ces eaux renferment en outre de l’arsenic, ainsi que nous l’avons observé dans toutes les eaux ferrugineuses de l’Auvergne.
La composition de ces eaux est intéressante ; les sources bicarbonatées sodiques aussi formellement minéralisées ne sont pas communes en Auvergne. Les habitants du voisinage font un assez grand usage des eaux de Courpière. Les applications de celles-ci doivent se rapprocher de celles des eaux de Vichy, et en particulier des sources froides et ferrugineuses de cette station, c’est-à-dire qu’elles constituent certainement une boisson salutaire aux individus dysj)ept!ques, anémiques, affectés de gravelie urique, ou d’engorgements abdominaux. INous devons signaler la proportion relativement assez notable de sels de magnésie et de sulfate de soude que ces eaux présentent.
COERRIERE (la). Vov. DURTAL.
* CRAVEGGIA.
COURS (France, Gii'oiide, arrond. de I?azas). Ferryglnemn bkarhomtée. Froide.
Acide carbonique. . .
Carbonate de chaux .
— de protoxyde de fer
Sulfate de chaux .
Chlorure de sodium .
Acide silicique .
Matière organique .
Perte .
.Eau : un litre.
- quant, indèt.
Gra») .
(Espic et Boucherie.)
La source de Cours, de découverte assez récente, alimente un établissement où l’on trouve plusieurs cabinets de bains et une buvette. Elle a quelque analogie avec la source de Casteljaloux et elle est employée dans les mêmes circonstances.
COL'RTOIHEK (France, Orne, arroud. de Domfront), à k kilonièires de Bagnoles.
Ferrugineuse. Froide,
Cette eau, dont nous ne connaissons pas l’analyse, est souvent associée aux bains de Bagnoles, où on la transporte en bouteilles (Pâtis.sier).
COXALGIE. On admet généralement que le ma! de la bancbe, coxalgie, ou fémoro-coxalgie, se rapproche beaucoup par ses caractères anatomiques et pathologiques de ceux des tumeurs blanches des autres articulations. Dans la plupart des cas, celte alîection complexe se rattache à une maladie générale, et le plus ordinairement aux scrofules. Le traitement thermal est donc subordonné à ces conditions [vov. Scrofilks. Tumeurs blanches],
CRAUEGGIA (Etats sardes, Piémont, prov. de Pallanza).
Sulfatée soclique. Tempér., 27" cent.
Deux sources, jaillissant à peu de distance l’une de l’autre, dans la vallée de Vegezzo, et différant peu dans leur température.
1“ Acqüa Calda.
Sulfate de soude . . .
Acétate de soude .
Sulfale de chaux .
Carbonate de chaux . . . .
Bitume .
Alcali (potasse? ) environ
Eau : un Ulre.
Gram.
(Vauqueun, 1819.)
CRANSAC.
2* Source.
Eau : 7 litres.
Eau : un litr
Gruiiis.
Gram.
Sulfate de soude .
Acétate de soude mêlé d’un peu de potasse .
Sulfate de chaux .
Carbonate de chaux .
Matière résineuse .
(Ragazzoni.)
Lorsqu’on compare ces deux analyses, on voit que la seconde, exécutée par le professeur Ragazzoni, se calque tout à fait sur celle de Vauquelin, sauf la proportion des principes minéralisateurs qui est plus considérable dans la première.
Nous ferons remarquer la présence de l’acétate de soude, sel qui a été signalé seulement par Vogel et Scherer dans l’eau de Bruckenau.
Ragazzoni a émis, il est vrai, dans un second mémoire quelques doutes sur l’existence de ce sel dans l’eau de Craveggia.
L’eau de Craveggia est employée en bains et en boisson; elle passe pour très facile à digérer et pour rétablir rapidement les fonctions digestives. C’est surtout aux formes torpides des diathèses strumeuse et arthritiques qu’on l’a appliquée avantageusement. Grâce h des aménagements mieux entendus, cette station devient plus fréquentée qu’elle ne l’avait été pendant longtemps.
CRAi^SAC (France, Aveyron, arrond. de Yillefranche), à 2 A kilomètres de Rodez.
Sulfatée calcique. Froide.
Les sources qui jaillissent dans cette station thermale sont au nombre de cinq, et elles ont toutes la même origine et la même constitution. Les deux principales portent les noms de haute et basse Richard. Voici
leur composition :
Source Haute
Source Basse
Eau : un litre.
Richard.
Richard.
Gra m .
Gram,
SuPate ferroso-ferrique .
— de manganèse .
fP fl 1 11 m î n f» . . . . .
Hp rhfliiY . . . .
— de soude .
d’alumiiieetd’ammoniaq. (
Chlorures, silicate ou silice, traces i Acide sulfurique, excédant . . . . ]
Principe arsenical . /
(O. Henry.)
S06 CRANSAC.
Il est assez digne de remarque que M. 0. Henry n’ait pas cru devoir indiquer la proportion exacte des sulfates alcalins et terreux, ainsi que des chlorures. Par ce moyen, son travail échappe à tout contrôle. Comme cette manière d’interpréter les résultats obtenus est évidemment défectueuse et qu’elle ne rend pas un compte suffisant des sels qui minéralisent ces eaux, nous allons transcrire les analyses exécutées par M. Blondeau (de Rodez), et cela à des époques différentes de l'année.
Eau : un litre.
Source basse Richard.
Août 1849.
Avril 1850.
gf-
gr-
Sulfate de potasse .
— de soude .
nom
— de chaux .
— de magnésie .
— d’alumine .
— de peroxyde de fer .
— de manganèse .
Sulfure d’arsenic .
traces
traces
Chlorhydrate d’ammoniaque. . .
lodhydrate d’ammoniaque .
Silice .
Source haute Richard,
Août 1849.
traces
Avril 1855'
0,008 0,007 0,825 0,640 2,227 0,015 traces 0,00905 0,009 0,008 0,002
(Blondeau.)
Les analyses de M. Blondeau diffèrent beaucoup, on le voit, de celles de M. O, Henry; à cet égard, une discussion s’est élevée entre ces deux chimistes sur la proportion de manganèse contenu dans les eaux de Cransac. Pour M. O. Henry, ces dernières renferment des jiroportions très notables de fer et de manganèse qui justifieraient leurs propriétés thérapeutiques; pour iH. Blondeau, au contraire, elles contiendraient une très petite quantité de sulfate de peroxyde de fer et des traces seulement de manganèse. Quant à leurs propriétés thérapeutiques, ce dernier chimiste les attribue au sulfure d’arsenic maintenu en dissolution par le chlorhydrate et l’iodhydrate d’ammoniaque, principe arsenical qui posséderait une action plus énergique que celle de l’acide arsénieux. Lnfin, M. Rivot s’est livré à ce meme genre d’étude, et s’d a pu donner raison à M. O. Henry en ce qui concerne le manganèse, il lui a donné toit pour le fer. Pour M. Rivot, les eaux des cinq sources de Cransac contiennent depuis 0,0/t jusqu a (),,ô5 d’oxyde de manganèse, mais pas la plus légère trace d’oxyde de fer. 'J'oules ces contradictions méritent d’at-
CRANSAC.
tirer l’attention des chimistes ; aussi pensons-nous qu’il serait intéressant de recommencer les analyses de toutes les sources, ou au moins des deux principales.
Les sources minérales de Cransac, comme celles du voisinage, ne sont autres que des eaux dites de mine. Elles résultent directement delà lixiviation, par les infiltrations pluviales, de détritus du terrain liouiller (grès et schistes houillers; charbon, tous plus ou moins chargés de pyrites et de matières bitumineuses). Ces détritus provenant soit d’éboulemenis, soit de remblais ou dépôts d’anciennes exploitations houillères, sont en ignition, surtout à la montagne du Feu, sur le versant de laquelle sourdent les sources Richard [haute etôasse).
Par un résultat naturel de la constitution des terrains, les eaux extérieures s’y amassent en cuvettes, pour de là s’inhltrer lentement dans les détritus en ignition, et donner naissance aux eaux minérales, par voie de filtrage et de lixiviation au travers des terres brûlantes ou brûlées.
Le sol présente de distance en distance des crevasses par lesquelles se dégagent de la vapeur d’eau et des fumées très acides sensiblement aromatiques, constituées, d’après M. O. Henry, par des sulfates d’alumine, de soude, de chaux, de fer, du chlorhydrate d’ammoniaque et des traces de manganèse, et aussi, d’après M. Blondeau, par de l’acide sulfurique et de l’iodhydrate d’ammoniaque. Nous devons dire toutefois que l’existence de l’iode dans les schistes brûlés n’a pas été confirmée par M. O. Henry.
Les eaux de Cransac, surtout la source Basse, laissent, après la déglutition, un arrière-goût atramentaire dû, on le pense généralement, à un élément bitumeux, dont la présence s’explique très bien par le mode de formation particulier à ces eaux. On s’étonne que les analyses ne signalent aucun fait de ce genre.
Outre les sources dont nous venons de parler, il en existe plusieurs autres qui, exploitées autrefois, ont été l’objet de captages nouveaux. De ce nombre est la source du Fraysse, qui sourd, comme les précédentes, dans la vallée de Cransac. Elle a la composition suivante :
Eau : un litre .
Gram.
Sulfate de magnésie . . . 0,503
— de chaux . 0,499
— d’alumine . 0,369
— de manganèse . 0,155
— de fer. , . . 0,045
— de soude . 0,248
— de potasse . traces
Chlorure de magnésium . 0,011
Silice et phosphate (traces). . . 0->005
‘l,835 (Poumarède i)