DÉGÉNÉRÉES (EAUX
mode d’évaluation tend à se généraliser; il établit directement ce que l’on peut appeler la puissance holnéoire d’un établissement ou d’une station.
Dans cet ordre d’idée, on a dû se préoccuper de la fixation de V unité balnéaire. La formule de cette unité, la pins généralement admise jusqu’à ce jour, serait le bain de 33a litres à 34 ou 35 degrés centigrades.
Dans les établissements où les bains s’administrent sans addition d’eau non minérale, V étant le débit total des sources par vingt-quatre heures,
exprimé par litres, la puissance balnéaire est Si le débit est ex-
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primé en mètres cubes, celte puissance est
Dans les établissements où l’on pratique le coupage par de l’eau non minérale, la puissance balnéaire est le tiers du débit des sources augmenté du volume de l’eau additionnée nécessaire pour ramener le mélange a 35'^. V étant le débit des sources, t leur température; le volume de l’eau additionnée, ^'sa température, la valeur de Y' est repré¬
sentée par V î.a puissance mule ;
balnéaire est alors exprimée par la for-
qu’il sera toujours utile d’établir et de consulter pour la construction et pour l’appropriation d’établissements thermaux.
(EaiBx par). Yov. ACCIDENTELLES (EAUX) et
Dégénérées (eaux).
(Eaax). L’expression éi eaux minérales dégénérées s’applique exclusivement aux eaux sulfurées dans lesquelles le principe minéralisateur essentiel, le sulfure ou l’acide sulfhydrique, est notablement modifié dans sa composition primitive ; elle est par le fait synonyme d’eaux altérées ou dJcomposées,
Les eaux dégénérées possèdent des propriétés qui les différencient beaucoup de celles de même nature et de même origine, mais qui jaillissent de leurs griffons : les unes sont louches, opalittes, blanches ou bleuâtres, ce sont les eaux blanchissantes ; les autres, tout en conservant leur transparence ou à peu près, ont acquis une teinte jaune verdâtre et sont désignées par quelques auteurs sous le nom iYeaux poiy sulfuré es.
Si la décomposition du principe sulfuré est seulement partielle, les eaux dégénérées répandent une odeur d'acide sulfhydrique plus prononcée que lorsqu’elles aj)paraisseijt à la surface du sol ; dans le cas d’une dégénérescence plus profonde, elles perdent la plus grande partie de l’odeur qui les caractérise à la source; mais dans les unes comme dans les autres des composés nouveaux apparaissent.