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DIATHÈSE

d’élection. Les indications thérapeutiques qui se rattachent aux diathèses ont donc à s’adresser soit à l’état diathésique, soit à ses manifestations spéciales; mais les agents médicamenteux dont nous pouvons disposeï n’ont guère de prise que sur ces dernières. Quant aux états diathésiques eux-mêmes, ce n’est, à peu de chose près, que par les ressources de l’hygiène que nous parvenons à les modifier; ainsi le régime, les habitudes, le changement de milieu, de climat. Les eaux minérales, par leur caractère de médication générale, altérante, quelquefois perturbatrice, sont plus propres c|u’aucun autre agent de la thérapeutique à concoutii à un pareil résultat.

Ceci ne veut pas dire que les eaux minérales revêtent facilement un caractère curatif à l’endroit des diathèses. Celles-ci sont rarement susceptibles d’une véritable guérison. La diathèse syphilitique cependant doit à son caractère accidentel de pouvoir entièrement disparaître. La scrofule s’éteint souvent d’elle-même après une certaine période de la vie. Les diathèses rhumatismale, dartreuse et même tuberculeuse, peuvent peut-être s’éteindre complètement lorsqu’elles s’étaient développées sous l’influence de conditions éventuelles et non préexistantes; mais ces cas sont rares, et dans les circonstances les plus favorables l’organisme en garde habituellement une empreinte ineffaçable. La diathèse goutteuse est plus résistante encore à toute action thérapeutique; et quant à la diathèse cancéreuse, elle ne rentre pas elle-même dans le cercle d’application des eaux minérales.

Un des caractères les plus précieux de la médication thermale, c’est précisément de s’appliquer utilement à ces états généraux de l’organisme desquels dépendent les maladies les plus graves et les plus persistantes. Si elles ne réussissent pas communément à les détruire, du moins elles les atténuent dans leur essence, elles en affaiblissent les manifestations, et, lorsqu’elles ne peuvent mieux faire, elles retardent l’instant où l’organisme épuisé cesse de résister aux efforts destructeurs qui le minent.

Chacune des diathèses que nous venons d’énumérer trouve dans des classes déterminées d’eaux mitiérales, ou dans des conditions déterminées du traitement thermal, la médication spéciale qui lui convient. Ainsi nousfpouvons rapprocher les eaux sulfurées de la diathèse dartreuse, les bicarbonatées sodiques de la diathèse goutteuse, les chlorurées sodiques de la diathèse scrofuleuse, les sulfurées et les chlorurées sodiques de la diathèse tuberculeuse; enfin, les eaux à température élevée de la diathèse

rhumatismale.

jNous n’entrerons pas ici dans de plus grands développements ; nous renvoyons aux articles qui concernent chacun de ces groupes morbides et ces différentes séries d’eaux minérales. Nous renverrons aussi à l’article

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