DIATHÈSE
Les bains de mer ont été fort employés dans le diabète; mais leur action sur les phénomènes essentiels de la maladie paraît être beaucoup moins directe que celle des eaux de Vichy. « Les bains de mer, dit M. Gaudet, ne doivent être considérés, chez les diabétiques, que comme un auxiliaire excellent à la reconstitiuion de l’état général, (juand on est en mesuie de 1 obtenir. » Pour nous, les bains de mer sont indiqués chez les individus chez qui la faiblesse n’est pas en rapport avec la proportion de sucre trouvée dans l’urine, et dont la constitution antérieure laissait à désiiei ; mais ils ne tournissent qu un adjuvant très imparfait au traitement de la glycosurie elle-même.
mAKRiïÉE. La diarrhée ne rentre guère dans le ressort thérapeutique des eaux minéiales. Il n est cependant pas une notice relative à une eau feiiugineuse quelconque qui ne mentionne la diarrhée atonique ou séreuse parmi les cas qui en réclament l’application. Mais on n’a jamais publié, à noti e connaissance au moins, aucune série d’observations propies à nous édifier à ce sujet [voy. Cransac]. Nous pensons donc qu’il convient d’attendre avant de répéter, comme le font la plupart des ou-
Yiages sur les eaux minérales, des, assertions complètement dénuées de preuves.
Le docteur Gans, médecin à Karlsbad, a adressé à l’un de nous une communication de laquelle il résulterait que « les eaux de Karlsbad agissent d’une manière toute spéciale, presque spécifique, dans les diarrhées où les lonciions paraissent se faire assez régulièrement, mais où la seconde digestion est accompagnée d évacuations bilieuses ; cette diarrhée est facilement ramenée par de légères causes d’excitation : il y a de la sensibilité dans l’abdomen. Sous l’influence des bains et de l’eau du Sprudel à petites doses, on verrait graduellement ces accidents disparaître
avec une grande rapidité. » [Traité thérapeutique des eaux minérales, 1857.)
On a vu les eaux de Vichy réussir dans des diarrhées bilieuses, mais non permanentes , et paraissant plutôt liées à une lésion de l’appareil hépatique qu à une maladie de l’intestin [voy. Foie (maladies dü)J. Nous renverrons également à l’article Entérite pour ce qui concerne certaines autres diarrhées.
diathèse. Il faut distinguer la diathèse elle-même de ses manifestations, lesquelles peuvent ne se produire que par intervalles, ou peuvent attendre, pour apparaître, l’intervention d’une cause occasionnelle.
Les diathèses constituent une manière d’être générale de l’organisme, acquise ou héréditaire, bien que leurs manifestations puissent llve très localisées. Chaque diathèse est caractérisée par une série de phénomènes morbides, revêtant une forme déterminée, et affectant quelque siège