GENERAL
ET
D’HYDROLOGIE MÉDICALE.
AAcnv.'S. Voy. Aix-la-Chapelle.
A\FÆ (Portugal, prov‘ d’Alentejo).
Temp., 25° centigr.
Cette source est encore connue sous les noms de (kifete et de Tolosa. AARZlLUE (Suisse, canton de Berne), près de Berne ; à 522 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Sulfatée sadique. Tempcr., 26" ceiuigr. Cinq sources, dont la principale est le Sumnder.
Eau, une livre. Eau, un litre.
k^LliluvO LiL/ iîüULlL/* ••••••*♦*
Carbonate de magnésie .
Chlorure de sodium .
1 traces
traces
— de calcium .
Matière extractive .
traces
traces
(Morell.)
Ces bains sont employés principalement dans les maladies de la peau. Ils étaient déjà en réputation au moyen âge; mais leur importance semble fort diminuée. Quoique l’analyse n’en fasse pas mention, il paraît que ces eaux sont sulfureuses à un certain degré.
AAS (France, Basses-Pyrénées, arrond. d’Oléron). Village auprès duquel sont situées les Eaux-Bonnes, et dont la dénomination a longtemps servi à désigner ces dernières. On attribue à son nom une origine celtique, soit a, eau, asgen, as, blessure, ou encore aiach, asias, aas, eau salutaire. Plus tard la môme localité s’appelait Fontaine des Arqueousades [voy.
Arquebusades, Eaux-Bonnes].
Digt. des Eaux miner.
ABÂNO.
(Bavière!. Bourg sur la rive droite du Danube, à 12 kilom. de Ratisboiine.
Cm-'honatée calcique. Tempér. ?
Eau : 16 onces.
Eau : un litre
Grains.
Gram.
Carbonate de chaux .
— de soude .
Chlorure de sodium .
Sulfate de soude .
SiliVp .
Humus . .
traces
Pouc. cub.
Cent. cub.
Gaz acide carbonique .
Gaz hydrogène sulfuré .
(A’'ogel.)
Cette station, bien aménagée, est fréquentée depuis longtemps. On conseille ces eaux en bains et en boisson dans les affections dépendant de la PLÉTHORE ABDOMINALE (voy. ce mot). Elles sont encore indiquées, mais sans distinction motivée, contre la goutte, le rhumatisme, les maladies de la peau et celles de l’appareil utérin.
AiiAî\« (provinces vénitiennes, district, de Padoue). Bourg au pied des monts Euganei, à 8 kilomètres de Padoue.
Chlorw^ée sadique (iodo-bromurée). Tempér. entre 82“ et 84» cent.
Eau : une livre métrique ?
Chlorure de sodium . 3,87120
— de magnésium.. . 0,13140
— de calcium . 0,09760
Sulfate de chaux . 1,15240
lodure de magnésium . 0,02250
Bromure de magnésium . 0,01060
Carbonate de chaux . 0,40120
— de magnésie . 0,09840
Silice ou acide silicique . 0,37290
Matière organique avec silicate de fer . 0,42880
Perte . 0,01150
Cent, euh.
Gaz acide carbonique . 40,00
Vapeur de naphte . 00,40
Gaz oxygène . 00,10
(Prof. Ragazzini, 1856).
• Des conferves appartenant aux genres Protococcus, Anabaina, Oscillaria^ d/fcroco/(??/s, Leptomitus, IJijgrococis, lAmghya, etc., végètent
ABANO.
dans ces eaux. Il se rencontre aussi des champignons dans leurs dépendances.
On compte plusieurs sources à Abano même; mais la source principale, dont la composition et la température viennent d’être indiquées, jaillit en abondance au pied d’une colline calcaire, le Monte Ortone. La majeure partie en est employée aux usages thermaux; une autre porlioii de ces eaux sert à mouvoir un inoulin, qui tourne au milieu de vapeurs épaisses. îl ne paraît pas qu’il y ait d’établissement proprement dit : mais les baigneurs trouvent dans des installations particulières tout ce qui est nécessaire au traitement et à la vie matérielle. La réputation très ancienne de cette localité a trait surtout aux boues chaudes dont on y fait un grand emploi, tant en bains qu’en applications topiques. Ces boues (fangi) consistent en une terre végétale recueillie au fond des fossés qui servent de réservoirs aux sources d’ Abano. Elles s’imprègnent de l’eau et de ses éléments minéralisateurs. M. Ragazzini les a reconnues comme
composées ainsi qu’il suit :
1000 parlies.
Goi i3ono.tc (ic cliâiix ••b*»*©»*-»-*-*»®-»*** i
— de protoxyde de fer . » . j
Chlorure de sodium . \
— HppRlpiiim .
rlp ma.cynpciiiim . . . i
SiilfalB dfi chïiux . . • . • •
Alumine . |
Sahlfi silironx. .
IVTafiprp nr.cranînnp . . . .
Eau . ; . . .
Perte .
On assigne à ces eaux une odeur hépatique selon Mandruzzato, d’huile de naphte d’après M. îlagazzini.
Les applications thérapeutiques des eaux et des boues d’Abano se tirent de leur minéralisation et de leur thermalité à la fois. Les affections rhumatismales, les manifestations de la diathèse scrofuleuse, certaines paralysies, certaines affections de la peau, les maladies articulaires, forment les principales attributions de cette station très iréquentée. — A l’époque romaine, elles avaient déjà une grande réputation, sous le nom A'ponenses aquœ^ Patavinæ aquœ, Martial et Claudien les ont célébrées, et Pline loue, en le remarc{uant, la décence c{ui régnait parmi leurs visiteurs. Au xvii" siècle, on y a découvert des bassins de marbre, des restes de thermes et de piscines, mte statue prétendue d’Esculape et autres vestiges d’une antique splendeur, — A une certaine distance d’Abano, sourdent beaucoup de sources plus ou moins chaudes, et dont