ABDOMINALES (MALADIES
la composilioD se rapproche beaocoup de ceüe de Monte-Oi tone : ce sont les sources de Ceneda, Monte Gotardo^ Sant Elena ou la Battaglia, San Pietro Montagnone^ Monte Grotto, San Ba.rtolomeo^ San Daniele in Monte, Aequa délia Virgine ei Becoaro. On les désigne encore sous le nom général de Thermes Euganéens.
ABBAIE BPIT \A1j. Voy. ABBECOURT.
A16BEC008T (France, Seine-et-Oise, arrond. de Versailles). Eerimgineuse bicarbonatée. Froide.
Bicarbonate de fer . 0,025
Bicarbonate de chaux. . . . . 0,400
Sulfate de magnésie . 0,100
Muriate de magnésie . 0,100
(Cadet et Deslaurier, 1816.)
Celte eau minérale, d’après Cadet et Deslaurier, se rapproche beaucoup, par ses propriétés physiques et chimiques, des eaux de Spa, Forges et Fyrmont. Mais, pour adopter cette conclusion, il faudrait auparavant qu’une nouvelle analyse fût entreprise: il est certain que cette source doit contenir d’autres principes minéraux,
La source d’Abbecourt est également connue sous le nom à' Abbaye du Val. Elle a été assez employée en boisson, et on lui a attribué un grand nombre d’applications. Elle est quelquefois légèrement laxative, ce qui a pu étendre un peu ses applications au delà du cercle des eaux simplement ferrugineuses.
ABBEAILSÆ (France, Somme, arrond. d’Abbeville).
Ferrugineuse sulfatée. Raulin dit que dans la ville d’Abbeville, il existe une source minérale ferrugineuse froide, contenant d’après Lemaire (17/i0) : du muriate de soude, du sulfate de chaux, du sulfate de fer, du bitume liquide, il est probable que cette source a disparu, car aucun auteur moderne n’en fait mention.
ABCÈS SCROFELEEX. L’existeuce d’abcès scrofuleux ne saurait influer en rien sur le choix de l’eau minérale à employer. C’est aux circonstances desquelles dépendent les abcès eux-mêmes qu’il faudra s’attacher, suivant qu’il s’agira de simples adénites ou d’affections des os ou des articulations [voy. Os (maladies des), Scrofules]. Nous signalerons cependant ici un fait important : c’est que l’existence d’une suppuration, même abondante, ne contre-indique pas l’usage des eaux minérales.
ABBOMIXAEES (iTlaiadîes). Oii lie peut nier que les maladies chroniques de l’abdomen n’offrent une physionomie générale très particulière, et ne présentent beaucoup de points communs, sous le rapport des indications thérapeulique.s. Ceci s’explique par des considérations physiologiques, et par la solidarité qui unit tous les organes abdominaux
ABDOMINALE (PLÉTHORE). g
dans le grand acte delà digestion et de l’élaboration du sang. La circulation abdominale comprend un ensemble de phénomènes très particuliers, et dans l’évolution desquels il est presque impossible d’isoler un organe des organes environnants [voy. Abdominale (pléthore)].
Les eaux bicarbonatées sodiques et les eaux chlorurées sodiques conviennent spécialement aux maladies abdominales. Parmi les autres groupes d eaux minérales, nous ne trouvons d’exception à faire qu’à propos des eaux sulfatées sodiques; mais celles-ci se rapprochent singulièrement des bicarbonatées sodiques pour leurs applications thérapeutiques.
Il faut encore remarquer que les maladies abdominales ne sont presque jamais des affections diathésiques. Non pas que des individus offrant les caractères de diathèses quelconques ne puissent être atteints d’affections abdominales qui se ressentent en quelque chose dg la diathèse dont l’économie est imprégnée ; mais il est certain que les manifestations caractéristiques de toutes les diathèses connues présentent de préférence des déterminations tout autres que des déterminations abdominales. La nature rhumatismale ou goutteuse des gastro-entéralgies, les affections du foie ou de la muqueuse intestinale chez les scrofuleux, etc., ne constituent pas des exceptions à cette règle, qui trouve surtout à être prise en considération à propos de l’emploi thérapeutique des eaux minérales.
ABOOM[i]\ALE (Pléthore). Les obstructions tenaient en France, il n’y a pas encore très longtemps, une place considérable dans la pathologie abdominale et aussi dans les applications des eaux minérales. La pléthore obdomirale, de son côté, joue actuellement en Allemagne un rôle parallèle, et en pathologie et en thérapeutique thermale. Que sont pour nous ces faits auxquels, à des époques diverses, ces expressions à' obstruction ou de pléthore abdominale ont fait allusion? La plupart n’ont pris aucun rang dans la nosologie contemporaine, parce qu’il leur manquait la détermination formelle et organique qui est la base de cette nosologie. OuelqueS'Uns nous ont été conservés sous les dénominations nosologiques d' engorgements divers et (ïhémorrhoïdes.
Cependant, en dehors de ces derniers cas à déterminations manifestes, nous retrouverions sans doute, sous cette dénomination si confuse (['obstructions, bien des faits intéressants, et dont l’expression de pléthore ou ([evénosité abdominale, malgré ce qu’elle offre encore de vague, fournit une interprétation plus significative.
Nous allons exposer quelques idées sur ce sujet, auquel se rapportent un grand nombre d’applications des eaux minérales, et qui tient une place considérable dans la littérature allemande. Nous-même en avons fait l’objet de recherches personnelles dont nous exposerons succinctement les principaux résultats.
6 ABDOMINALE (DLÉTHOBE),
Un des caractères les plus frappants de l’organisation anatomique de la région abdominale, est la prédominance du système veineux.
Celle prédominance est en rapport avec les fonctions dévolues aux organes renfermés dans cette région ; et dans aucune autre partie de l’économie, on ne rencontre quelque chose de semblable au développement relatif du syslème de la veine porte et du système des veines hémorrboïdaires, pour ne citer que les deux centres principaux de la circulation veineuse abdominale.
î/exagéraîion individuelle ou accidentelle de cette prédominance doit se lier à une série de phénomènes physiologiques, c’est-à-dire de troubles fonctionnels, qui nous représentent une bonne partie des faits désignés autrefois sous le nom d’obstructions, et que nous croyons être, pour la plupart au moins, les memes que l’on désigne aujourd’hui en Allemagne sous le nom de pléthore ou vénosité abdominale.
La circulation veineuse est essentiellement une circulation passive. La prédominance du système veineux doit résulter de circonstances et doit entraîner des conséquences en rapport avec cette idée de passivité. Les phénomènes symptomatiques liés à l’idée de pléthore veineuse abdominale seront donc essentiellement des phénomènes passifs.
Pour que les fonctions de l’appareil digestif et de ses annexes s’exercent d’une manière physiologique ou normale, il faut que la circulation sanguine, et la circulation veineuse tout spécialement, s’accomplisse avec une certaine activité. Tout ce qui viendra donc entraver ou ralentir en quelque chose l’activité de cette circulation doit nécessairement entraîner une série de troubles fonctionnels d’un caractère assez particulier. Nous avons elfeclivement rencontré une série de cas dont l’analyse nous a conduits à admettre la pléthore abdominale, et dont voici les circonstances les plus saillantes.
Ce sont généralement des individus de constitution ou sanguine ou bilieuse, menant une existence sédentaire et des habitudes de vie affective et intellectuelle dépressives; ils présentent les phénomènes habituels de la dyspepsie proprement dite, en rapport avec la lenteur des digestions, la torpeur de l’appareil digestif. Il n’y a point ou peu de douleurs; les digestions sont pénibles, parce qu’elles sont lentes, sans qu’elles paraissent s’exercer plus difficilement sur une classe d’aliments que sur une autre ; pas ou peu de phénomènes d’acidité gastrique ; constipation habituelle; l’abdomen est volumineux, de forme globuleuse, avec peu de pneumatose intestinale. Il y a un état pâteux de la région abdominale; la sonorité est généralement obtuse ; le palper profond donne une sensation de plénitude autre que celle fournie par l’épaisseur des parois abdominales : il semble que les replis du péritoine, épiploons et mésentère.
ABDOMINALE (PLÉTH OBE).
soient épaissis; quelquefois on trouve unejéritable matité, et l’on sent des engorgements profonds, impossibles à circonscrire et à localiser dans quelque organe déterminé. Il y a quelquefois une sensation particulière de pesanteur vers l’anus, et des manifestations hémorrhoïdaires incomplètes. A cela se joint habituellement de la courbature, du malaise, de l’abattement, et une tendance plus ou moins marquée à rhypochondrie ; chez quelques individus, des étourdissements, de la céphalalgie; chez d’autres, des palpitations, pouvant arriver à un degré assez prononcé pour fixer l’attention au détriment du reste.
Tel est rensemble des phénomènes symptomatiques dont l’analyse nous a fait penser qu’il ne s’agit pas de simples dyspepsies, mais bien d’un état organique définissable par la congestion chronique et passive de la région abdominale.
Quoi qu’il en soit de cette interprétation, un tel ensemble de phénomènes se montre fréquemment, à condition toutefois que l’on ait l’habitude d’explorer attentivement la région qui recèle leur véritable point de départ. En effet, tantôt il est masqué par la prédominance de tel ou tel symptôme secondaire, comme il arrive si souvent chez les hypochondriaqiies; tantôt il échappe, alors que l’on s’en tient à l’idée de dyspepsie ou de constipation, sans chercher à remonter au point de départ de la maladie.
Deux classes d’eaux minérales se partagent très nettement la spécialisation de cet état pathologique : ce sont les eaux chlorurées sodiques et bicarbonatées sadiques, en y ajoutant le groupe si distinct des eaux sulfatées sodiques fortes.
Les eaux chlorurées sodiques qui conviennent sont surtout des eaux très gazeuses, notablement minéralisées, un peu purgatives, comme Hambourg, mesbaden, iSiederbronn. C’est peut-être là le seul cas où la qua¬
lité purgative de ces eaux soit utilement opposée à la constipation [voy, COiNSTlPATIOiN].
En effet, la prolongation de l’effet laxatif a l’avantage d'exercer une action déplétive sur les vaisseaux des intestins. Il faut donc employer ces eaux de manière que l’action laxative se prolonge le plus possible. Ces eaux ont encore l’avantage très grand de lluxionner d’une manière particulière la région hémorrhoïdaire, et de favoriser ou produire des écou¬
lements hémorrhoïdaux.
Les eaux de Hambourg et de Kissingen, étant notablement ferrugi-
lâclie, à sang pâle. Niederbronn conviendra fort, lorsque les symptômes dyspeptiques domineront.
Les eaux de harlsbad nous paraissent convenir davantage aux individus robustes, de constitution sèche, bilieuse, tandis que les eaux chlo-
8 ABDOMINALE (PLÉTHOUEi.
rurées s’accommoderaient mieux aux sujets mous et lymphatiques, circonstances constitutionnelles qui sont trop souvent négligées.
INous ne sommes certainement pas en mesure dé comparer d’une manière absolue les effets de ces eaux avec ceux des eaux bicarbonatées sodiques. Les données générales que nous venons d’exposer ressortent très bien des observations publiées au sujet de l’action des eaux chlorurées sodiques ou de celles de Karlsbad. Mais il ne faut pas demander aux auteurs qui nous ont transniis les résultats de leur propre expérience quelque chose de précis et de détaillé.
Cependant, s'il nous est permis d’exposer avec réserve nos opinions personnelles sur ce sujet, nous dirons que nous croyons les eaux chlorurées sodiques appropriées, supérieures en général aux bicarbonatées sodiques dans les cas de ce genre. Ilombourg et Kissingen ne conviennent que fort peu aux dyspepsies proprement dites, qui trouvent dans Vichy leur médication spéciale [voy. Dyspepsie], tandis qu’elles conviennent beaucoup mieux que cette dernière dans la pléthore abdominale. Mais beaucoup de cas appartenant à la pléthore abdominale sont mentionnés sous le nom de dyspepsie^ ce qui fait confusion pour l’application respective de ces eaux minérales fort différentes. C’est pour cela encore que ces mêmes eaux sont justement plus réputées que celles de Vichy pour le traitement de l’hypochondrie : rhypochondrie en effet se lie beaucoup plus souvent à la pléthore abdominale qu’à la dyspepsie simple. Ce qui manque aux eaux de Vichy, c’est d’être laxatives : en outre, elles nous paraissent agir, moins que Hombourg c\. Wie^baden, dans le sens de la fluxion hémorrhoïdaire. Ce n’est pas que les eaux de Vichy n’agissent dans un sens très favorable sur la circulation abdominale dans le traitement des engorgements abdominaux effectifs. Mais il s’agit ici de la pléthore abdominale en puissance; et pour bien faire comprendre celle queslion d’indication, nous dirons que, dans la pléthore abdominale, les eaux chlorurées sodiques précitées nous paraissent indiquées d’abord pour dégager la circulation abdominale ; et Vichy, s’il existe quelque engorgement, pour en opérer la résolution.
Nous devons ajouter ce que nous dirons encore à propos d’autres articles tout à fait neufs comme celui-ci, que nous n’avons pas la prétention de fixer d’une manière définitive les règles des indications et des traitements, mais que nous offrons les résultats de nos observations et de nos études, au moins à titre de matériaux et de renseignements.
Le sujet de cet article mérite en particulier de fixer l’attention des observateurs : mais il serait à désirer que l’on apportât dans son étude un peu plus de clarté et de précision que nous n’en rencontrons chez les auteurs allemands, qui s’en sont à peu près seuls occupés jusqu’ici.
ABSAC.
Aï6Fi\Si8KUG (Bavière). Ville sur l’Abens, à 22 kilomètres de Ratisbonne.
Carbonatée mixte ^ Tempér.?
Eau : 16 onces.
Eau : un litre
Grains.
Gram,
Carbonate de chaux .
— de soude .
— de magnésie. . . ,
Chlorure de sodium .
Acide silicique . . . . .
Gaz hydrogène sulfuré. . . .
(VOGEL
On y a signalé encore des traces de cuivre. Ces eaux sont prescrites en bains dans le traitement de la goutte, du rhumatisme, des maladies de la peau et du catarrhe vésical.
ABERBROTiiicii OU ARBROAEH (Grande-Bretagne, Écosse). Ville maritime, à 22 kilomètres de Dundee.
Bains de mer. Aux environs, source ferrugineuse carbonatée froide, fréquentée par les malades atteints de scrofules.
ABERYSTWITII (Angleterre, comté de Cardigan).
Bains de mer fréquentés.
ABOXBAACE (Vallée d’) (Savoie, environs d’Évian). Différentes sources ferrugineuses, et une source de pétrole ou de poix minérale, coulent dans cette vallée, qui tire son nom de la quantité de ses pâturages.
ABOEiiaR (Algérie), province d’Oran, à 13 kilomètres de âJostaganem et à 79 kilomètres d’Oran.
Chlorurée sodique. Tempér.?
Eau : un litre.
Gram.
Chlorure de sodium . . . . . . 1,13
— de potassium . i
— de magnésium.. . J
Sulfates de soude et de chaux . 0,22
Carbonates terreux .
Acide silicique, alumine
Oxyde de fer, peu .
Matière organique .
(O. Henry.)
fl eniy, n avant eu à sa disposition que le résidu d’une petite quantité d’eau obtenue à Alger, n’a pu se livrer à une analyse complète à son sujet. Les résultats précédents sont donc seulement approximatifs.
ABSAC. Voy. Ayaillfs.
J 0 ABSORPTIOÎ^ CUTANÉE.
AISSORPU'I^^I^ CIITAIAÉE. On sait d’n.iie manière générale qne, chez l’homme et les animaux supérieurs, et selon des circonstances déterminées, la peau est librement traversée par les substances étrangères, tant solides que liquides et gazeuses, avec lesquelles elle est mise en contact. L’épiderme lui-même ne limite cette action absorbante que dans une certaine mesure, ainsi que les expériences de Magendie sur l’iinbibitioii nous l’ont appris. Mais si le fait physiologique, considéré dans son ensemble, ne souffre point de contradiction, il n’en est plus de même pour l’appréciation des modes du phénomène, et en particulier pour ce qui se passe dans le bain d’eau à l’état liquide, soit relativement pure, soit chargée de principes minéraux. Cette divergence d’opinions nous intéressant plus particulièrement, c’est sur elle que se portera notre attention. Et d’abord n’y a-t-il qu’une faible proportion d’eau absorbée? Currie et Seguin ont avancé que le corps subissait une diminution de poids dans le bain tiède, prolongé de trois à quatre heures. Mais les expériences de Collard de Marligny et du professeur Barthold ont contredit cette interprétation. Barthold principalement {Annali univers, di medic. , décembre 1839, p. 640) a trouvé que le poids du corps était, au contraire, augmenté de 12 grammes, après une immersion d’un quart d’heure, la température de l’eau étant à 35° cent., et celle de l’air à 18°, tandis que, d’après Seguin, le corps perdrait par l’expiration pulmonaire, dans le bain, 35 centigrammes par minute, ou 6 grammes par quart d’heure. Les expériences de Falconer, Alexander, Cruikshank et autres, n’offrant pas les mêmes garanties de précision que celles qui viennent d’être rapportées, on pe.ut les négliger ; mais en présence de résultats si diamétralement opposés, et néanmoins tirés d’une rigoureuse expérimentation, il était nécessaire de reprendre la question et de cher^ cher si quelque condition de cet important problème n’avait pas échappé aux premières observations. C’est ce qu’on a tenté d’éclaircir plus récemment. Presque à la même époque, M. Homolle et M. Kuhn (de Niederbronn) poursuivaient une série d’essais sur l’absorption des liquides par la membrane tégumentaire. Le premier s’est attaché à étudier comparativement l’aptitude absorbante de la peau et celle de la muqueuse intestinale. Comme il a agi sur des lambeaux cutanés détachés du cadavre, et par conséquent privés de toute propriété vitale, nous rappellerons seulement qu’il est arrivé à des conclusions affirmatives à l’appui des opinions de Haller et de Magendie, et nous réservons les autres points de son travail pour la suite de cet article. M. Kuhn (Gazette méd.^ 1853) s’est demandé si la contradiction des expérimentateurs et l’incertitude de leurs idées sur le pouvoir absorbant de la peau ne tenaient pas à ce qu’ils faisaient trop peu de compte des effets de la température, laquelle, selon