‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 225 sur 259 · EAU DE MER · texte numérisé non relu

EAU DE MER

Nord, mais puisée dans des localiiés opposées; aussi les résultats que ces chimistes indiquent sont-ils bien différents de ceux de M. Duménil.

Mer Caspienne :

Eau : un litre.

* Gram.

Chlorure de sodium . 36,731

— de potassium . 0,761

— de magnésium . 6,324

Bromure de magnésium . traces

Sulfate de chaux . 4,903

— de magnésie., . . . . . 12,389

Bicarbonate de chaux . 1,705

— de magnésie . . . 0,129

(Gobel, 1839.)

Afin de faciliter la conservation de l’eau de mer destinée à être transportée, et afin de masquer sa saveur désagréable, M. Pasquier a eu l’idée de la rendre gazeuse sans altérer en rien sa constitution primitive. Voici pour cela comment il procède :

Il puise l’eau de mer à plusieurs kilomètres des côtes et à une certaine profondeur; il la filtre ensuite pour la dépouiller de toutes les substances animales et végétales qu’elle tient en suspension, et qui sont cause de sa prompte altérabilité; enfin, il la charge de gaz acide carbonique.

ün certain nombre de bouteilles de cette eau de mer gazeuse mises à la disposition de M. Rayer ont prouvé :

1° Que l’eau de mer gazeuse était un purgatif puissant; ainsi, à la dose d’une bouteille, elle a purgé aussi bien qu’une même quantité d’eau de Sedlitz à 32 grammes;

2° Que les malades l’ont prise sans répugnance et l’ont trouvée agréable au goût ;

3° Qu’aucun accident, aucune incommodité, n'ont suivi son administration.

M. Raver a conclu de .ses observations que l’eau de mer épurée et

gazeuse peut être employée avec avantage dans tous les cas où les purgatifs salins sont indiqués. îl a remarqué, de plus, qu’elle avait une action spéciale et favorable sur les individus atteints d’affections scrofuleuses.

Dans ces derniers temps, M. .floride (de Nantes) a pensé qu en évaporant l’eau de mer à une bas.se température, il pourrait conserver et îrans})orter à des distances voulues tous ses principes minéralisateurs et organiques sans pour cela la priver de ses propriétés thérapeutiques. D’après les calculs de ce chimiste, 5 kilogrammes du produit de la concenlraiion saline semi - li(!uide de l’eau de mer sont l’équivalent en

EAUX-BONNES

principes rninéralisateurs de 150 litres d’eau de l’Océan, de sorte que cette quantité de matières salines, délayée dans 145 litres d’eau douce, reconstitue un volume égal d’eau de mer naturelle.

L’Académie de médecine, appelée à juger l’importance de l’eau de mer concentrée, a ete d avis qu elle pouvait l'cndre quelques services et à la manière des eaux mères des salines. Ce mélange de sels marins peut être administré en bains froids, tempérés ou chauds, et dans un état de concentration approprié à l’âge et au tempérament des individus.

EAUX-BOIVÎN^ES (France, Basses-Pyrénées, arrond. d'Oleron). A 40 kilomètres de Pau et à 800 de Paris. Altitude, 790 m.

Sulfurée sodique. Temp. de 12° 80 h 32°.

Sept souices dont voici les noms avec la température et le débit, d’après M. J. François, auquel on doit leur captage en loche.

Température.

Débit

Source de la buvette .

par 24 lieiires.

— supérieure .

— inférieure .

Nouvelle source du rocher .

Source froide ou du bois .

Source d’Ortech n" 1 .

Les eaux des dilTei entes souices des Eaux- Bonnes sont en ce moment l’objet d’études importantes de la part de M. Filhol. Voici la composition que ce chimiste assigne à l’eau de la source de la buvette ou source vieille, de toutes la plus importante.

Eau : un litre.

Sulfure de sodium .

Gram, n 0910

— de calcium .

VyUZ l U

Sulfate de chaux .

Il cl LUo

A i rr K A

— de potasse . . . , .

U, 1 / ou

— de soude .

— de magnésie .

l l dtUo

Silicate de soude .

Silice . . . . .

Page 1