SUBSTANCES
MINÉHALISANTES.
SOURCE
César
SOURCE
Petit-
Cornet,
source
sulfu¬
reuse.
SOURCE
Nou¬
velle.
du
Milieu.
SOURCE de la douche de
vapeur.
SOURCE
de l’Escalier.
SOURCE de la Mare ou Bain carré.
Azote, a vue un peu d’oxygène.
Sulfate de soude .
indét.
gr.
inde't.
inde't.
indét.
indét.
indét.
— de potasse . . .
Chlorure de sodium .
— de potassium .
Bisilicate de soude.
Sulfhydratc de sulfure de
sodium .
indices.
indices
indices
indices
indices
lllliirpc;
Bioarbonate de soude .
— de chaux .
— de niagne'sic. . .
— de stroutiane .
— de fer et de
manganèse.. .
traces
traces
Silicate? de lithiue .
traces
indices
indices
indices
indices
Phosphate soIuIjIc . ,
Sulfate de chaux .
traces
traces
traces
traces
traces
traces 0,1.30 j
traces
Silice, alumine (silicate), . ,
Matière organiiiue azotée.. .
sensib.
sensib. 1
sensib.
sensib.
sensib.
sensib.
sensib.
Bromure et iudure ? alcalin.
sensib.
sensib.
sensib.
sensib.
sen.sib.
sensib.
sensib.
(O. Henry.)
L’établissement principal comprend vingt-cinq cabinets de bains, quinze douches et une salle pour les bains de vapeur. Il existe encore deux autres bâtiments dans lesquels sont renfermées plusieurs baignoires, et dont l’un est plus spécialement réservé aux pauvres.
M. O. Henry a conclu de ses expériences que toutes les eaux d’Évaux provenaient d’un seul et même réservoir; que, d’après la proportion notable de silice qu’elles contiennent, elles devaient être considérées comme des eaux sulfatées et silicatées sodiques; que les conferves qui végètent dans les puits appartiennent aux genres Anahaina et Zygnema, et renferment de l’iode.
Suivant M. Tripier, les eaux minérales d’Évaux peuvent être employées utilement contre les fausses ankylosés, le rhumatisme chronique, les dartres, la paralysie, les engorgements des viscères abdominaux, les affections nerveuses, la lithiasie, les scrofules, les maladies syphilitiques anciennes, les ulcères invétérés, en un mot contre la plupart des maladies chroniques [Thèses de Montpellier, n° 11, 1830). La véritable spécialité des eaux d’Évaux est le rhumatisme chronique, musculaire et articulaire, et, sous ce rapport, nous pensons qu’elles sont aussi actives que beaucoup de stations plus célébrés. Elles passent encore pour con-
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venir très bien dans les formes scrofuleuses du rhumatisme; mais nous pensons que l’on a exagéré l’influence qu’elles peuvent exercer sur l’état scrofuleux lui-même.
ÉviA^ (États sardes, Savoie). Ville à 32 kilomètres de Genève, sur la route du Simplon, au bord du lac Léman.
Bicarbonatée mixte. Tempér., 12° centigr. — Deux sources.
1° Source C achat :
Eau : un litre.
Gram,
Bicarbonate de chaux . 0,101
— de magnésie . 0,017
— de soude . 0,137
Chlorure de sodium . traces
Glairine. . . quant, indét.
Gaz acide carbonique libre 2° Source Bonne-Vie :
Mill. cuIj,
(Barruel, 1844.)
Bicarbonate de chaux . 0,2210
— de magnésie . 0,0150
— de soude . 0,0200
— de potasse . 0,0070
Phosphate de soude . 0,0017
Chlorures alcalins . traces
Gaz acide carbonique . 0,0970
(École des mines, 1851.)
Comme on le voit, ces deux sources ne diffèrent que par quelques millièmes dans les quantités des mêmes principes minéralisateurs. M. Glénard (de Lyon) a constaté que le résidu obtenu par l’évaporation d’un litre de chacune d’elles est absolument identique (1 décigr. pour 1 litre). Mais, en pré.sence d’une minéralisation restreinte à environ 25 millièmes de gramme de ces mêmes principes fixes, il est difficile de ranger l’eau d’Évian, comme on l’a fait, à côté des eaux bicarbonatées sodiques les mieux caractérisées, telles que Vichy ou Ems. La proportion d’acide carbonique libre qu’elle renferme ne saurait non plus la distinguer suffisamment. Faute d’une prédominance significative, et eu égard aux bases de notre classification, nous jugeons que cette eau, à peine autrement minéralisée que bien des eaux dites potables, appartient aux bicarbonatées mixtes.
Rien, dans ses propriétés physiques, ne dénote la valeur thérapeutique de l’eau d’Évian. Transparente et parfaitement limpide, elle n’a ni saveur ni odeur spéciale, et la sensation qu’elle fait éprouver à la peau est ab.solument celle que donne l’eau des sources froides; toutefois une
evian.
( eitaine notoriété s est attachée d’abord à la fontaine Cachai depuis le cotninencenient de ce siècle, et plus récemment la source Bonne -Vie a pai'tagé une vogue qui tend à se propager.
Si nous reproduisions la série d’affections que MM. Andrier et Dupraz, dans leuis notices le^pectives, ont signalées comnie élant du ressort d’Evian, cette énumération conqvrendrait à peu près toutes les lésions organiques ou fonciionneiles des appareils digestif, biliaire et urinaire, auxquelles se joignent la goutte, les névroses et les maladies cutanées. Sans demander de renseignements impossibles ici à l’analyse chimique, encore faut-il se garder d’étendre les limites d’un dynamisme passablement obscui. Les auieuîs même que nous citions |)ius haut en ont été léduils a voit dans 1 absence de sullate de chaux une cause de j)t‘ééminence poui Evian, et les motifs invoqués par eux sont précisément ceux (jui militent ailleurs pour telle ou telle propriété élective des eaux sulfatées caicKjues. I! est donc plus sage de tirer la seule résultante que les études et les observations publiées jusqu’à ce jour sur les eaux d’Évian permettent d’accueillir, à savoir, que leur action est véritablement sédative, et qu’il devient avantageux d’en user soit vis-à-vis d’organes irritables ou agacés, soit envers des idiosyncrasies très impressionnables.
(j est de la sotte qu elles sont applicables au traitenient des affections chroniques du tube digestif et des voies urinaires. La gastralgie, la dyspepsie accompagnée d’éructations acides, le pyrosis, et ce qu’on entend par irritation chronique de l’intestin, d’une part; le catarrhe vésical, la disj)osition aux coliques néphrétiques, et l’endolorissement de la vessie consécutil à la présence de calculs ou aux manœuvres de la iiihotrilie de l’autre : tel est le cadre déjà assez étendu de la spécialisation d’Évian' Il est arrivé aussi de voir disparaître promptement à Evian cette sorte d’éréthisme qui accompagne un grand nombre de névroses devenues chroniques, état spasmodique cédant devant les moyens apjiropriés, comme les sécrétions exagérées des muqueuses se régularisent dans les mêmes circonstances, sans que la qualité alcaline ou autre de l’eau minérale y participe réellement; mais nous ne saurions admettre l’intervention de ce traitement contre les diathèses, ainsi qu’on l’a voulu : tout au plus pallierait-il quelque manifestation constitutionnelle. 11 n’y a pas de preuves suffisantes pour justihei' la pi étendue efficacité des eaux d’Évian dans aucune forme de goutte, ni dans les conditions générales relatives à la j)roduction de la gravelle ou des calculs biliaires.
On les prend en boisson et en bains ; l’usage à l’intérieur a la plus grande place dans la pratique de cette station. Ün y prescrit l’eau minérale, à jeun, par verrées de 120, 150 et 180 grammes à la fois, répétées de quart d’heure en quart d’heure. Le nombre de ces verrées peut va-