‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 254 sur 259 · FORGES OU FORGES-LES-EAUX · texte numérisé non relu

FORGES OU FORGES-LES-EAUX

FORGES OU FORGES- (France, Seine-Inférieure, arrond. de Neufchâtel en Bray). A 25 kilomètres de cette ville et à iiU kilomètres de Paris.

Fe?^rugineuse bicarbonatée. Froide. (7° centifjr.J

Eau : un litre.

Source

Source

Source

Source

Cardinale

Royale.

Reinette.

Nouvelle

Acide carbonique libre .

lit.

traces

gr-

lit.

lit.

lit.

Azote avec oxygène .

Bicarbonate de magnésie. . . .

Carbonate de chaux .

— de fer. . .

Ll aLc&

gf.

Ll dCca

Protoxyde de fer (crénaté) .

traces

traces

traces

— de manganèse .

Sulfate de chaux .

— de soude .

— de magnésium .

— de calcium .

Azotate de magnésie .

indices

' Crénate alcalin (potasse) .

Acide silicique. . .

Alumine .

n 0‘^in

traces

Sel ammoniacal (carbonate?) .

Matière organique, bitume .

traces

(Gihardin et Morin.)

Il y a à Forges un établissement thermal où l’eau minérale, échauffée artificiellement, alimente quinze ou seize baignoires et deux douches.

Le débit des sources est très abondant : ainsi la Reinette donne 21 600 litres par vingt-quatre heures; la Royale 10 800, et la Cardinale, UyiO. Files sont situées les unes à côté des autres. On les regarde néanmoins comme diversement minéralisées et devant être administrées par gradation, en commençant par la Reinette, pour aboutir à la Cardinale, la Royale étant intermédiaire.

Des conferves ont été signalées dans les bassins de chacune des trois sources. Les canaux qu’elles parcourent sont incrustés d’un dépôt à la fois calcaire et ferro-manganésique.

Ces eaux ne se conservent pas longtemps; toutefois on en transporte.

FORGES-SUR-BRIIS. <§87

Leur spécialisaiioii est formelle à titre de médicatiou tonique et fortifiante. La chlorose et l’anémie en relèvent principalement. On leur a attribué des succès dans la stérilité, et cette réputation remonte au séjour célèbre que fit la reine Anne d’Autriche à Forges, en 1633, et à la naissance de Louis XIV. Depuis lors la vogue délaissa ces sources, qui ont beaucoup d’analogues, et qui, malgré leur minéralisation active, ne semblent même pas recherchées sur place.

FORGES OU EA €IIAPEESÆ-SER-ERDRE (France, Loire-Inférieure, arrond. de Nantes). A un kilomètre du bourg de la Chapellesu r-Erdre.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

Oxyde de fer .

Sulfate de chaux .

Chlorure de calcium . .

— de magnésium .

Acide silicique. . .

Matière grasse .

— extractive .

Perle .

. traces

(Prével et Lésant, 1821.)

Cette eau est remarquable par sa faible minéralisation ; nous crovons cependant qu’elle gagnerait a être soumise à un nouvel examen. Elle est utilisée par un certain nombre de malades contre la chlorose, les engorgements des viscères abdominaux, et dans la plupart désaffections qui dépendent de l’atonie des organes de la digestion.

FOUGES-SFR-ISRIIS (France, Seine-et-Oise). A 38 kilom. de Paris.

Bicarbonatée mixte. Froide.

Carbonate de soude . |

— de magnésie . . . . j Sulfate de chaux. . .'. |

Chlorure de sodium . t

— de magnésium. . . . \

Matière organique, .

Eau

: un litre.

Source

Fromant.

Source

VuiTEL.

Source

ViTTOZ.

Og^iss

0gr,105

indét.

(O. Henry, 184-2. )

Ces eaux, dont la constitution ne porte en elle-même aucune signification thérapeutique, et ne permet de les rattacher que très arbitrairement à une classe quelconque, sont depuis longtemps réputées comme propres

FOUTES (EAEX MINÉRALES).

au trailement des scrofules. Celte noioiiélé a détei’uiiné radininis! ration de 1 assistance publique à Paris à y envoyer, depuis quelques années, un ceitain noinbie d enfants scrofuleux, et des résultats satisfaisants y ont été obtenus, au témoignage de MiVl. Gillette et Sée.

Cependant l’Académie de médecine, consultée officiellement au sujet de cette station, a récemment refusé, sur la considération de l’analyse chimique, de lui attribuer un caractère véritablement thérapeutique, c est-à-diie d admettre les eaux de Forges-sur-Briis au nombre des eaux minérales, ou, pour nous servir d’une dénomination plus usitée autrefois, des eaux médicinales.

Il est vrai que les traitements suivis par les enfants de l’Assistance, les seuls qu’il ait été possible de contrôler, ont offert cette particularité, qu’ils ont été prolongés pendant plusieurs mois, circonstance peu commune en thérapeutique thermale ; de sorte qu’on peut se demander si, chez des enfants recueillis dans d’aussi mauvaises conditions, un long séjour dans une campagne recotmue par sa salubrité, des soins assidus de propreté, des piatiques hydrothérapiques, n’oiit pu suffire pour déterminer des effets excellents, sans qu il soit nécessaire d’attribuer à ces eaux ellesmêmes des propriétés à proprement parler médicamenteuses.

Quoi qu’il en soit, en présence d’une notoriété que des observations serieuses tendraient plutôt à confirmer qu’à démentir, nous pensons qu’il ne convient pas de se prononcer sur les résultats négatifs d’une analyse, et il est à souhaiter que des observateurs plus rapprochés viennent nous édifier définitivement sur le véritable caractère de résultats qui demeureraient encore intéressants au point de vue de l’hygiène.

FORiViiATES. L’acide formique en combinaison avec la soude a été annoncé dans l’eau de Bruckenau (Bavière) par M. Scherer, et dans l’eau de Weilbach (duché de Nassau) par M. Frésénius.

Gomme ces chimistes sont arrivés à ce résultat en traitant le résidu d un grand nombre de litres d’eau minérale par l’acide sulfuric|ue, nous avons quelque lieu de supposer que l’acide formique est un produit de la réaction de l’acide minéral sur la matière organique [voy. Agétiqlik, Butyrique et Propionique] (acides).

FORRIQEE (Acide). Yoy. FORMIATES.

FORTES (Eaux minérales). Oii désigne SOUS le nom d'eaux minérales fortes, en opposition avec les eaux faibles, des eaux minérales dans lesquelles la minéralisation en général, et le principe prédominant en particuliei , existent en proportion assez notable pour leur assurer des propriétés très spéciales et très actives : ainsi Vic/uj, Vais, Karslbad, Balaruc, hissingen, etc. Ce n’est qu’à propos des eaux bicarbonatées

SODIQUES, CHLORURÉES SODIQUES et SULFATÉES SODIQUES [ VOV. CeS

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