‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 29 sur 259 · ACIDES (EAUX · texte numérisé non relu

ACIDES (EAUX

la réaclioii de l’acide sulfurique employé sur la matière organique de l’eau minérale.

ACiïOKES. Voy. Peau (maladies de la).

ACiiSEOiAiwsTEm (Allemagne). Salines près d’ïscliel, dans une belle vallée des Alpes tyroliennes, à 1A07 pieds au-dessus du niveau de la mer.

Chlorurée sodique. Tempér., 14° à 16° cent.

Eau : 16 onces. Eau: un Utr^

Chlorure de sodium .

Chlorhydrate d’ammoniaque. . .

Chlorure de magnésium .

Bromure de magnésium .

Sulfate de soude .

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

Oxyde de fer, alumine .

Silice .

Grains.

Gram.

traces

traces

(Buchner.)

C’est surtout au point de vue des inhalations que celte localité, pourvue d’excellentes conditions de climat, est signalée. Les malades vont respirer l’air des galeries supérieures dans les batiments de graduation, ou la vapeur qui s’échappe des appareils de coucenir ation.

ACI (Sicile). Edi\x\ sulfurées froides, exploitées du temps de la domination romaine, à en juger par les restes de thermes et d’aqueduc qu’on y trouve, abandonnées aujourd’hui, comme la plupart des sources minérales de la Sicile.

ACIDES (Eaux). Sous ce iiouî on désigne certaines eaux qui contiennent des acides sulfurique, chlorhydrique et borique non combinés avec les bases. On ne connaît qu’un très petit nombre de sources qui possèdent ce singulier caractère, et encore appartiennent-elles presque toutes à l’Amérique méridionale et à l’Amérique centrale, là où le sol est souvent bouleversé par des éruptions volcaniques : ce sont les sources thermales de Panama, de Ruiz (Nouvelle-Grenade), de Chucandino, de Guinche, de Saint-Sébastien et de plusieurs autres localités entre Valiadolid et le lac de Cuzco, au Mexique.

Une autre eau qui a quelque ressemblance avec les précédentes, et que l’on cite assez souvent dans les ouvrages, est celle du rio Vinagre : mais elle appartient aux eaux courantes.

Rubio signale encore dans les mines du Rio-Tinto, province d’Helva, en Espagne, une eau minérale sulfatée ferrugineuse et cuivreuse, dans

Digt. des Eaux Mir^ÉR. 2

■18 ACIDULES (EAUX).

laquelle on a constaté rexistence d’une (fnantilé très notable d’acide sulfurique et d’acide arsénieux libres [\oy. ÏIio-Tinto].

Nous ne parlerons pas des eaux qui sont saturées d’acide borique libre ; tous les auteurs savent que les lagoni de la Toscane placés dans ce cas, ne sont pas considérés comme des réservoirs d’eaux minérales proprement dites.

AOSîEN «lasîs flc» eaux. Dans les eaux minérales, quelles que soient leur nature et leur origine, l’analyse signale d’une manière générale l’existence des acides suivants :

1° Acides minéraux : arsénieux ou arsénique, azotique ou nitrique, borique, carbonique, hyposolfiireux, phosphorique, silicique ou silice, sulfureux, sulfurique.

Comme les hydracides se sont unis aux bases en produisant des sels et de l’eau, on doit encore ajouter les acides : bromhydrique, chlorhydrique, fluorhydrique, iodhydrique, sulfhydrique.

2” Acides végétaux ou en dérivant : apocrénique, créniquc, géique ou humique.

A ces derniers nous joindrons les acides acétique, butyrique, formique, propionique, dont l’existence nous semble loin d’être encore parfaitement démontrée, d’autant plus qu’ils n’ont été signalés que dans le résidu d’une seule eau minérale. A part les acides sulfurique et chlorhydrique signalés dans plusieurs sources thermales de l’Amérique, et les acides carbonique, silicique et sulfhydrique, qui se rencontrent aussi à l’état de liberté dans un grand nombre de sources, tons les autres existent en combinaison avec les bases alcalines terreuses, et avec les oxydes métalliques [voy. Bases, Classification, Sels dans les eaux].

La proportion de ces acides est excessivement variable. Les acides carbonique, sulfurique, chlorhydrique, silicique et sulfhydrique sont ceux qui minéralisent plus particulièrement les eaux. Quant aux autres, l’analyse se contente le plus souvent de les signaler.

C’est à dessein que nous ne parlons pas de l’acide ferrique que Longchamp croyait exister à l’état de ferrate de chaux dans certains dépôts naturels des eaux; tous les chimistes reconnaissent que l’acide ferrique ne peut pas prendre naissance dans de pareilles circonstances.

.tcIPliSÆS (KêiMx). L’expression ééeoMX acidulés est employée comme synônyme Aleaux gazeuses, c’est-à-dire dégageant du gaz acide carbonique. On en a fait également la désignation de classes ou de divisions. Les eaux acidulés forment la septième classe d’Ozann, divisée en six espèces. Elles constituent la deuxième classe de M. Pâtissier, et se divisent en acidulés thermales et acidulés froides. Elles forment encore une des divisions de la classe des eaux ferrugineuses de cet auteur. On

ACNÉ. ly

9 üppGl6 ClClclulëb (XlcCtllHCS IgS GallX ljiC3l'i}0!19lGGS SOcilCjUGS, QX CICIcIuIgs simples ou acidulés gazeuses cIgs eaux géiiéraleineiU bicarbonatées, calcaires ou mixtes, dont la qualité dominante a paru le dégagement de l’acide carbonique.

Celte dénomination cVacidules est mauvaise, en tant que s’applic|uant a la désignation de classes. La qualité d’eau gazeuse est souvent trop secondaire pour en faire dépendre le classement d’une eau minérale. Les eaux dites acidulés comprennent essentiellement les eaux bicarbonatées; mais les eaux chlorurées sodiques, les sulfatées, présentent des exemples d eaux minérales aussi gazeuses que possible; les eaux sulfurées calciques dégagent toutes de l’acide carbonique. Une qualité commune à toutes les sortes d’eaux minérales ne saurait servir à une classilication méthodique.

On peut, il est vrai, réserver le mot acidulé pour désigner la qualité des eaux qui dégagent du gaz carbonique, i^lais nous préférons l’expression à' eaux gazeuses, terme que l’usage a consacré, et qui ne s’applique formellement qu’à l’acide carbonique. En résumé, nous pensons que le mot acidulé doit être rayé du langage hydrologique [voy. Gazeuses (eaux) ].

ACA'É. Maladie des glandes sébacées de la peau, dont la dénomination a souvent varié (variété de couperose, pour Sauvages; verrues disséminées, verrues goutte rose, pour Alibert; dartre pustuleuse disséminée, pour Rayer); l’acné, ainsi que l’appelle Wiilan, présente des différences relatives de gravité, mais peut toujours passer pour une affection très rebelle. Quand il s’agit seulement des rougeurs de goutte rose à la face, sans congestion active vers cette région ni inflammation consécutive des follicules, le traitement par les eaux sulfurées {Enghien, Ludion), ou sulfurées et chlorurées sodiques {Uriage), a qualité pour les dissiper. S’il y a de longue date, au contraire, une profonde altération dans les follicules hypertrophiés, ou une modiûcation du derme lui-même, dont le réseau capillaire a subi une turgescence considérable, on s’accorde à désespérer de l’efficacité des sources les plus renommées pour la guérison des dermatoses. C’est ce qui a été reconnu à Ax, à Aix-la-Chapelle. Cependant M. de Puisaye rapporte plusieurs observations de couperose heureusement traitée à Enghien par les bains et les douches sur le visage. A Uriage, M. V. Geixly a obtenu d’excellents effets en insistant sur un traitement prolongé et en combinant l’eau à doses purgatives, mais sans applications locales. Chez les sujets scrofuleux, les eaux à la fois sulfurées et salines exercent une influence incontestée. M. Gaudet n’a vu les bains de mer agir que sur la constitution des individus atteints d’acné. Si l’acné se rattache à la ménopause, comme

ACQUA ACIDULA.

cela s’observe fréquetiunent, ou bien à '’n état dyspeptique habituel, les eaux bicarbonatées, sodiques et ferrugineuses, sont indiquées. Mais encore doit- on, lorsqu’on traite ces maladies, à Vichy, par exemple, se mettre en garde contre l’exaspération si facile à provoquer dans les phénomènes congestifs dti côté de la face, et en vue desquels une moindre minéralisation serait sans doute préférable {Ems, Scklanycnbad). — L’acné simplex, qui se montre si fréquemment au visage, à la poitrine et au dos chez les jeunes gens, n’est pas souvent l’objet de traitements spéciaux, ou se guérit en même temps que d’autres affections pour lesquelles on emploie les eaux minérales. Si elle est très considérable ou invétérée, elle rentre dans les conditions de la couperose au degré chronique.

AÇORES (Iles) (possession portugaise). Archipel composé de neuf îles, au milieu de l’Océan, à environ 800 milles des côtes de Portugal. On y trouve des sources chaudes- et siliceuses, particulièrement dans l’île de Saint-Michel, au val de Fumas. Elles sortent de roclies volcaniques, et précipitent d’immenses quantités d’une concrétion qu’on désigne sous le nom de siliceous sinter. Partout où cette eau a coulé, on trouve du sinter qui, en quelques endroits, s’élève à 20 ou 25 centimètres au-dessus du niveau ordinaire du courant. Tous les végétaux et objets environnants sont plus ou moins incrustés de silice. Ce sinter est souvent d’un bel éclat, demi-opalin. Une de ses variétés diffère de celui d’Islande et d’Ischia par la grande proportion d’eau qu’elle contient, ainsi que par l’absence d’alumine et de chaux. On attribue la grande quantité de silice en solution dans ces sources à leur thermalité élevée et à leur origine sous-marine. (Lyell.)

ACQEA AEîiiELA (États de l’Église, délégat, de Viterbe). A 6 kilomètres nord de Viterbe, non loin des ruines de Ferentum.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , lù" cent.

Eau : un litre.

Gaz acide carbonique .

Air atmosphérique .

Cent. cnb.

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

Sulfate de soude .

— de chaux .

— • de magnésie .

Chlorure de sodium .

— de calcium .

— ■ de magnésium .

Silice . . . .

0,552 (Carosi, )

ACQUA SAÎ^TA. 21

Cette source, limpide, pétillante, a reçu le nom de Val delV acqua rossa, à cause du dépôt rouge, ocracé, auquel elle donne lieu. On l’appelle également Acqua acetosa. Les convalescents débilités par la fièvre, si commune aux environs de Rome, se trouvent fort bien de l’usage à dose modérée, pure ou mêlée au vin, de cette eau ferrugineuse et gazeuse (Armand.)

ACQUA SAlXTA (États de l’Église, délégat. d’Ascoli). Bourg, à 6 kilom. d’Ascoli, à 65 de Rome, sur la rive droite du Tronto, a 396 mètres au* dessus du niveau de la mer.

Chlorurée sodique, sulfureuse. Tempér. , 35" cent.

Eau : un litre.

Cent. cub.

Acide sulfhydrique . 1,25

— carbonique . 1,11

Azote . 0,50

Chlorure de sodium. . .

— de magnésium de calcium. . .

lodure et bromure ....

Sulfate de soude .

— de chaux .

— de magnésie. . .

Carbonate de chaux. . .

— de magnésie.

— de fer .

Silice .

Matières .

traces.

traces

Le microscope y a démontré la présence de bacillaires et de navicules en grande abondance. Une notable quantité de conferves distingue encore cette eau et a son emploi thérapeutique sur place.

La source d’Acqua Santa jaillit à 30 mètres environ du sol et remplit une vaste piscine naturelle, où près de 200 personnes peuvent prendre

leur bain en même temps et se livrer à toutes sortes d’exercices, et que surplombe une grotte d’un aspect très pitloresc|ue. De la voûte de cette excavation pendent, sous les formes et avec les couleurs les plus variées, des stalactites formées de sulfate calcaire, soit amorphe, soit mamelonné, soit en cristaux aciculaires, de sulfate d’alumine, et de soufre abandonné par les décompositions successives c[ue subit l hydrogène sulfuré. Indépendamment de ce bassin commun, il y a un établissement muni de baignoires et d’appareils de douches, et de bains de vapeur, et l’industrie privée s’ingénie pour obvier aux besoins des malades et des

visiteurs. — La liste des maladies traitées avec avantage par ces eaux

est étendue (docteur Corsini), mais c’est surtout aux affections cutanées et aux maladies dépendant de la diathèse scrofuleuse qu’elles s’appro-

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