‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 28 sur 259 · ACÉTATE · texte numérisé non relu

ACÉTATE

Nous mentionnerons d’abord l’aggravation de la maladie que l’on a entrepris de traiter, en prenant ce mol de maladie dans le sens le plus général, alïeclion ou symptôme. On sait qu’un des effets réguliers du traitement thermal est, quelquefois, de rappeler un certain degré d’acuité dans les phénomènes morbides. 11 peut arriver encore qu’un semblable résultat se produise sans être recherché ni attendu, et en dépit d’une direction très attentive. Mais un traitement méthodique nous laisse toujours maître en pareil cas. Dans les traitements mal faits, l’aggravation de la maladie est un phénomène fréquent et acquiert parfois des proportions très graves. Non-seulement les douleurs habituelles se réveillent, les fonctions altérées se troublent davantage; mais, lorsque surtout il s’agit de lésions graves dans la poitrine ou dans l’abdomen, un coup de fouet peut être donné à la maladie , et des accidents irrémédiables en résulter.

Nous rangeons dans un second groupe les accidents intestinaux qui résultent de l’abus des eaux minérales en boisson, surtout des eaux minérales purgatives ou bicarbonatées. L’usage inopportun des eaux chez des individus bien portants peut troubler à un haut degré et pour longtemps les fonctions digestives. Des diarrhées et quelquefois des entérites graves résultent aisément des excès de boisson.

Enfin, chez les individus disposés aux fluxions actives, en particulier vers le cerveau ou la poitrine, surtout s’ils se tiouvent sous l’influence d’une diathèse à manifestations mobiles, un usage immodéré des eaux peut déterminer des perturbateurs, desquels résultent les accidents les plus graves, des apoplexies, des morts subites, soit pendant le traitement thermal, soit à la suite. Il suffit que l’on n’ait pas eu égard à l’inopportunité des eaux, pour que d’aussi funestes résultats surviennent, même pendant ou après un traitement méthodiquement dirigé.

ACERRA (royaume de Naples), à 8 kilomètres de Naples.

Eau sulfurée calcique (Chevreul), d’origine volcanique, donnant lieu à des dépôts calcaires analogues au travertin.

ACÉTATE. La présence de l’acide acétique, ou mieux d’un acétate, a été signalée pour la première fois en 1825 par M. Vogel, de Munich.

Il fit cette découverte en traitant le résidu de l’eau minérale de Bruckenau (Bavière) par l’acide sulfurique. Le produit de la distillation contenait de l’acide acétique. Depuis, celle recherche a été confirmée par M.|Scherer avec le produit de l’évaporation de la même eau minérale, et également en traitant le dépôt par l’acide sulfurique. Gomme l’acide acétique isolé par MM. Vogel et Scherer a été trouvé mélangé avec d’autres acides organiques, butyrique, propionique, formique, tout porte à croire qu’il n’arrive pas tel quel des entrailles de la terre, et qu’il est le résultat de

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