ADMINISTRATION
son établissement par un régisseur. C’est !c régime des administrations hospitalières appliqué à la plupart des établissements thermaux.
La régie est excellente si elle laisse entre les mains du régisseur une part active de direction, la disposition d’un budget, enfin un cercle un peu large d’initiative. Mais la régie réduite au rôle de comptable ou de surveillant, dépourvue de toute initiative, représente une administration généralement assez imparfaite. Les établissements thermaux constituent des exploitations industrielles dont le régime réclame, comme toutes les exploitations de ce genre, un esprit de recherche et d’invention, et se trouve soumis à toutes sortes d’éventualités. Une direction lointaine et de seconde main est })resque toujours insuffisante.
Aussi l’État aM-il récemment essayé d’un régime, assez nouveau dans la matière, celui de la ferme, qu’il a appliqué à Vichy et à Plombières. Le régime de la ferme a l’avantage de substituer à une administration indirecte, indifférente et compliquée, une administration immédiate, intéressée, et aussi simplifiée que possible. On a critiqué plus d'une fois la remise entre des mains purement industrielles, d’établissements qui concernent la santé publique et plusieurs questions d’intérêt général, l’assistance par exemple. Mais ceci est une affaire de prévision et de cahier des charges.
Nous sommes dépourvus de renseignements au sujet de l’administration des eaux minérales dans les différentes contrées de l’Europe. Le passage suivant, relatif à l’Allemagne, est emprunté à M. PiOtureau {Des principales eaux de V Europe) > « Les établissements minéraux appartiennent, en Allemagne, tantôt à l’État, tantôt aux communes, tantôt à des communautés religieuses, tantôt à des particuliers, et là, comme ailleurs, l’intérêt privé est la garantie la plus sûre d’une installation bien entendue, d’une direction sage et attentive, et par suite, de la prospérité même de l’établissement. Lorsque le directeur est un fonctionnaire public ou municipal, il est rare que les embellissements, les améliorations, l’entretien, les réformes même les plus urgentes, ne laissent pas à désirer. L’État, lorsqu’il a conservé l’administration de ses établissements thermaux, en obtient difficilement un revenu en rapport avec ses dépenses, et, afin de diminuer ses sacrifices, il est, presque partout, conduit à les affermer. Les communes, dont la surveillance et l’action sont plus directes, arrivent à des résultats meilleurs, couvrent habituellement leurs dépenses, et parviennent quelquefois à réaliser certains bénéfices. Mais les ordres religieux, si nombreux et si puissants dans l’Autriche et dans la Hongrie, ou les particuliers qui ont pu donner aux établissements dont ils sont propriétaires une organisation confortable et même quelquefois luxueuse, obtiennent seuls, grâce à l’intervention permanente de
ADORF. o-î
leur direction intéressée et de leur contrôle, des revenus quelquefois considérables. «
AUOf.f'^BEKG (Suède, préfect. d’Oërebro), à 1 kilora. de cette ville. Ferrugineuse [bicarbonatée]. Tempér., 9° cent.
Eau . un Uh’e.
. . 3 , . Cent. cub.
Acide carbonique libre . 3 5
Gram.
Sulfate de potasse . 0 0077
Chlorure de potassium . 0 0077
Carbonate de potasse . 0^0331
Carbonate de chaux . 01452
Oxyde de fer . . * * 0,0296
Oxyde de manganèse . o'o049
Matière extractive . . . 0,0618
(Berzelius.)
Cette analyse, qui date de 1806, et qui par cela mêmeqnériterait d’être mise au niveau de la science actuelle, ne fait pas mention de la soude et de la magnésie, éléments ordinaires de toutes les eaux minérales. ADORE (Saxe, cercle de Zwickau).
Sulfatée sodique, 1 source; chlorurée sodigue, 2 sources. ïempér.?
Eau : un litre.
ni.
Neubrunn.
Auguslbriinn.
Augenquelle.
Sulfate de soude .
Sulfate de chaux .
JJ
Chlorure de sodium .
Carbonate de soude .
— de lithine .
JJ
— de chaux .
JJ
— de protoxyde de fer. . .
Oxyde de magnésie .
Phosphate basique de chaux .
JJ
— d’alumine...
Silice .
Acide carbonique libreou combiné.
(Kebsten.)
M. Kersten a encore retrouvé dans la source n° 1, des traces de brome, de fluorure de calcium, d’acide crénique, de potasse et de strontiane; dans la source n“ 2, un peu de brome, de lithine, destronliane, de fluorure de calcium, d’acide ulrtiique, de l’acide crénique et de la matière organique. La source n° 3 contient des traces de brome, de