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dont il n’a pas fait connaître la composition chimique. On la croit analogue au Poiihon de Spa [voy. Spa].
Toutes les sources chaudes d’Aix-la-Chapelle sortent de terrains de transition, parmi lesquels on remarque le psammite micacé appartenant au terrain houiller. Elles se distinguent par un goût salé, alcalin et hépatique. On en reconnaît quatre principales : les unes dites haut-es, les autres dusses. La source appelée source de V Empereur est la plus chaude et la plus minéralisée. C’est elle que l’on préfère le plus généralement pour l’usage interne, et qui fournit, à cet effet, l’eau delà fontaine Æ’/Zse, très fréquentée par les buveurs.
Elles perdent rapidement leurs principes sulfureux. Cependant il n’est pas exact de dire, avec M. Fontan, que l’eau minérale parvenue dans les baignoires n’en contient plus aucune trace.
Plusieurs établissements spéciaux sont disposés pour l’aménagement et l’emploi deseaux à Aix-la-Chapelle. Il en est qui se distinguent par la bonne entente de leur installation, et que la mémoire de Charlemagne et de Napoléon P'' recommandent à l’attention publique, (les maisons de bains {bo.dehause) sont pourvues de réservoirs de réfrigération, de vastes baignoires de pierre, d’appareils à douches et à bains de vapeurs La température des eaux étant ordinairement très élevée, on ap])rête les bains en mélangeant l’eau refroidie du réservoir avec celle qui vient de la source, ou en remplissant les baignoires quclquesheures d’avance. Les douches ont une chute de 8 à 9 mètres. Leur température varie de 32° à 38° cent., selon les cas. Elles sont réputées par le soin quoies gens de service apportent à les donner, en leur associant le massage et les frictions. En général, on prend d’abord un bain de courte durée; on se fait doucher ensuite ; après quoi, le patient reste encore quelque temps au bain. La durée du bain préparatoire, celle de la douche, et le temps consacré au bain après la douche, varient d’après les indications appréciées par le médecin. Les vapeurs se dégageant de la source sont employées en étuves, avec ou sans inhalation.
A Aix-la-Chapelle, contrairement à ce que feraient pressentir les données de l’analyse chimique, la boisson de Teau minérale ne paraît pas occuper une grande place dans le traitement. C’est à la dose de 150 à 300 grammes qu’on la conseille aux malades, avec augmentation graduelle, si rien ne s’y oppose dans leur état, particulièrement au point de vue de la circulation. A l’exception d’une augmentation du côté des sueurs ou des urines, de la disparition de l’acide urique en excès dans ces dernières, il ne semble pas que l’ingestion modérée de cette eau dérange autrement le jeu des fonctions. La médication n’a donc que peu de compte à tenir de leur usage interne.
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Eu tête des inaiaciies qui indiquent l’emploi des thermes d’Aix-la- Chapelle, figure le rhumatisme chronique, soit dans sa forme névropathique, soit dans ses conséquences, telles que gonflements articulaires, contractures, altérations musculaires. Nous pensons qu’indépendam-
ment des modes d’application qui, là comme ailleurs, peuvent varierai! gré des nécessités thérapeutiques, la prédominance d’un état diathésique, et en particulier du lymphatisme, dans l’alîection rhumatismale, recommandera la prescription des eaux d’Aix-la-Ghapelle ; à plus forte raison, s’il y a, ce qui est rare d’ailleurs, association du rhumatisme avec la scro¬
fule déterminée, si le rhumatisme tend à se fixer sur une articulation, et s’il existe de l’engorgement péri-articulaire. Sans rien décider sur la nature encore obscure de l’atrophie musculaire, on ne saurait nier que, dans bien des circonstances, entre cette maladie limitée à des muscles isolés, sans apparence de lésion du système cérébro-spinal ni arrêt de la circulation, et le rhumatisme, il existe une liaison étroite. Origine, marche et terminaison, tout concourt à légitimer ce rapprochement. Le
docteur Wetzlar a rapporté quatre observations fort intéressantes par les résultats obtenus à Aix-la-Chapelle sur des sujets atteints de l’infirmité dont il s’agit, a des degrés différents de développement. Les paralysies localisées, d’origine rhumatismale ou métallique, s’adressent encore à Aix. Les maladies scrofuleuses, et surtout les affections cutanées, constituent bien davantage la spécialisation de cette localité thermale. Parmi les dermatoses, c’est principalement sur les dartres humides que les eaux sulfurées salines ont une prise efficace. Restent les diverses cachexies, syphilitique ou autres,, auxquelles les propriétés toniques et fortifiantes d’une pareille minéralisation conviennent d’une manière générale. Quant à la goutte signalée comme devant être guérie à Aix-la-Chapelle, qu’elle soit aiguë ou chronique, asthénique ou non, ou qu’elle se manifeste par des phénomènes irréguliers (Wetzlar), il est prudent d’en appeler à l’expérience sur une opinion sérieusement avancée, mais qui contredit les faits observés jusqu’ici près de sources du même ordre.
Nous ne croyons pas nécessaire d’insister sur les souvenirs historiques qui abondent dans l’antique cité d’Aix-la-Chapelle et ajoutent à l’attrait de sa réputation médicale.
ou AlX-ïÆN-iSAïr^^ (États sardes, duché de Savoie). Ville, à 17 kilomètres de Chambéry, 115 de Lyon, 581 de Paris; station du chemin de fer Victor-Emmanuel. Située à l’est de la vallée de ce nom, sur le penchant d’une riante colline. Son établissement thermal s’élève à 258 mètres au-dessus de l’Océan, 32 mètres au-dessus du lac du Bourget, qui occupe le fond de la vallée, et se dirige comme elle du nord au sud, sur une longueur d’environ 1^ kilomètres. Le sol y est
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constitué par le terrain néocomien, dans !e groupe crétacé. L’atmosphère y est douce, peu variable; la salulnité de son climat a un renom traditionnel. Toutes les ressources de la vie matérielle se trouvent réunies dans cette localité. Des sites variés aux alentours, des promenades charmantes, un Casino célèbre, ajoutent aux attraits d’une position unique entre la France, l’Italie et la Suisse.
Ces eaux sont très remarquables par leur extrême abondance (6 800-.000 litres en vingt-quatre heures), par leur températureélevée (A3° à 45“ cent.), et par le perfectionnement de leur aménagement et de leurs modes d’administration. L’une des sources est sulfureuse, l’autre hicarbonatée caleique? Mais de récents travaux de captage, dus à la direction de M. J. Fi ançois, ont elfacé cette distinction admise pendant longtemps. Les'deux sources sont aujourd’hui sulfureuses. Il paraîtrait que la sulfuration -de la source dite à' alun au grilïou est à celle de la source dite de soufre dans le rapport de 35 à 30. Leur composition difiere peu ; elles renferment le même agrégat minéral, ne variant que par la dilîérence de proportion de quelques éléments. Seulement la source de suw/re, en raison de sa proximité des lieux d’emploi, s’y présentera toujours plus sulfureuse que celle à' alun, qui en est relativement éloignée. Nous sommes obligés de nous en tenir à la reproduction des analyses les plus récentes, en attendant qu’un nouvel examen chimique confirme les résultats du cap¬
tage. .
Eau de soufre : Eau : un lilre.
Gram.
Azote . 0,8320
— sulfhydrique libre . 0,0414
' Sulfate d’alumine . . 0,0348
— de magnésie . 0,0352
— de cbaux. . . . 0,0l60
— de soude. . 0,0960
Chlorure de magnésium . 0,0172
— de sodium . 0,0079
Carbonate de chaux . . . 0,1485
r— de magnésie . . 0,0258
— de fer . 0,0088
Silice . 0,0050
Phosphate de chaux . \
— d’alumine . ( 0,0024
Fluorure de calcium . . )
Strontiane . j
Sulfate de fer . V traces
Iode . . )
Glairine . quant, indéterm.
Perte . 0,0120
Résidu pour un litre . 0,4296
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Eau d’alun : Eau : un litre.
Gram.
Acide carbonique . 0 0133
Oxygène . . 1 1 o’oi84
Carbonate de chaux.. . 0,1810
— de magnésie . 0,0198
— fer . 0,0093
Sulfate de soude . 0,0424
— d’alumine... . 0,’o620
~ de magnésie . 0,0310
— de chaux . 0,0130
Chlorure de sodium . 0,0140
— de magnésium . 0,0220
Silice . 0,0043
Strontiane . .
Sulfate de fer. . . | traces
Phosphate de chaux . i
Fluorure de calcium . . . [ 0,0026
^l^icine . quant, indéterm.
(Bon JEAN, 1838.)
La classe dans laquelle on doit ranger les eaux minérales d’Aix en Savoie a donné lieu à quelques observations de la part de MM. Fontan et Filhol. Ainsi le premier de ces auteurs, s’appuyant sur ce que les sources naissent dans un terrain secondaire, dégagent par la chaleur de l’acide carbonique libre, contiennent du sulfate de chaux, et que la proportion du sulfate est en raison inverse de leur plus grande sulfuration, a conclu qu’elles devaient être classées parmi les eaux sulfurées accidentelles ou sulfurées calciques. M. Filhol n’est pas de cet avis. Ainsi, dit-il : 1° Ces eaux sont thermales : premier caractère qui manque le plus souvent aux eaux dites accidentelles. 2° On ne voit pas à côté d’elles la source saline qui leur a donné naissance. 3° La proportion du sulfate de soude y est supérieure à celle du sulfate de chaux. 4° Le poids du résidu sec que fournit un litre de l’eau de sow/re est de b§c4300, c’est-à-dire qu’il est inférieur à celui de certaines eaux des Pyrénées-Orientales que M. Fontan classe parmi les eaux sulfureuses naturelles. S'’ II est hors de doute que
ces eaux tiennent en dissolution une matière organique azotée.
Quant à l’acide carbonique que les eaux d’Aix dégagent par l’ébulli-" tion, M. lilhoi fait observer que certaines eaux, dites naturelles, sont dans le même cas. Les premières contiennent des sels solubles de chaux et de magnésie; mais, dit M. Filhol, les eaux de Bonnes, que M. Fontan range avec raison parmi les eaux sulfurées primitives, en renferment aussi. Pour M. Filhol, lus eaux d’Aix en Savoie ne sont donc autre chose que des eaux sulfurées sodiqucs ou primitives.
Dict, des Eaux miner — T. l.
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].es eaux iheriuales d’Aix fonuent deux sources séparées, jaillissant en volume énorme sur la liauteur à l’csl de la ville, près l’une de l’autre. La plus considérable est dite eau de soufre, et l’autre, la source d’o/wn ou de Saint-Paul, dénominations sans valeur significative par ellesmêmes, et dont la dernière est vraisemblablement due à l’impression âpre que la présence de fer et de carbonate calcaire abondants donne à la peau.
L’eau de ces sources est d’une limpidité parfaite; elle exhale une odeur d’œufs couvis qui est moins prononcée dans l’eau (ïalun. Sa saveur est hépatique, douceâtre et un peu nauséabonde. On a noté, dans les cavités où passe la source de soufre, la formation spontanée d’acide sulfurique. Cette source se distingue encore de celle à'alun par la présence d’une assez notable quantité de sulfuraires, étudiées avec soin par M. Bonjean.
Legrand établissement, bâti en 1773 par le roi Victor-Amédée ÎÎI, est devenu, depuis 185A, l’objet de travaux de reconstruction et d’agrandissement qui en feront un des thermes les plus importants et les plus complets de l’Europe. Ces développements, en voie d’achèvement, s’exécutent sur les plans et par les soins de MM. Jules François et B. Pellegrini. Dans leur ensemble, iis vont comprendre bientôt 2 vastes bassins de natation et de gymnastique balnéaire ; 2 piscines avec bain de pluie ; 70 baignoires, dont 32 avec douches locales mobiles et d’injection et 8 avec douches moyennes diverses; 8 buvettes; 32 grandes douches spéciales, complètes, dont 12 avec bouillon ; 10 douches locales révulsives; 6 douches ascendantes diverses; 2 bains de vapeur, dits enfer; 2 salles d’inhalation ; k bains et douches de vapeur exaltée, dits nouvelles Berthollet,
En dehors de cette installation si importante concentrée au Grand bain, Aix possède ses anciennes vapeurs Berthollet et le bain des indigents, qui comprend deux piscines et quatre douches spéciales, et complète avec un petit hôpital les conditions d’assistance locale.
En raison de leur température élevée, du débit extraordinaire et de la chute remarquable des sources, les bains d’Aix occupent le premier râhg pour les applications d’hydrothérapie thermale. L’amplitude et la diversité des douches sont sans égaies. L’inhalation, le humage et les douches de vapeur minérale spontanée et exaltée y ont pris une place importante. Ajoutons-y le privilège d’un excellent service thermal. On compte jusqu’à trente-deux doucheurs et doucheuses, parmi lesquels il en est de très expérimentés dans la pratique du massage et des frictions manuelles.
C’est plus à l’extérieur qu’en boisson qu’on emploie les eaux d’Aix. Les bains sont pris, soit dans l’établissement, soit dans les maisons parti-
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ciilières où logent les malades, et perdent dans ce dernier cas, par le refioidissenient, le pen de qualités minérales qu’on leur reconnaissait à la source. Au contraire, îes bains de vapeur, et surtout les douches, variées et perfectionnées pour provoquer les sueurs et réveiller la circulation, font la base du traitement dans cette station thermale. Telle est même l’extension donnée à ces moyens d’application, que les propriétés chimiques ou médicamenteuses de l’eau minérale semblent disparaître en grande partie devant une mode tout spécial de thérapeutique.
Les principales maladies dans lesquelles les eaux d’Aix sont le plus souvent conseillées se rapportent au rhumatisme et à ses variétés, aux diverses dermatoses, aux accidents consécutifs de la syphilis, aux paralysies indépendantes d’une lésion organique des centres nerveux, aux névroses, aux affections traumatiques. On les approprie encore aux constitutions lymphatiques et scrofuleuses ; mais il est à remarquer que, dans la plupart des cas où une indication franchement diathésique domine le traitement, le maniement même très habile d’une thermalité puissante ne suffit plus. Loin d’obtenir alors des résultats qui contre-balancent le délaut de minéralisation elTective, on risque de voir s’aggraver les manifestations dépendant d un vice constitutionnel. Nous prendrons pour témoignage à cet égard ce que nous apprennent les autorités les plus recommandables sur l’inutilité et meme le danger du traitement d’Aix à l’endroit de la goutte. Si des goutteux ont été soulagés par les eaux d’Aix, dit le docteui Blanc, c est qu iis étaient rhumatisants en même temps, et il insiste sur les précautions indispensables pour ne pas provocpier une attaque de goutte, ces eaux réveillant le principe goutteux, comme toutes les autres diathèses, mais n’ayant sur lui aucune action curative, îl y aurait à relever bien des remarques analogues sur les manifestations de la scrofule et sur les névropathies même, rattachées à quelque irrégularité fonctionnelle, et que surexcite la médication thermale proprement dite. Ces traits généraux indiqués, le champ d’action reste encore assez vaste pour des sources importantes et justement réputées, et il se confirme de plus en pins que « les eaux d’Aix sont administrées avec tant d’habileté, sous toutes les formes, qu’elles réussissent dans beaucoup de maladies qui ont déconcerté les gens de l’art, et qui paraissent n’offrir aucune chance de guérison » (EAatissier). Leurs contre-indications rentrent dans les données générales [voy. Contre-indications].
Il y a mi hospice pour les indigents.
Par une disposition réglementaire, particulière à cette localité thermale, tous les médecins domiciliés à Aix forment une commission médicale consultative qu’ils sont tour à tour, chaque année, appelés à présider, par rang d’ancienneté.
ALA^’GAZl,
Les eaux ihcrmaies d’Aix ne se Iransportenl pas.
Des restes romains fort intéressants, une piscine avec son hypocaustc, un arc votif, un temple ou sacrarium, des inscriptions et des fragments attestent l’ancienne splendeur des thermes d’Aix {Aquo' Graticmœ). Après avoir appartenu aux Allobroges, cette ville faisait déjà partie intégrante de l’empire, vers l’an 54 de notre ère. C’est au xm« siècle que la maison des ducs de Savoie se l’est définitivement acquise.
AJ\MC>SKO (Hongrie, comitat de Gomor). Sources situées dans une prairie, entre Ajnàcsko et Halmagy, près d’Osen.
Sulfurée calcique. Tempér.? Eau: un litre.
Cent. cub.
Acide carbonique . 78
Hydrogène sulfuré . 5,4
Carbonate de magnésie . 0,488
Carbonate de chaux . 0,134
Silice . 0,012
(Marikowski.)
Ces eaux sont employées en boisson et en bains dans les affections de la peau et dans quelques manifestations des diathèses goutteuse et rhumatismale.
AJUTAGE ou AJOUTAGE. Bec métallique qu’on adapte à l’extrémité d’un tuyau ou d’un robinet, destiné à faire varier le volume, la forme et l’intensité d’un jet d’eau. C’est principalement à la disposition des appareils de douches que les ajutages s’appliquent, tantôt simples, tantôt multiples, de forme et de calibre variés, selon les usages auxquels la douche est destinée. [Voy. Douche.]
AUAiriEDA DE CERAERA (Espagne, prov. de Cindad-Real).
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 15" cent. Cette source, à son griffon même, se mêle avec de l’eau douce, et de cette association résulte une boisson minérale très agréable.
AUAI^ (France, départ, du Gard, arrond. d’Alais).
Ferrugineuse. Froide.
Deux sources désignées sous les noms de la Comtesse et de la Marquise, à 1 kilomètre d’Alais.
ALAAGAKI (Amérique du Sud, rép. de l’Équateur). Village au pied du volcan de Cotopaxi. • — Plusieurs sources chaudes. Celle de Los Belermos a une température de cent. Cette eau est presque pure ; elle ne renferme que des iraces de chlorures de sodium, de magnésium et de calcium. Dans les environs du Cotopaxi, on place aussi })lusiours sources s U 1 f U re U ses ( Bon ss i n ga u 1 1 ).