AIX-LA-CHAPELLE
decin, LaïUhier, contre V éréthisme nerfs. Cette expression donne une idée assez juste de leur action physiologique la plus saisissablc. Les eaux d’Aix ont été employées dans les paralysies; mais nous croyons que ce n’est en cela qu’une application banale, et à laquelle on ne saurait attribuer une véritable importance. Elles semblent posséder des propriétés cicatrisantes plus réelles, à propos des ulcères des membres inférieurs.
Aix-Lit-tiiAPKLLE (Aachen 611 allemand, Aquœ Grani ou Aquis Granum des Romains) (Prusse). Yille à 169 kilomètres de Bruxelles, par Louvain, Liège, Verviers. Chemins de fer.
Chlorurée sadique sulfureuse. Six sources. Temp. : de 45° à 55“ cent.
Les différentes sources d’Aix-la-Chapelle ont été à plusieurs reprises l’objet de recherches chimiques importantes. M. Liebig, entre autres, a fait connaître en 1851 un travail étendu dont nous allons indiquer les résultats (voy. le tableau ci-contre) :
Ainsi qu’on le voit dans ce tableau, les sources principales d’Aix-la- Chapelle déversent de l’eau dont la composition chimique est à peu près la même, sauf la quantité des éléments minéralisateurs. Cependant cette différence est assez importante pour être prise en considération dans la pratique.
Les remarquables analyses de iM. Liebig montrent que les eaux d’Aixla-Chapelle sont minéralisées comme celles des Pyrénées, par du monosulfure de sodium en très minime proportion, il est vrai. Chose digne de remarque, lorsqu’on examine la source de \ Empereur , par exemple, on trouve le « trou situé au côté du griffon par où sort la vapeur destinée aux douches et bains de vapeur, tapissé d’une énorme (juantité de soufre sublimé pulvérulent, très pur, et qui sc renouvelle facilement quand on l’enlève (M. Fontan). » Ceci explique, dit encore i>J. Fontan, pourquoi l’eau n’en renferme qu’une minime proportion. A son avis, les eaux sulfurées d’Aix-la-Chapelle sont des eaux accidentelles peu sulfurées à la source et presque pas dans le bain.
M. Filhol ne partage pas l’avis de i\î. Fontan. Pour le premier de ces auteurs, la source de Y Empereur ne peut être distraite des eaux naturelles, parce qu’elle renferme 583 de sels sodiques, etseulement 0,209 de sels calciques sur 48', 101 de résidu salin. Ensuite les eaux d’Aix-la- Chapelle sont minéralisées par des éléments tout à fait semblables à ceux (jue l’analyse constate dans les eaux des Pyrénées. Toute la différence consiste dans la quantité des principes constituants, qui est plus forte dans les premières que dans les secondes; enfin, M. Filhol fait remarquer que les sources d’Aix-la-Chapelle sont très chaudes, et M. Fontan a posé en principe que les eaux sulfurées calciques ou accidentelles naissaient le plus souvent froides.
AIX-LA-CHÂPELLE.
Analyse des sourees Aix-la-Chapelle, — Eau : 1000 parties.
Source
de
l’Empereur.
Source
de
Cornélius.
Source
des
Roses.
Source
de
Quirinus.
Température .
Densité .
Chlorure de sodium .
Bromure de sodium .
lodure de sodium .
Sulfure de sodium .
Carbonate de soude .
Sulfate de soude .
Sulfate de potasse .
Carbonate de chaux .
Carbonate de magnésie .
Carbonate de protoxyde de fer. . , .
Silice .
Matière organique .
Carbonate de lithine .
Carbonate de strontiane .
Carbonate de manganèse . ^
Phosphate d’alumine .
■ traces
traces
traces
traces
Florure de calcium et ammoniaque. . ^
Détermination directe .
1000 volumes de gaz dégagés par l’ébulliüoii renferment
Azote .
Acide carbonique .
Gaz des marais .
traces
Hydrogène sulfuré .
Gaz qui se dégagent de i’eau :
Azote .
Acide carbonique .
Acide sulfhydrique .
Gaz des marais .
Oxygène . . .
(LlEBlG, 1851.)
M. Fonlan signale encore à Aix-la-Chapelle, dans la rue du Théâtre, une source ferrugineuse dans laquelle il existe du crénale de fer, mais