ALLEVARD
facilement que la plupart des autres eanv .sulfureuses, et sans qu’il soit nécessaire d’en élever la température, de ces éruptions cutanées que l’on désigne du nom de. poussée. Si'cetle observation est exacte, il faudra éviter les eaux d’Allevard dans toute une série d’alïectious eczémateuses et prurigineuses, où à la médication sulfureuse spéciale il ne faut ajouter qu’une médication topique plutôt sédative qu’excitante. Cependant, nous devons ajouter qu’on a iritroduit à Ailevard le traitement par les bains de petit-lait, et que la combinaison de ces bains avec la médication sulfureuse peut rendre la médication d’Aüevard parfaitement applicable à ces sortes de cas.
triais c’est surtout le traitement des affections de l’appareil respiratoire qui a été dans cette station l’objet d’une attention toute particulière. Voici comment M. Niepce expose l’action des eaux d’Allevard dans les affections catain haies. « L’eau sulfureuse d’Allevard, dit-il, presque identique avec celle de Bonnes, a les memes propriétés que cette dernière. Prise en boisson et à petites doses, elle fait c<'sser les hémoptysies, tandis qu’à hautes doses elle donne lieu à des phénomènes d’hypérémie. Prise sous forme d’inhalation, elle facilite l’hypersécrétion muqueuse, l’active d’abord, puis la fait diminuer et tarir. Après que les sueurs, l’expectoration aboîidante, la poussée, ont purgé l’économie, les muqueuses reviennent à l’état normal. Ne doit- on pas considérer comme spécifique celte petite fièvre qui arrive à Ailevard après quelques jours de traitement, fièvre qui semble ramener l’affection catarrhale à un léger état aigu, lequel paraît destiné à faire mûrir promptement le catarrhe ou à favoriser l’expectoration ? Ces phénomènes si remarquables ne sont-ils pas semblables à ceux que déterminent les Eaux-Bonties et qu’avait si bien signalés Bordeu?... » M, Niepee croit avoir obtenu de grands succès dans le traitement de la phthisie, surtout au moyen des aspirations de vapeurs sulfureuses et iodées, c’est-à-dire des vapeurs de l’eau minérale. L’inspecteur des eaux d’Allevard s’est fait, au sujet des qualités iodées de l’atmosphère des salles d’inhalation à Ailevard, des illusions qui ont été relevées à la Société d' hydrologie médicale de Paris (t. iV). « C’est dans le premier degré de la phthisie, dit-il, que les aspirations sulfureuses conviennent essentiellement, et c’est là le triomphe des salles d’inhalations. » M. Niepee a publié des remarques et des observations intéressantes sur ce sujet ; cependant on ne peut accepter que sous toutes réserves l’ensemble de ses résultats, lesquels nous paraissent un peu exagérés. La plupart des observations de ce genre, publiées à Ailevard comme ailleurs, laissent à désirer sous deux rapports : des éléments de diagnostic suffisamment explicites, et des renseignements assez étendus sur la santé ultérieure.