ALTITUDE
un 1 edoublement d acüvité dans les pliénoniènes qui en dépendenl, sécrétions, fonctions de la peau, etc.
Oi , si { on considète que la plupart des malades auxquels conviennent les eaux minérales présentent, par suite de conditions hygiéniques mau^ \ aises, ou de 1 affaiblissement entraîné par une longue maladie, un état général de langueur et d’atonie des grandes fonctions de l’économie, digestives, cutanées, circulatoires, on peut dii’e d’une manière générale que 1 altitude de certaines stations est une circonstance qui vient concourir dans un sens favorable à l’action du traitement thermal. Ainsi les dyspeptiques, les scrofuleux, les anémiques, qui affluent en si grand nombre dans les établissentents thermaux, trouvent certainement, s’ils viennent de régions rapprochées du niveau de la mer, une condition très salutaire et presque llîérapeutique par elle-même, dans le séjour d’une localité très élevée.
Mais il est un grand nombre de circonstances où il faut se tenir en garde contre l’action excitante de l’air des montagnes. M. Lombard distingue avec soin l’influence de l’altitude au-dessus (A. alpine) et audessous (a, alpestre] de 1000 mètres. Mais comme celte distinction est nécessairement tout artificielle, il est évident que les inconvénients comme les avantages de l’altitude supérieure doivent se faire sentir d’autant plus que l’on se rapproche davantage de 1000 mètres d’élévation.
Si le séjour dans une localité très élevée a pour effet de surexciter les fonctions digestives, circulatoires et nerveuses, et si de telles propriétés sont éminemment salutaires aux individus lymphatiques, affaiblis, cachectiques, elles ne seiontpas moins nuisibles à ceux qui sont disposés aux inflammations ou aux congestions actives, ou à l’exaltation du système nerveux. Il y a donc là une série de contre-indications sur lesquelles nous ne sautions tiop appeler 1 attention, car on n’en tient pas en gétiéral un compte suffisant. 11 ne faut pas seulement considérer la disposition générale des individus, mais les dispositions locales qui peuvent naître de tel ou tel état organique. Ceci s applique surtout à la phthisie pulmonaire qui rencontre dans une altitude élevée la plupart des stations spécialement consacrées à son traitement.
Chez les phthisiques disposés aux congestions pulmonaires et partant à l’hémorrhagie, ou bien au retour d’accidents aigus et fébriles, une altitude élevée est une condition nuisible, qui peut compliquer d’une manière fâcheuse l’administration d’un traitement déjà difficile par luimême.
Sous ce rapport, le Mont-Dore (1052 mètres), Gauterets(992 mètres), Weissernbourg (896 mètres), nous paraissent dans des conditions qui devront souvent leur faire préférer Allevard (475 mètres), Ems (91 mètres),
ALTWASSER.
TR
même les Eaux-Bonnes (638 mètres). Nous en (lii ons autant des asthmes secs, avec empliysème, et surtout lésions organiques du cœur ou des gros vaisseaux, en suj)posant que ces dernières circonstances ne fournissent pas par elles-mêmes une contre-indication formelle à l’emploi des eaux minérales. Ces exemples suffisent pour faire comprendre l’importance que l’on doit attacher à la considération de l’altitude dans le choix d’une station thermale.
ALT-ŒTTI^’G, Yov. NEüOETTING.
ALT-S0HL (Hongrie, cornitat de Sohl).
Bicarbonatée mixte. Tempér. , 11° cent.
Eau : 16 onces. Eau : 1000 grammes.
. Grains.
Sulfate de chaux .
Chlorure de sodium .
— de magnésium. .. .
— de calcium .
Carbonate de soude .
— de magnésie .
— de chaux .
■ — de fer .
Silice .
Pouc. culj.
Cent. cal).
Acide carbonique .
(Prof. Kitaibel.)
On trouve dans le ressort de cette ville plusieurs sources minérales.
La plus importante et la seule usitée est la Czerwena îvoda, autrement
dite VEau rouge., ainsi nommée à
cause du dépôt ferrugineux qu’elle
produit en sortant d’une roche porphyrique.
Ai/rWASSER (Prusse, basse
Silésie). Village à h kilomètres de
Salzbrunn, dans une vallée élevée.
Bicarbonatée calcique. Cinq sources. Tempér.
21°, 5 à 35° cent.
Eau : 16 onces. Eau: 1000 gram.
Grains.
Gram.
Carbonate de soude .
Chlorure de sodium et de potassium . 0,09
Sulfate de soude .
Carbonate de magnésie .
de chaux .
— de protoxyde de fer
Silice .
100 volumes de cette eau ont donné
106 volumes d’acide carbonique.
(Fischer.)
Le Georgenbrttnnen (fontaine de Georges) s’emploie plus particulière-