ALUMINE
haiiiH, Le site passe poui’ agréable et l’installation pour saiisfaisante. La proximité de Salzbrnnn permet de compléter les deux cures Tune par l’autre [voy. Salzbrunn].
ahj:?iI!\e. Les auteurs anciens, alors que l’analyse chimique ne reposait que sur des suppositions plus ou moins vraisemblables, avaient admis dans certaines eaux minérales l’existence de l’alun : aussi en avaient-ils formé dans leurs classifications une division spéciale sous le nom A'e.aux alumineuses. Mais cette dénomination ne pouvait être acceptée par les hydrologistes de la fin du siècle dernier et surtout par ceux de notre époque. Les progrès de la chimie hydrologique ont montré, en eflet, que l’alun, ou mieux l’alumine, ne se trouvait dans les eaux minérales en général qu’en proportion très minime. Et comment en serait-il autrement, lorsqu’on sait que l’alumine par elle-meme est à peu près insoluble dans l’eau, et que les sels de cette base sont toujours décomposés par l’acide carbonique et les bicarbonates alcalins? Or on connaît peu d’eaux minérales dans lesquelles cet acide et ces derniers sels fassent complètement défaut.
La petite quantité d’alumine contenue dans les eaux minérales tire son origine des silicates doubles, ou roches désagrégées d’abord, décomposées ensuite par l’eau elle-même, la vapeur aqueuse, et enfin par les gaz souterrains.
Dans un grand nombre d’analyses qui remontent à plusieurs années, on voit figurer l’alumine tantôt unie à l’acide silicique et à l’acide phosphorique, tantôt à l’état de liberté, tantôt enfin à l’état de chlorure d’aluminium, et cela pour une proportion déterminée.
Pendant très longtemps, on s’est servi de l’ammoniaque caustique que l’on supposait un réactif sûr pour précipiter l’alumine de ses dissolutions; mais des expériences récentes ont montré que cette base terreuse était très notablement soluble dans l’eau ammoniacale. Actuellement le moyen le plus exact pour la détermination pondérale de l’alumine consiste à neutraliser exactement par l’ammoniaque ou la potasse caustique le produit de l’évaporation de plusieurs litres d’eau, puis de verser dans la, liqueur un léger excès de sulfhydrate d’ammoniaque. Cet agent précipite, en même temps que des sulfures de fer et de manganèse, toute l’alumine à l’état de gelée. Le dépôt recueilli est traité par l’acide nitrique bouillant qui le dissout facilement. La solution acide contenant les nitrates de fer, de manganèse et d’alumine est sursaturée par de la potasse caustique reconnue à l’avance exempte d’alumine, et l’on fait digérer le tout au bain de sable. Toute l’alumine se dissout dans l’excès de potasse caustique, tandis que les oxydes de fer et de manganèse se séj)arent.
La solution alcaline, filtrée et saturée par l’acide nilrique ou l’acide
AiMAUUOSK.
clilorhydrique, cbl addilionnée do carijonaie d’aiiiiDoniaque qui précipite ralumine. Celie-ci est iavée avec soin, séchée, calcinée, et enfin pesée.
AHJ\. Dans beaucoup d’analyses exécutées pendant le siècle dernier, on voit l’alun figurer parmi les principes minéralisaleurs des eaux minérales. Il est vrai de dire que ce sel avait été plutôt admis par la voie hypothétique que par la voie expérimentale.
Les aluns sont, on le sait, des combinaisons de sulfate d’alumine avec du sulfate de potasse, de soude ou d’ammoniaque; il en résulte que c’est principalement dans les eaux sulfatées que ces sels ont été admis, comme dans les eaux minérales de Passv et d’Auteuil. Du reste, les analyses constatent une proportion d’alumine plus forte dans les eaux de cette classe que dans toutes les autres.
L’alun se rencontre-t-il dans ces eaux à l’état d’alun de soude, de potasse ou d’ammoniaque, c’est là que commence l’incertitude, le premier de ces alcalis étant toujours en quantité plus grande que les deux autres. Il y a lieu de croire que le sulfate d’alumine a formé avec le sulfate de soude le sel double en question. Ajoutons enfin que l’on ne peut conclure à la présence de l’alun dans une eau minérale que par la quantité de l’alumine et de l’acide sulfurique [voy. Alumine et sulfurique (acide)].
ALl'PTÆ, appelés encore unctuarii, y^eunciores. Esclaves chargés d’oindre les gens qui venaient se baigner dans les thermes publics, chez les Romains.
AMAfi.FI (royaume de Naples, prineipauLé Gitérieure). Ville sur la Méditerranée, à iU kiiomètres de Salerne et 30 kilomètres de Naples. Bains de mer.
AMALROSK. Désignée aussi sous le nom de goutte sereine, l’amaurose est souvent la suite d’un état de pléthore et de congestion sanguine dans le cerveau ou dans l’œil, le plus ordinairement vers l’époque moyenne de la vie. Dans d’autres cas, ce trouble fonctionnel de la vision reconnaît pour cause un état d’affaiblissement ou d’épuisement, soit du système nerveux en particulier, soit de toute l’économie. L’emploi des eaux minérales ne saurait s’appliquer avec avantage qu’à l’une ou à l’autre de ces circonstances. On conçoit que l’amaurose, soit congénitale, soit héréditaire, soit résultant d’une altération du nerf optique ou de la portion du cerveau chargée de recevoir les perceptions lumineuses, n’ait rien h attendre de la médication thermale. Beaucoup d’amauroses sont encore regardées comme sympathiques, c’est-à-dire dépendant de lésions d’organes étrangers à l’appareil visuel, ou mieux encore de diathèses déterminées. Il n’est pas bien certain que l’amaurose soit la suite d’une suppression de la transpiration, de la gale ou des
AMÉLIE OU AKLE8.
aiïections cutanées diverses, (récoulement puruieot ou catarrhal ancien, de la sécrétion du lait, ni qu’on puisse y reconnaître parfois la rétrocession de la goutte, du rhumatisme, ou de quelque vice constitutionnel. Néanmoins aucun élément d’étiologie n’est à négliger en présence des menaces ou de la confirmation d’une cécité amaurotique. Le degré et la date de l’amaurose, les résultats des traitements antérieurs, et tous les renseignements que l’examen du sujet peuvent fournir dirigeront nécessairement dans le choix de la pratique.
Les eaux purgatives, soit chlorurées sodiques, de Niederbroïin, de Hombourg, Küsingen, soit sulfatées sodiques, de Karlsbad, Marienbad, conviennent, surtout prises à l’intérieur, toutes les fois qu’il faut exercer une action dérivative. Les lotionset les douches avec les eaux sulfureuses et ferrugineuses ont été prescrites dans un but d’excitation locale, mais ce n’est qu’à titre d’agents reconstituants, de révulsifs généraux, ou de modificateurs d’une diathèse quelconque, que les eaux de ces deux classes se recommanderaient [voy. Sulfurées (eaux) et Ferrugineuses (eaux)]. Enfin , concurremment avec la boisson des eaux de Franztnsbad, Cudorva, Kronthal, Meinberg, Pynnont, on soumet, en Allemagne, les amaurotiques aux bains et à la douche d’acide carbonique [voy. Carbonique (acide) J. Ces sortes de douches locales réclament beaucoup de prudence dans leur administration, i.a cuisson ou la sensation de brûlure que le jet de gaz produit sur l’œil est très vive, et l’on peut à peine la supporter pendant quelques secondes. Les observations de M. Boussingault nous ont d’ailleurs appris que les ouvriers employés dans les mines des Cordillères, et exposés aux émanations du gaz carbonique, finissent par éprouver un affaiblissement de la vue, qui, chez quelques-uns, va jusqu’à la cécité.
a:?IBERT (France, Puy-de-Dôme, arrond. d’Ambert).
Quatre sources froides gazeuses existent sur la commune d’Ambert. Une d’elles (hameau de Rodde) a de 11« à 12°. Une autre est ferrugineuse.
AMBLETEESE (France, Pas-de-Calais, arrond. de Boulogne), à 8 kilomètres de cette ville.
Bains de mer. L’une des plus belles plages du Pas-de-Calais. Joli établissement de bains.
ARBLAOPiE. Voy. Amaurose.
A.RÉLiE OU ARLES (France, Pyrénées-Orient., arrond. de Céret). 38 kilomètres de Perpignan, altitude 278 mètres.
Sulfurée sodique. Tempér. , 20° à 61°.
Il y a trois établissements à Amélie, deux appartenant à des particuliers, et un troisième construit par l’Etat sur une grande échelle, il v a
' il
peu d’années, pour le traitement des militaires.
AMÉLlIi U U ARLES.
Le nombre des sources dépasse nue viuglainc; voici i’iiidicalion des principales, enipruulée à lAJ. Genyès {Etude sur Amélie-les-Bains , 1855).
Fontaine sur
Source Hygie, ou pectorale. )
Source de la Galerie . > usage interne. . . .
Source Bonis . )
Tempër,
Débit par
24 heures.
Sulfiirc (ie sodium.
Gr.
576 000 lit.
Eau du petit Escaldadoü.
Gram.
Sulfure de sodium . 0,011
Chlorure de sodium . 0,045
Carbonate de soude et de
potasse . 0,087
Sulfate de soude . 0,060
Silicate de soude . 0,H9
Alumine et oxyde de fer. . . . 0,004
Chaux et magnésie . traces
Glairine . 0,010
Eau du grand Escaldadoü.
Gram.
Sulfure de sodium . 0,012
Chlorure de sodium . 0,044
Carbonate de soude . 0,071
Carbonate de potasse . 0,010
Sulfate de soude. . . 0,049
Silicate de soude . . 0,118
Alumine et oxyde de fer. . . . 0,004
Chaux et magnésie . traces
Glairine. . 0,009
(M. POGGIALE, 1838.)
La grande analogie de composition qui existe entre ces deux sources donne tout lieu de croire qu’elles ont une origine commune. Mais il est difficile d’admettre que la chaux et la magnésie se rencontrent dans ces eaux sans être combinées, ainsi que le ferait croire l’analyse systématique de lM. Poggiale. Il est donc plus probable que le silicate de soude est uni avec la chaux et la magnésie pour former un de ces silicates naturels dont le règne minéral nous offre tant d’exemples.
On a résolu à Amélie un problème intéressant au sujet de la conduite des eaux sulfurées. L’hôpital militaire avait été construit à 600 mètres de distance des sources, sans considération pour l’altération que l’eau sulfurée devait subir par suite d’une telle distance à parcourir : aussi l’eau arrivait-elle à l’établissement complètement désulfurée ou à peu près. Il y avait en outre un autre problème à remplir, c’est celui du refroidissement de l’eau minérale. Les tuyaux de conduite ont 600 mètres de développement, sur 19 mètres de pression. Les uns amènent l’eau minérale à sa température native (sans perte très sensible), les autres l’eau refroidie. Les premiers sont de bois de sapin, offrant un diamètre