AMMONIAQUE
aussi ne la renconlrc-t-oii pas dans les eaux cpii soiudent des leii’ains primitifs. M. Bouis a fait connaître à cet égard le résultat d’expériences qu’il est important de signaler ici :
1“ Les eaux thermales sulfureuses ne contiennent pas la moindre trace d’ammoniaque lorsqu’elles sortent directement des terrains granitiques (Olette, Amélie-les-Bains, la Preste, le Vernet, Baréges, etc.).
2“ Les eaux sulfureuses, même dites naturelles, mais dont la sortie hors du sol n’a pas lieu directement du granité, et qui contiennent une proportion de chlorure et de sulfate de chaux plus forte que les eaux de la première série, en renferment des proportions diverses (Eaux-Bonnes, Labassère).
3° Les autres eaux sulfureuses sortant des terrains bien moins anciens, et dont l’origine doit être attribuée à la décomposition des sulfates par certaines matières organiques, fournissent des proportions notables d’anv moniaque (Enghien, Beîleville, Thèmes, etc.).
Il est à croire que ce cjui a lieu pour les eaux sulfureuses a lieu également pour les eaux minérales bicarbonatées, sulfatées et. chlorurées, et que si quelques chimistes ont indiqué la présence de l’ammoniacjue dans des eaux froides émergeant des terrains priniitifs, cela provenait du mode opératoire qu’ils ont suivi, comme nous le dirons tout à l’heure.
Quanta celles qui jaillissent des terrains volcaniques, il n’est pas étonnant qu’elles en soient imprégnées, la température élevée à laquelle sont soumises les matières organiques azotées ayant pu par un échange des éléments de ces dernières donner naissance à celte base.
L’ammoniaque se trouve inscrite dans les analyses à l’étal de bicarbo- ) \ i a c , voire même de crénate et d’apocré-
nale. Nous sommes d’avis que dans les eaux qui renferment de l’acide phosphorique, cette base peut exister, vu sa minime projiorlion à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien et soluble.
L’ammoniaque se décèle suivant les auteurs, en distillant l’eau minérale avec une petite quantité de potasse ou de soude caustique. Le premiei pioduit distillé contient tout l’alcali^ que l’on reconnaît en ce qu’il possède une odeur caractéristique, qu’il ramène au bleu le papier rouge de tournesol, et qu’il colore en bleu céleste les sels de cuivre.
Ce mode opératoire laisse évidemment à désirer. En effet, si la potasse et la soude déplacent très bien l’ammoniaque de ses combinaisons salines, elles réagissent aussi sur les matières organiques azotées naturelles au point de produire de l’ammoniaque. A ces alcalis fixes nous préférons la chaux délitée délayée dans de l’eau, et que nous versons dans l’eau minérale soumise a la distillation. On recueille dans un mélange réfrigérant les 30 ou ^0 grammes du liquide qui distille, et l’on y verse du chlo-
ANALYSE
rure de platine. La solution est évaporée à une douce clialeur jusqu’à siccilé et le résidu est broyé et mis en digestion avec de l’alcool éthéré. On obtient du chlorure double d’ammoniaque et de platine qui, recueilli, lavé, est ensuite calciné. Le poids du platine métallique qui en résulte
sert à calculer la quantité d’ammoniaque. Cette méthode pratiquée avec soin ne laisse rien à désirer.
AMPiiiox (États sardes). Savoie, village à 5 kilomètres de Chablais, à proximité d’Évian.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
La seule analyse que l’on connaisse de cette eau a été faite par Tingry en 1786, encore est-elle qualitative. Tingry dit que l’élément prédominant est le fer, puis une quantité notable d’acide carbonique libre, des carbonates de chaux, de soude, de magnésie, du chlorure de calcium, de l’alumine et de la silice, total : 0,70 centigr. par litre d’eau.
L’eau d’Amphion ne s’emploie qu’en boisson, et elle n’est pavS également tolérée par tous les malades. Ses propriétés générales sont celles des eaux ferrugineuses (voy. ce mot) fortement gazeuses, La courte dis-
cier utilement leurs c|ualités différentes dans certaines circonstances [voy. Évian] .
AMSTERDAM (Ile d’), nommée aussi île Saint-Pierre^ faisant partie d’un petit groupe d’îles volcaniques de l’Australie occidentale, et signalée parle voyageur John Barrow comme remarquable par ses sources thermales noiubreuses. Dans plusieurs de ces eaux, dont quelques-unes sont fangeuses et où les principes sulfureux et ferrugineux semblent réunis, le thermomètre de Fahrenheit s’élève à 96" (35" cent.), même jusqu’à (dO" cent.), et dans d’autres jusqu’à 112“ (dS® cent.).
AA'ASIAIIVES. Conferve de la tribu des nostocinées, de la famille des phycées, qui se développent dans certaines eaux minérales sous la forme de hlaments simples d’un vert plus ou moins foncé, muqueux, moniliformes, formés d’articles plus ou moins globuleux, mais pouvant affecter des formes secondaires suivant le milieu dans lequel on les rencontre. Comme les Anabaines ne renferment pas moins de quinze à vingt espèces différentes, quelques micrographes ont donné des noms particuliers à quelques-unes d’entre elles. [Voy. Organiques (matières).]
AAAElNE, Aussi loin qu’on remonte dans l’histoire de l’hydrologie, on voit les auteurs se préoccuper de la nature des substances minérales et autres, contenues dans les eaux qui jaillissent du soi ; pour cela on eut recours à l’analyse chimique.
Cette partie de la science, longtemps bornée à des suppositions des plus étranges et basée sur des réactions dont les résultats étaient enta-
ANALYSE
clïés d’erreurs graves, a subi depuis bientôt vingt ans une transformation complète.
Avant cette époque, les chimistes, persévérant dans la routine qui leur avait été léguée par les analystes du siècle dernier, concluaient à l’existence des sels dissous dans les eaux de la manière suivante.
Après avoir déterminé par quelques réactifs spéciaux la nature des gaz et des sels, on procédait à l’analyse quantitative.
L’eau était concentrée à siccité, et le résidu était repris par l’eau distillée froide ou chaude, l’alcool et les acides faibles. Les solutions en provenant étaient à leur tour filtrées et évaporées jusqu’à cristallisation. On obtenait alors des cristaux que l’on reconnaissait au moyen du microscope, et même à l’œil nu, lorsque la proportion en était considérable. Les sels les plus ordinaires que l’on découvrait ainsi étaient le sulfate ou le carbonate de soude, et les chlorures de sodium et de magnésium. Quant à la partie insoluble, produite pendant la concentration de l’eau, on l’inscrivait sous les noms de carbonate de chaux ou de magnésie et de sulfate de chaux, suivant que les acides faibles en dégageaient de l’acide carbonique, et qu’ils les dissolvaient en partie ou en totalité. L’acide sulfhydrique était reconnu au moyen des métaux et de leurs sels (argent, mercure, plomb) et l’acide carbonique par l’eau de chaux.
Si l’on compulse les écrits des auteurs de tout le siècle dernier et même d’une grande partie du siècle actuel, on trouve que tous les éléments minéralisateurs, sauf la quantité, sont représentés à peu près de la même manière, sans qu’on ait tenu compte et de l’eau et des gaz libres dissous par les eaux, ou entraînés avec elles par leur mouvement ascensionnel.
On comprend tout de suite ce qu’une pareille méthode offrait de défectueux. En effet, outre que la proportion exacte des sels séparés par la cristallisation était difficile à effectuer, puisque quelques-uns d’entre eux pouvaient produii e des comibnaisons doubles, elle ne pouvait servir à faire connaître la manière dont les acides et les bases sont combinés primitivement dans l’eau. Les nombreuses observations de Murrav, Berzelius, Gay-Lussac et II. Rose ont mis hors de doute que l’action de la chaleur sur une dissolution de plusieurs sels, et partant sur les eaux minérales, avait pour effet d’intervertir l’ordre de combinaison des divers acides et des oxydes. Telle eau minérale, par exemple, qui renferme dans l’origine du sulfate de magnésie et du chlorure de sodium, peut donner, par suite de la volatilisation partielle ou complète du véhicule qui les contient, du sulfate de soude et du chlorure de magnésium.
Les nombreux perfectionnements apportés depuis à l’analyse chimique, en général, ne devaient pas larder à se faire sentir sur l’analyse des eaux.
ANALYSE
L’insolubililé de cerlains sels clans l’eau et de certains acides (silice) a permis de séparer très nettement les principes constitutifs les uns des autres, et des substances importantes au point de vue de la thérapeutique sont venues prendre un rang assuré parmi les éléments minéralisateui's des eaux. A la méthode des concentrations et des dissolvants a succédé celle du dosage des acides et des oxydes par des agents d’une sûreté éprouvée ; de ce nombre sont :
La baryte unie à l’ammoniaque pour l’acide carbonique libre et combiné; le chlorure de baryum pour l’acide sulfurique; le nitrate acide d’argent pour le chlore; l’oxalate d’ammoniaque pour la chaux; le phosphate de soude ammoniacal pour la magnésie; le nitrate d’argent ammoniacal et la solution titrée d’iode pour le soufre et l’acide sulfhydrique; l’ammoniaque caustique pour le fer; le succinate d’ammoniaque pour le manganèse; le sulfhydrate d’ammoniaque pour l’alumine; le chlorure de platine pour la potasse ; le phosphore et les acides gallique et pyrogallique pour séparer l’oxygène de l’azote; l’amidon, l’eau de chlore et l’éther employés ensemble pour découvrir et au besoin doser l’iode et le brome.
D’une autre part, l’appareil de Marsh et celui de Priestley, et la lame de cristal de roche, ont été mis à profit et avec un succès constant pour reconnaître l’arsenic, l’air atmosphérique et l’acide fluorhydrique.
Toute analyse d’eau se compose de trois parties distinctes:
1° De l’analyse qualitative; 2° de l’analyse quantitative; 3“ de l’analyse systématique ou hypothétique.
Et d’abord disons qu’une analyse ne peut être complète et exacte que lorsque le chimiste auquel incombe cette tâche s’est rendu sur le lieu où la source jaillit. C’est seulement ainsi qu’il peut apprécier la nature du sol, la température de l’eau au moment où elle arrive à la surface du sol, sa pureté, par suite de travaux de captage; qu’il peut observer les gaz spontanés, et au besoin en recueillir pour les examiner ensuite. II ramasse les dépôts spontanés, premier indice de la nature de l’eau qu’il a à étudier dans le laboratoire.
L’analyse qualitative, qui se pratique toujours à la source, a pour but de connaître les propriétés physiques de l’eau, c’est-à-dire sa couleur, son odeur, sa saveur, et sa limpidité ; après quoi on fait réagir les papiers colorés. Les eaux sulfurées sont analysées par le sulfhydromètre, et l’on reconnaît au moyen de certains réactifs privilégiés la proportion approximative des principes constitutifs, détail important en ce qu’il sert de guide pour l’analyse quantitative.
Cette seconde partie apourbutde connaître laquantité exacte de chacun des principes constitutifs, et cela en en formant des combinaisons insolubles
ANALYSE
qui permettent de les peser. On en excepte toutefois la silice, qui se dose toujours à l’état de liberté. Dans l’analyse quantitative, on peut comprendre la détermination de la densité par le moyen que nous indiquerons ailleurs [voy. Densité].
Lorsqu’on a apprécié la somme et la nature des acides, des oxydes et des corps simples séparés comme nous venons de le dire, on procède à l’analyse systématique.
Comme la chimie ne possède pas de données assez certaines pour reconnaître d’une manière exacte l’état sous lequel sont engagés tous les acides, les oxydes et les cor])s simples contenus primitivement dans une eau minérale, on a imaginé de les convertir par le calcul en combinaisons salines solubles, d’après leurs nombres proportiofîiiels et les propriétés physiques de l’eau.
Cette question, si intéressante au point de vue de l’application thérapeutique des eaux minérales, a donné lieu de la part de plusieurs chimistes à des mémoires très importants qui ont abouti seulement à faire admettre certaines hypothèses comme assez vraiseniblables. En effet, si la manière d’interpréter les résultats obtenus par l’analyse quantitative, et en cours maintenant parmi les chimistes hydrologistes, n’est pas à l’abri de toute objection en ce qui concerne quelques-unes des combinaisons salines, elle ne s’éloigne pas autant qu’on le croit de la vérité pour plusieurs autres, et les plus essentielles. Dans les eaux bicarbonatées sodiques, calciques et magnésiennes , dans les eaux chlorurées et sulfurées sodiques, la proportion de l’acide carbonique, de la soude, de la chaux, de la magnésie, du chlore et du soufre est telle qu’on ne peut s’empêcher d’admettre l’existence des bicarbonates de soude, de chaux et de magnésie, ou d’un chlorure ou d’un sulfure. Mais en est-il de meme de tous les autres principes minéralisateurs contenus en plus petite quantité dans les eaux ? Voilà où commence l’incertitude. Dans ce cas, tout ce que l’analyse peut faire, c’est de classer les acides et les bases d’après les vues les j)lus probables sur les combinaisons auxquelles ils peuvent donner lieu en s’unissant ensemble, et surtout en tenant compte de la solubilité de ces dernières. C’est ainsi qu’on doit d’abord calculer les bases terreuses comme la chaux, la magnésie, la strontiane, ensuite les oxydes de fer et de manganèse pour terminer par les bases alcalines, potasse et soude.
Un travail analytique d’eau minérale doit toujours indiquer avant l’analyse systématique la somme de chacun des principes constitutifs obtenus dans l’analyse quanlitalive et pour un litre d’eau. C’est là le seul moyen de reconnaître si celle-ci a subi quelques variations dans sa constitution soit par suite du temps, soit par suite des travaux de captage ou des infdtrations d’eaux douces avoisinantes.
ANASARQUE. 91
Ali point de vue thérapeulique et chimique, il est également important que, dans 1 analyse hypothétique, la somme de chacun des principes minéralisateiirs soit inscrite isolément. En groupant sous un seul chiffre, deux, trois et quatre sels différents, on ne rend aucun compte de la proportion relative de chacun d’eux, et l’on ne permet pas de vérifier si l’analyse a été faite régulièrement. Cette méthode a été introduite depuis un petit nombre d’années seulement, et la chimie comme la méde* cine ont le plus grand intérêt à la voir disparaître,
AXAPiii (Archipel grec). Ile, à l’est de Thera, paraissant avoir été produite par un tremblement de terre, — Source thermale^nommée par les habitants Bromonere., à cause de son odeur hépatique et de sa teinte lîoiiâtie, VI aisemblablement due a des principes sulfureux. On la frécjuenle surtout pour la cure des maladies de la peau. La boue qu’elle dépose, mêlée à quelque corps gras, est fort employée aux usages vétérinaires. (Landerer, )
AXASARQtE. Nous n’avons pas à envisager ici l’anasarque au point de vue de l’hydropisie générale dont elle fait le plus souvent partie, mais
I anasarque des membres inférieurs, dépendant de quelque cause locale, telle qu’un empêchement mécanique à la circulation abdominale, ou bien une altération quelconque de la circulation dans les membres inférieurs eux-mêmes.
L’anasarque dépendant d’une cause générale d’hydropisie doit être considérée comme une contre-indication à tout traitement thermal [voy. Hydropisie]. Mais si la cause de laquelle elle dépend est elle-même susceptible de résolution par suite de l’insage des eaux minérales, alors celles-ci peuvent être employées. Il en est ainsi de certains engorgements du foie qui paraissent déterminer de l’anasarque, non pas en vertu deleur nature, mais par suite de leur volume même, et peut-être de la direction suivant laquelle ils se sont développés. Nous en dirons autant de certaines tumeurs de 1 abdomen ou du bassin, suscejitibles de résolution. On peut voir alors ' l'anasarque disparaître par l’usage des eaux appropriées, Vichy ou Karlsbad, par exemple. Les bains ne conviennent généralement pas alors : cependant leur proscription ne saurait être absolue. Les douches produisent communément de mauvais effets. La coexistence d’une ascite avec l’anasarque commandera beaucoup de réserve dans le pronostic et dans l’application des moyens thermaux.
L’anasarque suite de grossesse ou de phlegmatia alba dolens [voy. ce mot] est très bien traitée par les eaux résolutives. Gez les femmes lymphatiques, on recourra aux eaux chlorurées sodiques [Bourbonne, Lo.motte, etc.). Dans le cas de constitution moyenne, FfcA/y réussit bien.
II semble que des antécédents rhumatismaux ou dartreux doivent faire préférer les eaux sulfurées chaudes.
ANDABRE.
A1\CII]\'S (llains et eaux miiu^rales eïiez les). V^OV. B AINS.
AADABKK (France, Aveyron, arrond. Saint- Alîrique), à 58 kilomètres de Lodève, 92 d’Albi.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Les eaux d’Andabre sont désignées dans V Annuaire des eaux minérales de la France sous le nom de Camaixs, par erreur : Camarès est une ville située à U kilomètres d’Andabre. Les eaux de Prugnes, qui étaient réunies par les anciens auteurs à celles d’Andabre sous le nom à’eaux froides de Camarès, doivent être distinguées de celles d’Andabre, dont elles sont éloignées de 1 kilom. 1/2.
Il y a à Andabre deux sources principales : celle de la buvette ow de la fontaine, et celle des bams.
Source de la Fontaine (1000 grammes). — Tempér., 10°, 5.
Lit.
Gaz acide carbonique libre . 1,1388
Griiiii.
Bicarbonate de soude . 1,8288
— de protoxyde de fer . 0,0652
Silice, alumine . 0,0005
Chlorure de sodium . 0,0790
— magnésium . 0,0150
— - calcium . 0,0150
Sulfate de soude . 0,6998
Matière organique et perte . 0,0200
Eau pure . 996,7572
En sels . 3,2428
(M. Limousin-Lamothe, 1852.)
Les eaux d’Andabre ont été comparées à celles de Vichy : elles présentent en elïet beaucoup de points de ressemblance avec celles-ci, sauf une moindre minéralisation, mais une proportion de fer beaucoup plus grande même que dans les sources les plus ferrugineuses de Vichy. Aussi rangeons-nous les eaux d’Andabre parmi les eaux ferrugineuses.
Ces eaux peuvent être employées dans beaucoup d’états morbides variés , troubles fonctionnels de l’appareil digestif, engorgements abdominaux, gravelle, goutte, catarrhe vésical. Mais la 'détermination de leur emploi sera surtout relative à leur qualité ferrugineuse. M. Girbal nous paraît avoir fait trop abstraction de cette dernière, à propos de l’opportunité des eaux d’Andabre chez les goutteux. INous ne saurions admettre que, dans la goutte et dans la gravelle, la présence du fer dans les eaux d’Andabre puisse être négligée comme indilférente. Le même auteur fait elfectivement remarquer que tout état d’irritabilité nerveuse ou inflammatoire contre-indique les eaux d’Andabre : ceci doit
A^iDES (LES).
s’appliquer aux dispositions conslilulionnellcs, névralgiques ou intlamniatoires, ou congestives, comme il en existe chez beaucouj) de goutteux. M. Girbal assure que les eaux d’Andabre sont parfaitement bien applicables « dans une foule d’hydropisies passives, asthéniques, dans celles surtout qui dépendent de quelque engorgement abdominal. » Cette assertion nous paraît exagérée, cependant il faut en tenir compte. On ne saurait assurément en dire autant des eaux de Vichy. Peut-être les eaux d’Andabre conviennent-elles mieux dans les cas de ce genre, précisément en vertu de leur minéralisation moindre et de leur qualité ferrugineuse.
A^'DELYS (les) (France, Eure, arrond. des Andelys).
Som'æ ferrugineuse froide (Pâtissier).
AYUERi^DORF (États autrichiens, Moravie). Cercle d’Ollmülz, village à 15 kilomètres de Ncustadt.
Bicarbonatée calcique. Tempér. , 12” cent.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de chaux .
— de magnésie .
— de soude .
— de fer .
Sulfate de chaux .
Acide silicique .
Pouc. cul).
Cent. cub.
Gaz acide carbonique .
C’est de préférence dans les affections catarrhales des organes respiratoires que ces eaux sont conseillées.
AXDES (les). La Cordillère des Andes est cette immense chaîne de montagnes de l’Amérique du Sud, qui s’étend du S. au N. le long de la côte occidentale de l’Amérique méridionale. Il y a une très grande diversité dans leurs traits généraux, comme dans leur aspect. Le granit constitue la base sur laquelle reposent les formations moins anciennes. Mais ce qui caractérise cette importante région du nouveau continent, c’est depuis le sud du Chili jusqu’au nord de Quito, une alternance de districts de volcans brûlants et de volcans éteints, ou qui du moins peuvent être regardés comme momentanément assoupis. Sur la même étendue, les sources minérales et thermales sont fort nombreuses, et partout elles semblent avoir un rapport intime avec les phénomènes volcaniques. Tantôt elles tiennent en dissolution les gaz qui se rencontrent dans le cratère des volcans, ou elles sont minéralisées par les réactionsqui s’opèrent entre les matières ignées. Tantôt, comme cela a été observé par 31. Boussingault sur les eaux ciiaudes qui sourdent du granit de la Cordillère du littoral, elles sont presque pures. Elles ne renferment