‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 59 sur 259 · ANKYLOSE · texte numérisé non relu

ANKYLOSE

espèce de paludine qui vit au milieu d’eaux thermales à la température de 50°ceui. , et a été nommée Turbo thermalis. Neritina Prevostina et le Melanopsis Audebardi vivent dans les eaux de Baden (Autriche), à la température de 25“ cent. (Huot, Géogr. pkys.). Le Limneus pei^e g er , qui ne se rencontre ordinairement que dans les eaux froides, habite celles de Gastein (Autriche), qui ont près de ^8" cent. (Drappiez). M. de Humboldt avait signalé des poissons rejetés vivants du cratère du Chimborazo, au moment d’une éruption d’eau dont la température était de 98" cent. On assure encore que l’on trouve des poissons dans les sources bouillantes des Geysers, en Islande. Une observation de M. de Cumberland {Biblioth.de Genève, t. XX) nous apprend que dans l’eau thermale de Poorec, au Bengale, dont la chaleur est de ^^i"cent. , existent des poissons appartenant à un genre dont on compte dix à douze espèces datis les Indes. Ce genre ne comprend que des espèces carnivores, ce (]ui iïuplique l’existence d’autres êtres animés dans l'eau thermale dont il s’agit. A Albano, dans les eaux à 30“ cent., on a trouvé aussi un poisson du genre Cgclostome. De pareils faits, joints à d’antres [voy. Organiques (matières)] pourraient servir, dit Huot {ioc. cit.), à expliquer par l’action des eaux minérales, qui doivent avoir été très nombreuses avant l’époque historique, la formation de certains terrains à débris organiques, formation qui n’avait pu être attribuée à uite semblable cause, avant qu’on eût reconnu que certains corps organisés pouvaient se développer et vivre dans des eaux dont la haute température semblait devoir être un obstacle au développement de l’action vitale.

AIMKYLOHE. L’ankylose, alîection qui consiste dans la perte plus ou moins complète des mouvements des articulations, est distinguée en vraie et fausse, autrement dit en complète ei incomplète, selon qu’il y a soudure des extrémités articulaires entre elles, ou que les articulations malades conservent encore quelque mobilité. Dans ce dernier cas, presque toujours consécutive au repos prolongé des membres dans le cours et dans le traitement d’une fracture, d’une luxation, d'une entorse, d’une hydarthrose, l’ankylose peut être rapportée à une adhérence des feuillets de la membrane synoviale, ou à une simple sécheresse de cette membrane, ou à la rigidité des faisceaux ligamenteux et des muscles qui avoisinent l’articulation. C’est alors que la médication des eaux minérales intervient utilement, surtout si la diminution des mouvements est produite par des altérations survenues en dehors de la jointure, telles que la rétraction des ligaments et des aponévroses, l’atrophie momentanée des libres musculaires, desdépôts péri-arliculaires, etc. On sait d’ailleurs que l’ankylose est plus fréquente dans les articulations gingiymoïdales, comme celles du coude, du genou, de la jambe avec le tarse, que dans toute

AINTIMOINE.

autre espèce, et qu’il faut tenir compte pour le pronostic des conditions du sujet et de la date de l’alîeclion. Les tumeurs blanches donnent souvent lieu à l’ankylose, mais nous réservons cette lésion spéciale [voy. Tumeurs blanches. Contracture]. La rigidité d’une articulation, par défaut de flexibilité des ligaments et des muscles, ou par insuffisance de synovie, est traitée avec avantage à l’aide des bains génélaux, conçut I emment avec les douches locales, soit d’eau minérale, soit de vapeur. Les eaux sulfurées et chlorurées sodiques se partagent cette attribution [Baréges, Amélie, Aix, Bourbonne, Balaruc, Aix-la-Chapelle, Nauheim). Les frictions et le massage contribuent à amollir les parties molles ou à détruire les adhérences. Mais aussi l’emploi des boues minérales, qu on met à profit dans certaines localités, comme topique résolutif, ne saurait être négligé dans le traitement de la fausse ankylosé [Saint -Amand, Franzembad) [voy. Boues minérales]. Ailleurs ce sont les conferves croissant dans les bassins des sources qu’on utilise en applications locales sous le nom de limon [Néris, Valdieri, Acqui). Les bains de mer, les eaux meres des salines, conviendront à propos des complications de diathèse [voy. ces mots].

AlVi^'ABERG (Allemagne, roy. de Saxe, cercle de Zwickau). Ville à 12 kilomètres de AVolkenstein.

Carbonatée mixte. Tempêta, 22° cent.

Eau : 16 onces.

Eau : un l

Carbonate de soude .

— de magnésie...

— • de chaux .

Chlorure de sodium .

Sulfate de soude .

Pouc. cüL.

Ceai. cuJj.

Gaz acide carbonique .

(Lampadius.)

Source peu considérable, sans attribution spéciale.

AATILLEN (les). Les îles de cet archipel, le plus considérable de l’océan Atlantique, parmi lesquelles on en compte de très importantes, olfrent toutes un sol volcanique, et dans plusieurs des bouches éteintes existent encore à l’état de fumerolles et de soufrières. Dans le plus grand nombre on trouve des sources minérales, soit froides, soit thermales.

presque toujours sulfurées. [Voy. Cuba. Guadeloupe (la). Haïti. Jamaïque (la). Martinique (la). Sainte-Lucie.]

AATliVioiAE. L’antimoine a été signalé, dans le cours de ces dernières années, par M. Will dans l’eau des sources de liippoldsau (Bavière), par M. Relier dans l’eau de Backasy et de Pandur à Kissingen (Bavière),

an'1'0(;ast.

cl par M. Va:i Kcrchoiï clans l’eaii de la souree de Mondorlî près de Luxembourg.

La proportion de métal r|ui existe dans l’eau de ces dilîérentes sources à l’état d’oxyde d’antimoine est excessivement minime ; aussi est-ce seulement en opérant avec les dépôts spontanés cjue les chimistes

précédents sont arrivés à le découvrir.

L’antimoine reconnaît sans nul doute pour origine des gîtes métallifères de sulfure d’antimoine décomposé par les eaux minérales. Dans tous les cas, on constate que ces dernières sont notablement chargées de sulfates,

et qu’elles appartiennent à la classe des eaux chlorurées et bicarbonatées.

Pour isoler l’antimoine des résidus qui le contiennent, on les traite à chaud par l’acide chlorhydricpe concentré et l’on fait passer dans la solu¬

tion un courantd’acidesulfhydrique qui précipite du sulfure d’antimoine. Celui-ci, recueilli et lavé dans de l’eau saturée d’acide sulfhydrique, est ensuite dissous dans du sulfhydrate de potasse, et l’on y plonge une lame de zinc qui dépose tout l’antimoine à l’état métallique.

Ce métal ayant été rencontré mélangé avec de l’étain et du plomb, il est important de les rechercher en même temps. [Voy. Étain. Plomb.]

Aî\^Tl0CHE, aujourd’hui ai^takieh (Turquie d’xisie). Ville en ruines, très peu peuplée, où l’on retrouve, entre autres restes de la splendeur dont elle a joui dans l’Orient sous la dynastie des Séleucides, des sources thermales anciennement fort célèbres.

AATIOQEIA (Nouvelle-Grenade). Vallée où l’on rencontre d’innombrables sources d’eau salée, dans lesquelles l’iode se trouve en quantité appréciable.

AATISA^A (Aoican d’) (Amérique du Sud, république de l’Équateur). Près de ce volcan, à une hauteur de 3509 mètres, on observe une source ferrugineuse dont la température est de 27", 2 cent. L’eau de cette source contient beaucoup d’acide carbonique, et elle a formé un dépôt calcaire qui est devenu une exploitation de pierre à chaux (Boussingault).

AATOGAST (graud-duclié de Bade). Vallée de la Rench , cà 1600 pieds badois au-dessus du niveau de la mer. A 12 kilomètres de la« petite ville d’Oberkirch et à 20 kilomètres d’Appenweyer.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 9" cent.

Ces eaux jaillissent en grande abondance des fissures du gneiss.

Établissement particulier, muni de buvette, de seize cabinets de bains, et d’appareils de douches variés. Site très agréable.

Expédition considérable dans toute rAllemagne.

Les applications de ces eaux sont celles des eaux ferrugineuses. Elles s’emploient avantageusement comme boisson de table.

Page 1