APHONIE
lOi
Source d'Antoine. — Une livre de Bade contient par litre ;
Sur 10 000 parties d’ea
Bicarbonate de chaux . 8,56401
U, Grains.
Gram.
— - de magnésie .
— de protoxyde de fer. . . .
— de soude .
Chlorure de sodium .
Sulfate de soude .
Sulfate de potasse .
Triphosphate de soude .
O.OOf
Alumine .
Traces de bicarbonate de protoxyde de
manganèse,
d’acide apocréniqueetd’apocréuates.
Traces très faibles d’arsenic. (Bunsen.)
(les). La consiitiuion de cette grande chaîne de montagnes, qui traverse tonte Ja péninsule italienne pour se prolonger en Sicile, participe de celle des Alpes [voy. Alpes]. On trouve sur son versant méridional un grand nombre de sources thermales et de sources diverses de gaz et de vapeurs. [Voy. Naples (Royaume de). Romains (États). Sardes (États). Sicile.]
APEXRADE (Danemark, duché de Schleswig).
Bains de mer fréquentés du commencement de juin à la fin de septembre, grâce à la douceur du climat de cette localité, qu’explique sa situation au milieu de collines boisées et en face de l’île d’Alsen, à l’abri des vents septentrionaux. Belle plage. Établissement avec bains chauds et appareils de douches.
APÉRITIAES (Eaux). Oii entend par celte expression, difficile à définir et peu employée aujourd’hui, des médicaments qui ouvrent les voies aux sécrétions, c’est-à-dire qui facilitent et activent les sécrétions, en appliquant cette idée surtout aux sécrétions digestives et biliaires. Dans ce sens, les eaux bicarbonatées sodiques, et surtout les eaux chlorurées sodiques, sont des eaux qpériiives, les premières agissant d’une manière plus intime, les secondes sous une forme plus immédiate etpius manifeste, sur les sécrétions en question. Il conviendrait d’ajouter à ces eaux les eaux sulfatées sodiques et magnésiques, laxatives, bien que faction apéritive comprenne quelque chose de plus étendu et de plus durable que faction laxative elle-même.
APHOxXiE. Dans le plus grand nombre de cas, l’aphonie n’est que le symptôme d’une autre maladie. On l’observe dans la plupart des affections de l’appareil vocal, mais particulièrement dans la laryngite chronique, soit que celle-ci, due à une fatigue des organes de la voix, se termine par la laryngite ulcéreuse, soit qu’elle se rattache, sous cette même forme, à la diathèse tuberculeuse [voy. Phthisie laranuée], ou à la syphilis
APOCRÉNATES.
consliluiionnelle [voy. Syphilis]. Les eaux minérales appropriées à la cure de ces aiïeciions générales conviendront également dans le traitement de l’aphonie qui en dépend. Ici s’appliqueraient, avec avantage, les procédés usités pour mettre en contact avec la muqueuse laryngée et bronchique l’eau en vapeur ou réduite en poussière très fine [voy. Humage. Inhalation]. Il n’est pas rare d’observer l’aphonie sans lésion appréciable de l’appareil vocal : on la regarde alors comme sympathique de l’altération d’un autre organe ou de quelque trouble moral, et l’on sait combien, dans ces conditions, elle résiste à la médication la mieux dirigée. Si elle devait être rapportée à la rétrocession de quelque exanthème cutané, les eaux du Mont-Dore^ de Lo'eche, seraient conseillées dans le but de rappeler à la peau l’activité morbide déviée, sans rien distraire en pareille circonstance de la spécialité d’action des eaux sulfurées sodiques ou calciques [Eaux-Bonyies^ Cauterets, Enghien, Allemrd). Les eaux EEms, sur l’efficacité desquelles à l’encontre de la phthisie pulmonaire il règne encore quelques dissidences , se recommandent en présence d’une constitution névropathique et contre-indiquant toute thérapeutique excitante ou perturbatrice. Les eaux chlorurées sodiques, ferrugineuses, s’adressent à l’aphonie liée à quelque désordre des fonctions menstruelles [voy. Aménorrhée. Chlorose]. Quant à celle qui accompagne certaines angines^ entre autres l’angine glanduleuse, nous en référons à l’article relatif à cette maladie [voy. Glanduleuse (angine)].
APOCRÉNATES. Dans le courant de l’année 1833, Berzelius annonça qu’il avait découvert dans l’eau minérale de Porla, en Suède, deux acides nouveaux dérivant du ligneux, auxquels il donna les noms de crénique et E apocrénique (de xprivvj, source].
Ces composés, qui ont sans nul doute pour origine les matières végétales enfouies dans les couches profondes du sol, mais non encore complètement décomposées, ont été signalés, depuis le travail de Berzelius, dans un grand nombre d’eaux minérales principalement ferrugineuses.
L’acide apocrénique dérive exclusivement de l’acide crénique [voy. Crénates], par suite de l’exposition de ce dernier au contact de l’air. I/anaiyse constate, en effet, dans l’acide apocrénique, une proportion double d’oxygène et une proportion moitié moindre d’hydrogène que dans l’acide crénique ; aussi les dépôts spontanés des eaux minérales sont-ils toujours plus riches en apocrénates qu’en crénates.
Quoique les dissolutions d’apocrénates alcalins et métalliques possèdent des teintes rouges et brunes très foncées, les eaux minérales qui les renferment n’en sont pas influencées. Il faut en excepter toutefois celle de Porla, qui, au dire de Berzelius, est d’un jaune prononcé.