‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 69 sur 259 · ASTHME · texte numérisé non relu

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lesquelles les départements situés dans chaque zone auraient à diriger leurs malades respectifs. Un semblable travail est parfaitement réalisable. Il permettrait de répandre et de développer dans les classes pauvres les bienfaits des eaux minérales, au bénéfice, non-seuiement des classes intéressées, mais encore de l’économie publique. Il faut bien, en effet, considérer que les santés rétablies près des établissements thermaux représentent et des bras rendus au travail, et des journées d’hôpitaux économisées. Considérés donc à un point de vue élevé, les sacrifices faits dans l’objet en question doivent se trouver en définitive amplement compensés.

Les services gratuits ne comprennent pas seulement les indigents. L’État adresse gratuitement dans ses propres établissements les instituteurs primaires, les desservants, les religieuses ou ecclésiastiques appartenant à des institutions hospitalières ou enseignantes ; les employés de ses propres administrations obtiennent en outre facilement des autorisations gratuites.

Nous ne terminerons pas cet article sans appeler l’attention sur l’utilité qu’il y aurait à créer, près des établissements thermaux, des services intermédiaires entre la gratuité et les conditions réglementaires. U y a toute une série d’individus qui n’ont pas droit à la gratuité, et pour qui le taux de la rétribution ordinaire exigée pour l’usage des moyens ihermaux est difficilement abordable. Il faudrait créer près de beaucoup de stations des bains et douches à prix réduit.

ASTil.viE. Il faut distinguer l’asthme humide ou catarrhal de l’asthme sec ou essentiel. Dans le premier cas, la névrose qui caractérise l’asthme paraît sous la dépendance du catarrhe ; tandis que dans le second, l’état névropathique prédomine, et ne se rattache à d’autre état organique que l’emphysème. Nous pensons que c’est surtout sur l’élément catarrhal de l’asthme que les eaux minérales agissent d’une manière spéciale, et que le traitement thermal de l’asthme doit être subordonné au traitement du catarrhe qu’il accompagne. Sous ce rapport, la plupart des eaux sulfureuses, comme Enghien, Bonnes, Ludion, (Aiuterets, Amélie, le Vernet, Allevord, etc. , peuvent être employées utilement, ainsi (\mEms et surtout le Mont-Dore [voy. Catarrhe]. Les inhalations paraissent convenir d’une manière particulière à celte espèce de catarrhe. Il est des malades chez qui elles améliorent très sensiblement l’état de la respiration; mais les effets en sont très variables, sans qu’il soit toujours possible de se rendre compte des circonstances qui assurent ou neutralisent les elfets de la médication. Ce qu’il y a de plus certain, c’est que les effets du traitement sont fort rarement curatifs. L’allégement déterminé par les inhalations elles-mêmes est habituellement de peu de durée, et comme les catarrhes

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