‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 68 sur 259 · ASSISTANCE · texte numérisé non relu

ASSISTANCE

l’on appelle liiermale. Les élablisseinenls thermaux sont généra -

Jeinent encombrés an milieu de l’été, et il est rare que l’insuffisance des movens balnéoihérapiques ou de l’eau minérale elle-même ne se fasse sentir alors. Il est difficile qu’en pareille circonstance les services gratuits ne soient un peu sacrifiés. Admis au commencemeiît et à la fin de la saison thermale, les indigents pourront au contraire profiter largement et des moyens thermaux et des soins médicaux. Il faut seulement se garder, là où l’on croira devoir appliquer une pareille mesure, dans laquelle l’administration supérieure aura toujours à intervenir, de fixer aux services gratuits une époque défavorable par ellemême au traitement thermal : ceci peut arriver en effet dans les stations montagneuses, qui ne sont convenables à habiter que durant un temps assez limité.

La direction des services gratuits incombe naturellement au médecin inspecteur : sauf à la partager avec les adjoints, lorsqu’il y en a.

La question relative aux frais de transport et de séjour des indigents est plus compliquée.

La plupart des stations importantes possèdent des hôpitaux dont une partie au moins est consacrée au traitement thermal des indigents. Ceuxci n’y sont guère admis gratuitement que s’ils appartiennent à des localités déterminées; les autres y sont reçus pour un prix fixé d’avance. Là . où il n’existe pas d’hôjiitaux, ou bien où ceux-ci se trouvent insulTisants, on peut recevoir les indigents à domicile; il est généralement facile de les faire héberger chez les habitants de la localité thermale, et à des conditions qui ne soient pas plus onéreuses que celles exigées par la plupart des administrations hospitalières.

Ce serait une excellente mesure de créer, près des stations où les indigents se rencontrent en grand nombre, des dispensaires on ils trouveraient à peu de frais une alimentation suffisante. Ces dispensaires peuvent être institués par les administrations hospitalières déjà existantes; et il serait d’un bon exemple qu’à leur défaut, quelques administrations thermales elles-mêmes voulussent s’en charger.

Les indigents doivent être envoyés près des établissements thermaux aux frais de leurs communes ou de leurs départements. Les chemins de fer, qui se prêtent en général très libéralement aux oeuvres charitables, faciliteront le transport des malades. La question de l’envoi des indigents près des établissements thermaux est une question départementale d’une grande importance, et qui réclamerait une organisation d’etisemble. L’administration centrale pourrait désigner, dans chaque région de la France, dans une instruction analogue à celle du conseil de santé des armées, un certain ttombre de stations affectées à l’assistance, et vers

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