ATONIE
(le Cérnr, (les quantités notables de matière ainsi condensée. Cependant celte porte n’est pas à moins de 33 mètres des griffons les plus voisins.
Ainsi donc, la buée de vapeur minérale est ici le véhicule par lequel se produit le fait de transport à distance de la matière organique et d’éléments fixes de l’eau minérale. Sur la demande de M. Jules François, JM. O. Henry a bien voulu comparer la matière glaireuse provenant de la vapeur ainsi condensée à la barégine qui se développe spontanément dans les conduits des galeries. Il a observé des caractères d’assimilation incontestable. En outre, il a déterminé dans la matière glaireuse condensée la présence de sels fixes (iodures, chlorures, sulfates et silicates).
On ne peut, en présence d’une semblable démonstration, nier que la vapeur spontanée des eaux minérales ne soit, pour les éléments fixes de ces eaux, un véhicule remarquable. Ce fait, si déjà la pratique médicale n’avait prononcé, serait l’affirmation la plus manifeste du parti que l’on doit demander à l’inhalation des vapeurs spontanées d’eau minérale.
AT.V10§IP1IÈRE HIARIAE. Voy. AlR MARIN.
ATOAIE. C’est là une de ces expressions un peu vagues, et cjui s’emploient sans être nettement définies. Atonie veut dire faiblesse, et l'on suppose que ce mot s’applique spécialement au relâchement des tissus, tandis que celui à' asthénie s’appliquerait plutôt à l’insuffisance des fonctions. Bien que les eaux minérales conviennent habituellement à l’état d’atonie, général ou partiel, qui accompagne la plupart des maladies chroniques, et qui domine dans quelques-unes, on ne peut pas dire précisément, à part les eaux ferrugineuses, qu’elles constituent des médicaments toniques. Elles agissent plutôt sur les forces de l’organisme, à la manière des excitants. (Cependant leur action finale est communément une action réparatrice, reconstituante, et par conséquent tonique.
Il est à remarquer que la classe des eaux ferrugineuses, laquelle mérite seule, à proprement parler, la qualification de tonique, est précisément celle qui peut revendiquer une des moindres places dans l’ensemble de cette médication profondément reconstituante et réparatrice. Les agents de cette dernière sont surtout les eaux sulfurées, les eaux chlorurées et les eaux bicarbonatées.
Cependant il faut faire des distinctions. Les eaux sulfurées très chargées de matières organiques, et les sources sulfurées dégénérées, comme un grand nombre de sources des Pyrénées orientales, ou encore certaines sources de Luchon, de Saint-Sauveur, représentent plutôt une médication sédative qu’excitante. Il en est de même des eaux sulfatées, à base de chaux et de magnésie, et en général des eaux à base terreuse. Ce ne sont pas assurément des eaux toniques. Les eaux peu minéralisées, comme Néris, Luxeuil, Bourbon-Lancy, sont également employées sur-
l iO ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE,
tout à titre d’eaux sédatives. Quelques-unes des stations de ce genre, ainsi I.uxeuil, Plonibièi es, renferment des sources spécialement ferrugineuses qui permettent d’y varier la médication.
Il ne faut pas toujours juger des qualités des eaux, au point de vue en question, d’après leur degré de minéralisation. Les eaux de AVildbad, de Gastein, bien qu’à peine minéralisées, passent pour posséder des propriétés reconstituantes remarquables. Cependant, si nous nous reportons à la définition donnée au commencement de cet article, nous dirons ([u’elles paraissent agir plutôt sur l’astbénie que sur j’atonie.
Si les eaux bicarbonatées et chlorurées fortes sont les agents les plus ordinaires de ce qu’il y a le plus, à proprement parler, de tonique dans la médication thermale, prises avec excès, elles peuvent au contraire amener une dépression considérable des forces : nous pensons cependant que c’est là plutôt encore une question d’intolérance de la part de certains organismes qu’une action nécessaire. Les eaux de Kaiisbad, sulfatées sodiques, où l’on traite activement beaucoup de maladies chroniques graves, d’étals cachectiques, commencent par jeter dans un état de faiblesse et de déjiression extrême. La réaction est en sens inverse; mais il faut que la réaction soit possible : c’est là un des points délicats de l’indication de Karisbad.
ATROPiiii^ iTiuscliLiiiRE PROGRESJ!»i\’E. On désigne ainsi une affection singulière qui consiste dans l’affaiblissement graduel de l’activité fonctionnelle et de l’activité nutritive du système musculaire, aboutissant à la transformation définitive du tissu musculaire en tissu graisseux. Cette affection, c[ui présente une tendance plus ou moins grande, suivant les cas, à se généraliser, commence en général par les membres supérieurs, et gagne le tronc pour s’étendre ensuite dans les membres inférieurs.
M. Welzlar a publié une série très intéressante d’observations relatives au traitement par les eaux d’Aix-la-Cbapelle de cas très caractérisés d’atrophie musculaire progressive. Ces observations ont été analysées dans le tome III des Annales de la Société ddiydrologie médicale de Paris. Il v a eu dans tous ces cas une action curative lormelle. L’état général de l’économie, la caloricité, les fonctions de la peau, ont paru très manifestement subir l’action favorable du traitement avant les fonctions musculaires elles-mêmes. Quant à celles-ci, nous croyons que la marche progressive de la maladie s’est toujours arrêtée sous l’influence du traitement thermal, et qu’il y a eu un degré de retour dans les muscles paralysés tout à fait en rapport avec l’état organique que l’on pouvait supposer à ces derniers : c’est ainsique le retour a été nul pour les muscles des mains et des avant-bras, là où la maladie avait débuté,
ALDI]NA(>. 141
comme d’habiliule, à une épo:jue assez éloignée déjà pour (}uc ces derniers eussent subi une transformation parfaite; c’est ainsi qu’il fut sensible, mais incomplet, pour les muscles du tronc et des membres inférieurs, alors que la maladie n’avait pas encore laissé, sur ces parties une empreinte absolument ineffaçable; qu’il fut enfin complet dans les muscles atteints seulement depuis une époque récente et nullement encore dans leur constitution organique. M. Buissard à Lamothe, M. Le Bret à Balaruc, ont observé quelques cas de ce genre, mais beaucoup moins caractérisés que ceux de M. Wetziar.
ALXTOVILLE (France, Calvados, arroiuL de Baveux).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Il n’y a pas d’établissement thermal.
Eau : un litre.
Lie
Acide carbonique libre . . . 0,92i
Gram,
Carbonate de chaux . 0,020
Peroxyde de fer . . 0,0 U
Manganèse . traces
Sulfate de chaux . 0,037
Chlorure de sodium . \
— de magnésium . j
Phosphate de chaux et alumine. . . 0,004
Acide silicique . 0,050
Matière organique azotée et eau de cristallisation
des sels . 0,020
0,1 80' (Quevenne.)
La nature de cette eau et la proportion des acides comparée aux bases donnent tout lieu de croire que l’oxyde de fer, le manganèse et le carbonate de chaux sont à l’état de bicarbonates dans cette source.
AEDIER\E (France, Morbihan, arrond. de Ouirnper). A dO kilomètres de cette ville, à 597 kilomètres de Paris.
Bains de mer.
.lEDlXAC (France, Ariége, arrond. de Saint-Girons). A 10 kilomètres de Saint-Girons.
Sulfatée calcique et ferrugineuse»
Il y a deux sources : source des Bains, à 22”, 7 cent. ; et source Louise, appelée encore source froide, quoiqu’elle ait la même température, 22". i\J. François n’attribue, dans une notice, que 20'\90 à la source des Bains, Il assigne encore à cette source un débit journalier de 182 560 litres, et à la source Louise 115 200 litres.
AUDIMC.
1° Source des Bains.
Sulfure de calcium .
Chlorure de magnésium. . . .
lodure de magnésium .
Carbonate de chaux .
de magnésie .
Sulfate de chaux .
— de magnésie .
Oxyde de fer .
— de manganèse .
Crénate de fer . , . . . .
Alumine .
Silicate de soude .
— de potasse .
Matière organique .
Acide carbonique .
Eau : un litre.
Gram,
traces
traces
traces
traces
traces
Gaz.
Azote .
Oxygène . .
Acide carbonique
‘2» Source froide ou source Louise.
Gram.
Chlorure de magnésium.
lodure . . .
Carbonate de chaux. . .
— de magnésie.
Sulfate de chaux .
— de magnésie. . . .
Oxyde de fer .
— ‘ de manganèse. . .
Alumine . .
Crénate de fer .
Silicate de soude .
— de potasse .
Matière organique .
Acide carbonique .
Gram.
traces
traces
traces
(Filhol, 1849.)
11 y a uii établissement thermal convenablement installé, situé au milieu d’un parc agréable.
Nous ne connaissons guère les eaux d’Audinac que par quelques publications du docteur Sentein. Ces eaux semblent surtout applicables aux affections fonctionnelles du tube digestif et aux maladies de l’appareil urinaire. Leur qualité naturellement ferrugineuse indique dans quelles circonstances leur usage pourra s’appliqucu’ le plus utilement à ces deux séries d’affections. M. Sentein dit qu’elles sont diurétiques, un peu pur-
AUGL’STlISBAi). ^^3
gatives par leur usage prolongé, et assure que la source des Bains possède des propriétés analogues à celles de la potion antiémétique de Kivière. Quant à la source Louise, nous ne savons pourquoi elle a été comparée, dans plusieurs notices qui se sont répétées, à la source de 1 Hôpital de Vichy, laquelle n’offre aucun rapport avec elle, et ne renferme meme pas de fer comme elle.
lUGXAT (France, Puy-de-Dôme, arrond. d’Issoire).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide. Deux sources.
Bicarbouate de soude . . .
Sulfate de soude .
Chlorure de sodium .
Bicarbonate de magnésie
— de fer .
— de chaux. . . .
Silice .
Matière organique . .
Perte .
Eau ; un litre.
Gram.
. 0,2000 . traces . . 0,0300
(Ni VET.
^ Ces eaux sont prises à l’intérieur dans les cas de chlorose, d’anémie, d’engorgement du foie ou de la rate et dans la gravelle. Elles ne sont
utilisées que dans leur voisinage. On les connaît également sous le nom de Barrége.
AtCiUSTA (Comté d’). (Amérique du iNord, État de Virginie).
Bains sulfurés thermaux, au pied de la chaîne des Alleghanys, riche en mines de charbon.
ACecSTCSBA» ^Saxe, cercle de Dresde, bailliage de Radeberg).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide. Sept sources, parmi lesquelles il
en est une chlorurée sodique.
Deux de ces sources sont utilisées uniquement en boisson ; en voici la composition :
Température .
Acide carbonique .
Sulfate de soude .
— de chaux .
Chlorure de sodium. . . ,
— de magnésium Carbonate de magnésie.
— de fer .
Eau
: un litre.
Augustusquélle.
Mineralquelh n” 1.
3cc^17
3cc^08
Grains.
Gram.
(Ficinus.)