AUVERGNE. I
le lit des rivières et des ruisseaux de cette contrée, ou reconnaît des dégagements gazeux qui, selon l’heureuse expression de M. deHumboldt, apparaissent comme un dernier effort des bouleversements plutoniques ou volcaniques que le pays a subis à une époque déjà très éloignée de nous. Ces dégagements sont autant de griffons de sources minérales dont quelques-unes possèdent un débit considérable, et dont la température varie depuis celle des eaux douces froides jusqu’à celle de 80° cent.
La basse Auvergne, ou le Puy-de-Dôme, possède plusieurs stations qui occupent en thérapeutique hydro-minérale une place importante. Les princij)ales sont celles du Mont-Dore, de Royat, de Saint-Nectaire, de la Bourboule et de Châteauneuf ; viennent ensuite les stations de Chatel-Guyon, de Clermont (Sainte-Allyre), de Chateldon et de Sainte- Marguerite.
Dans la haute Auvergne, ou le Cantal, il n’existe que deux stations qui méritent d’être signalées; ce sont celles de Chaudesaigues et de Viesu r-Cère.
D après un dénombrement qui est bien au-dessous de la vérité, les sources du département du Puy-de-Dôme ne s’élèvent pas à moins de 229, ayant toutes leur point d’origine dans les terrains cristallisés, les trachytes, les laves, les terrains tertiaires. Voici, d’après M. Nivet, comment elles sont réparties :
Sources sortant des terrains cristallisés . 152
— • des trachytes . 11
— des laves . 3
— des terrains tertiaires. . . 35
— des terrains inconnus . 8
Total . 229
Les sources de la haute Auvergne sont au nombre de 103, mais elles sont moins importantes que les précédentes, et de plus elles ne sont pas aussi souvent captées. Voici la nature des terrains d’où elles jaillissent :
Sources des terrains cristallisés . 83
— des terrains volcaniques . 16
— ■ des terrains argileux . 1
— des terrains dalluvion . 2
— des terrains calcaires . 1
Total . 103
Toutes les eaux minérales de la province d’Auvergne possèdent entre elles une telle atialogie , qu’on est presque disposé à les considérer comme émanant d’un même réservoir. Toutes renferment de l’acide carbonique en excès, et des proportions très notables de bicarbonates de soude, de potasse, de chaux, de magnésie, de fer, souvent de manganèse, et aussi des chlorures alcalins. Une seule est chargée d’une quan-