AUVERGNE
lilé notable d’acide SLdfhydrique ou de sulfure, c’est celle du puy de la l^)ix ; mais le bitume qu’elle apporte avec elle la distingue beaucoup de toutes les autres : on se demande meme si l’on doit la ranger parmi les eaux minérales, d’après l’acception que nous attachons à ce mot.
Dans la haute comme dans la basse x\u vergue, les sources minérales sont toujours loin d’être parfaitement captées; aussi reçoivent-elles souvent les eaux douces d’infiltration et les eaux pluviales. Ou bien les eaux se dégagent dans des puits exposés à l’air libre, ou bien elles filtrent à travers les fissures des rochers et sont reçues dans des bassins ; il en résulte que leur pureté laisse quelquefois à désirer, mais ajoutons que ces inconvénients ne se présentent guère que pour les sources qui sont sans emploi, ou à peu près.
Les caractères les plus saillants des eaux minéiales de l’Auvergne sont : de dégager à leur point d’émergence des gaz parmi lesquels domine l’acide carbonique ; de colorer le sol sur lequel elles coulent, et les bassins servant à les recueillir, d’une couche d’hydrate d’oxyde de fer imprégné presque toujours d’arsenic, (i’est dans cette contrée que l’on trouve les eaux les plus aptes à fournir des dépôts de carbonate de chaux : telles sont celles de Saint-Allyre, de Saint-Nectaire et de Gimeaux, qui ont reçu pour cela le nom à.incruHtantes.
La proportion des principes qui les minéralisent est très variable : faible dans les eaux du Mont-Dore, elle atteint jusqu’à 5 et 6 grammes par litre dans beaucoup d’autres.
Les sources de l’Auvergne appartiennent le plus souvent aux particuliers, quelquefois au département, et jamais à l’État. Le morcellement y est très fréquent : telle station qui comprend six, huit ou dix sources, par exemple, est divisée en autant de propriétaires. Il résulte de cet état de choses que l’aménagement des eaux, borné h des limites pécuniaires généralement restreintes, laisse souvent à désirer.
L’installation la mieux entendue se fait remarquer au Mont-Dore et à Royat, qui sont, le premier, la propriété du département, l’autie, celle de la commune. On cite les établissements de ces deux stations comme réunissant toutes les conditions exigées par la thérapeutique hydro-minérale. Là, en effet, l’eau minérale est appliquée sous toutes ses formes et à toutes les températures.
Il est dilïicile de ne point rattacher à l’Auvergne, sous le point de vue orographique, les sources du bassin de Vichy, bien que celles-ci appartiennent, à proprement parler, au Bourbonnais (Allier). I.eur constitution chimique, leur origine volcanique, la direction souterraine qu’elles paraissent suivre, les lapprochent absolument de celles dont il vient d’être question.
AVAILLES OU ABSAC.
AlJZOX (France, celte ville.
Gard, arrondissement d’Alais). A 10 kilomètres de
Sulfurée cMlcique. Froide. Plusieurs sources.
Acide sulfhydrique libre .
Acide carbonique libre .
Bicarbonate de chaux .
— de magnésie .
Sulfure de calcium .
— de magnésium .
— de sodium .
Sulfate de chaux .
— de magnésie .
~ de soude .
Chlorures alcalins .
Acide silicique, alumine .
Phosphate, oxyde ou sulfure de fer Hyposulfite, matière organique...
Perte . . .
Source DelLos supérieure.
Gram.
indét.
un litre.
Souice Delbo inférieure.
Gram.
indét.
traces
traces
(O. Henry.)
AVAILLES OU ABSAC (France, Charente, arrond. de Confolens) (et non dans le département de la Vienne, comme on le trouve, par erreur, dans V Annuaire).
Chlorurée sodique. Froide.
Le débit des sources est évalué à 16 000 litres par vingt*qualre heures, mais sans qu’il ait été fait de jaugeage précis.
Il y a trois sources, et deux réservoirs ou mares remplies de boues entretenues par deux de ces sources, dites ferrugineuses. La troisième, Fontaine des Célestins, exhale une légère odeur sulfureuse (décomposition des sulfates).
Acide carbonique .
Air atmosphérique riche en azote
Eau : un litre.
/ quantité indét.
Bicarbonate de chaux .
— de magnésie .
Chlorure de sodium .
Sulfate de soude .
— de chaux .
Acide silicique et oxyde de fer, .
Matière organique .
Gram,
traces
Il n’y a point d’établissement thermal.
(O. Henry.)